‹ La géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes [microform], Thèse principaleChapitre 15 sur 279 · II, 494, etc.; A. Rh., II · texte numérisé non relu

II, 494, etc.; A. Rh., II

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Les Aones étant cités parmi les plus anciens habitants du pays, les poètes alexandrins ont recherché, par souci d'archaïsme, les mots Aonie et Aonien^ Les Hyantes sont les habitants primitifs de la Béotie chassés par les Cadméens^ : le terme Hyantien est donc une épithète rare et savante pour Béotien. L'expression Cadméens remonte à Homère^ Dans une digression mythologique, Apollonios parle de ïhébé Ogygienne et d'une source d'Ares gardée par le dragon que tua Cadmos. Il rappelle aussi la construction des murs de Thèbes par Amphion et Zéthos*. L'épithète d'Ogygienne est un emprunt aux tragiques^. La source d'Ares, voisine de la porte Ogygienne, coulait au sud-ouest de la Cadmée; plus connue sous le nom de Dirké, elle est appelée aujourd'hui Paraporti^

Dans un autre passage mythologique, l'auteur nomme parmi les lieux consacrés au culte de Poséidon « le bois sacré de l'Hyantienne Onchestos' ». Cette ville, citée dans le catalogue de V Iliade et célèbre par son sanctuaire de Poséidon Hippios, se trouvait au sud du lac Copaïs, à 15 stades à l'ouest du Mont Phikion^.

C'est en Béotie que le poète place la ville fameuse d'Orchoménos « voisine des Cadméens », la patrie d'Athamas et de Phrixos, fondée par le Thessalien Minyas venu d'Iolcos®. Le poète l'appelle soit Orchoménos, soit « la ville d'Orchoménos, fils de Minyas^^. Homère citait déjà « Or-

1. A. Rh., m, 1178, 1185; Call., H. IV, 75; Lycophr., 1029; MoscH., IV, 37. Cf. Strab.,344, 40-

2. A. Rh., III, 1242; Strab., 345, 5; 363, 38. Cf. Bursian, op. cit., , I, 126.

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