‹ La genèse de l'idée de temps [microform]Chapitre 8 sur 28 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

lommencer presque avec elle un dialogue^ Une chose n'est réellement passée que quand nous en perdons toute conscience ; pour revenir à la conscience, elle doit redevenir présente. Mais si, en somme, tout est présen^ dans la conscience, si l'image du passe est une sorte d'illusion, si le futur, à son tour

est une simple projection de notre activité présente, comment arrivons-nous a former et à organiser l'idée du temps, avec la distinction de ses parties, et quelle est révolution de cette idée dans la conscience humaine? -L'idée du temps, selon nous

se ramène à un effet de perspective. Nous „,ontre",:^;;rerr premier lieu, que cette perspective n'a pas toujours existe et net pas nécessaire a imori pour l'exerc.ce de la pensée dans sa période de confusion et d'indistinction originaire. Puis, nous essayerons d'expliquer comment s'est form^ee cet e perspective et de suivre le travad de la nature à ses divers degrés : ainsi on suit sur

PnflFACE

un tableau le travail du peintre ; on voit comment, sur une toile plane, il a pu rendre sensible la profonde obscurité d'un bois, ou, au contraire, faire pénétrer et s'épanouir joyeusement dans une pièce un rayon de lumière. La perspective en peinture est une affaire d'art ou d'artifice ; la mémoire aussi est un art : nous montrerons, dans la conception du temps, le plan naturel et inévitable que cet art suit toujours. Pour cela, nous essaierons de faire successivement la part : r de Ijmagination passive et purement "^ reproductrice, gui fournit le cadre immobile du temps, sa forme; 2"" de l'activité motrice et de la volonté, qui, selon nous, fournit le foîid vivant et mouvant de la notion du temps. Les deux éléments réunis constituent 1 Vexpèrience du temos. \

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