Périple, 21 et carte 1II des GGM Didot
3. Cf. PSEUDO-ARISTOTE, Mir. ausc. 50; SkyYMNos, v. 374; MezA, Il, PÉRÉEIN SRE ENT SIET
mythique du pays de l’ambre à l’île dont le nom rappelle cette matière. Nous examinerons plus loin la géographie de ce fleuve et des îles situées à son embouchure.
La citadelle fondée par un groupe de Colques est-elle celle de Pola ? Le poète ne cite pas son nom, mais on le trouve dans un fragment de Callimaque conservé par Strabon!. Le maître d’Apollonios parle des Colques établis en Illyrie, près du tombeau d’Harmonia et de Cadmos et qui fondèrent une place forte appelée Polai dans leur langue, c’est-à-dire en grec « les exilés ». Strabon confirme que ces Colques, lancés à la poursuite de Médée, ont échoué dans leur entreprise et se sont condamnés à l’exil. Comme l’allusion à Harmonia changée en serpent semble prouver que Callimaque fut la source d’Apollonios, Schneider en conclut? que les Colques d’Illyrie, d’après les Aitia de Callimaque, sont venus en Adriatique par les deux bras de l’Istros comme dans les Argonautiques. Apollonios aurait done emprunté à son maître non seulement les ciiseis des Colques en Adriatique, mais encore la navigation des Argonautes et de leurs ennemis par l’'Istros. Son opinion est partagée par Geffcken* et, avec quelques restrictions, par Jessen‘ et Pfeiffer : ces deux derniers pensent en effet que, dans les Aitia, les Argonautes reviennent par le Bosphore, mais ils admettent qu’une partie des Colques les poursuit par l’Istros et l’Adriatique. On à vu plus haut pour quelles raisons tirées des scolies d’Apollonios, du texte de Strabon et d’un fragment de Callimaque commenté par Nicole, ces théories nous sem-
1. Frg. 104 Schneider = SrraAB., 38, 35 sqq. et 179, 42. Cf. MELA, II, 3:
Pola quondam a Colchis, ut ferunt, inhabitata. Pola aurait été citée par Timée d’après Lycopnron, 1022 (pe WicamowiTz, Hell. D,, II, 169,