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dépassent le long cap de Tisaïé, le cap Sépias, l’île Skiathos, Peirésiai, Magnésa et débarquent près du tombeau de Dolops, arrêtés par un vent contraire.
Le nom de mer Egée inconnu d’'Homère, est couramment employé à partir du v° siècle.
Le cap Tisaié n’est cité que par Valerius Flaccus d’après Apollonios, mais Skylax mentionne le port de Tisai’. Le scoliaste connaît trois caps de ce nom, situés en Thessalie, en Magnésie et en Thesprotie. Il s’agit évidemment de celui de Magnésie, à la sortie du golfe de Pagasai et à l’extrémité occidentale de la presqu'île de Trikeri, qui forme un immense crochet.
Après avoir suivi cette presqu'île, les héros passent entre le cap Sépias et l’île Skiathos. Le cap Sépias forme donc la pointe sud-est de la presqu'île de Magnésie (aujourd'hui Aio Ghiorgi ou Hagios Dimitrios). Cité notamment par Hérodote et Euripide’, il était célèbre par une violente tempête qui détruisit une partie de la flotte de Xerxès et comme séjour préféré de Thétis et des Néréides.
L'île de Skiathos, située en face, n’était pas très éloignée de l’Eubée et du cap Artemision. Hérodote la cite en même temps que le cap Sépias et la ville de Magnésie.
La mention de Péirésiai est difficile à expliquer. D’après le catalogue des Argonautes, cette ville, patrie d’Astérion, est située près du Mont Phylléios, au confluent de l’Apidanos et de l’Enipeus, affluents du Pénée‘. Elle se trouve done à l’intérieur de la Thessalie, loin de la mer, et les Argonautes ne peuvent l’apercevoir après avoir doublé le cap Sépias. D’après Etienne de Byzance, Peirasié ou Peirésié est le
l'AESGH.,,.49.; 659: "Enr VII NS TAUC, 1 98 etc ARE A NeS LS IV, 771 sq.
XV. FL, II, 7; Skvz.; 65; Mont Tisaion dans Por, IX, 42. Cf. BursiIaANn, I, 100.
3. Hpt., VII, 183, 186, 188, 190, 191, 195; VIII, 66; EUR., Andr.,
nom récent de l’Astérion homérique! et Apollonios, en faisant de Peirésiai la patrie de l’Argonaute Astérion, éponyme de la ville homérique, accepte cette identification. Elle est très vraisemblable, car l’Astérion de l’Iliade, citée en même temps qu'Orménion, la fontaine Hypéréia et le Mont Titanos, ne se trouve pas sur la côte. Ce serait l’actuelle Vloko.
La Peirésiai que les Argonautes voient de la mer n’est donc pas l’Astérion homérique ni la patrie de l’Argonaute ainsi nommé. Si Apollonios n’a pas commis une erreur grave, ce doit être une ville située sur la côte orientale de Thessalie, au nord du Cap Sépias. Le scoliaste d’Apollonios et Etienne de Byzance mentionnent une ville de ce nom en Magnésie? : mais comme ils s’inspirent sans doute d’Apollonios, leur témoignage n’a pas une valeur décisive. Il est donc probable que le poète s’est trompé, à moins que cette Peirésiai voisine de la mer ne soit citée dans l’Hymne Homérique à Apollon Délien:.
Magnésa est une forme particulière à Apollonios. Ce nom désigne-t-il la presqu'île de Magnésie ou une ville de ce nom située sur cette presqu'île ? Le poète s'exprime ainsi:
guiveto Ô eivañin Zxtxdoc, paivoyro Ô’émawbey [aupeorai Mayvnot 0” Ürebdioc nelpouo &axth «ai Tuu6oc Aokomnroct.
De La Ville de Mirmont traduit : « Sciathos, que la mer entoure, apparaissait, et au loin Peirésies et Magnésa et le tranquille rivage du continent et le tombeau de Dolops »; mais il ajoute au texte d’Apollonios une conjonction qui ne $’y trouve pas. Ce détail a son importance, car l’énu mération ci-dessus se trouve modifiée. D’après le traduc