‹ La genèse des instincts: étude expérimentaleChapitre 15 sur 65 · LoEB {loc. cit., p · texte numérisé non relu

LoEB {loc. cit., p

2. La lenteur de ces courbures et d'autres considérations semblent le faire croire.

les points symétriques de la surface du corps ont généralement la même structure morphologique et la même constitution chimique^. »

Ainsi Lœb fait passer Tinfluence directrice qui met les animaux en mouvement, des objets du monde aux « agents » physico-chimiques, et comme c'est aux objets que les animaux ont affaire en réalité, il en résulte un système des plus singuliers.

En France, G. Bohn a d'abord adopté complètement cette théorie; il a cru ensuite pouvoir la modifler; et, finalement, y est revenu presque complètement : « Il semble, a-t-il écrit, que je sois de Tavis des « psychologues », d'après lesquels les animaux s'orienteraient par rapport à des objets vus à distance. Il est facile de dissiper ce malentendu apparent; ce qui interviendrait directement pour l'orientation de l'auiinal, ce serait Véclairement des deux yeux ; l'animal prend, en effet, les positions pour lesquelles les éclairements des deux yeux sont égaux ou presque 2. »

Le tropisme a été conçu par Lœb comme un effet direct des « agents » extérieurs, comme un effet qui ne serait pas réglé par le système nerveux; d'ailleurs, il ne pourrait se distinguer des autres réactions que par ce seul caractère; et dès qu'on le lui retire, il devient un réflexe ordinaire. Les variations de Boha> sur ce point ne peuvent donc paraître que fort extraordinaires. Il a cependant écrit successivement que les naturalistes ont jusqu'ici « exagéré l'importance du système nerveux », puisque les tropismes agissent sans lui ; que « les tropismes passent par le système-

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