Op. cil., III
Ht.
LE VOYAGE DES ARGONAUTES : L ALLER
d'Apollonios^ : comme la limite normale entre les deux peuples est le Sangarios, il est visible que l'Hypios coule à l'est de ce fleuve et à l'ouest d'Héraclée. Cité avant les Argonautiques par le pseudo-Skylax, il est signalé par les géographes postérieurs^ Skylax en fait la limite de la Bithynie et de la Mariandynie, comme Apollonios dans le passage indiqué plus haut. Le poète parle de son cours profond et des vallées humides qu'il arrose^ Le scoliaste mentionne une ville et des montagnes du même nom. Sur les identifications modernes, les opinions varient. Tournefort écrit : « La rivière d'Anaplia, suivant la description d'Arrien, doit être celle qu'il a nommée Hypius, puisqu'il ne s'en trouve aucune autre jusqu'à Héraclée* ». VonDiest, Vital Cuinet, Forbiger, Besnier l'identifient avec le fleuve appelé BenyukMelentchaï,Kutschuk Milan tchaï, Kara-sou ou Milan-sou^.
Au delà de l'Hypios, les héros atteignent les environs d'Héraclée, que le poète décrit avec plus de détails parce qu'ils sont, comme Cyzique, le théâtre d'événements importants : la réception des Argonautes par le roi Lycos, la mort d'Idmon et de Tiphys.
Le long de la côte, les héros dépassent le cours du Lycos et le lac Anthémoeisis, puis arrivent « au port du cap Achérousis » où ils débarquent. L'auteur ajoute quelques renseignements topographiques sur le port qui sera celui d'Héraclée.
« Ce cap se dresse, avec des falaises à pic, face à la mer de Bithynie; à sa base sont enracinés des rochers lisses, baignés par la mer; autour d'eux le flot déferle avec un fort mugissement; en haut, sur le sommet, ont poussé de larges platanes. De ce