‹ La géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes [microform], Thèse principaleChapitre 189 sur 279 · Scol. Ap. Rh., IV · texte numérisé non relu

Scol. Ap. Rh., IV

7. Scol. IV, 259, où il faut corriger t6v [xèv Oàoiv en "larpov [xév cpY]oiv (Partsch p. 9), ou tov "loTpov cpy]oiv (Mueller, FHG, IV, 519), ou Tov (xèv.Oàotv... TOV Se "laTpov ^Schwartz, cf. Jacoby, FGrH, I, p.U n.).

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L ISTROS

groupes dont l'un arrive au fond de l'Adriatique par l'Istros, comme le supposent Schneider et Pfeiffer^, il faut admettre que Callimaque partage sur la géographie du fleuve les idées de Skylax et d 'Aristote. Mais l'itinéraire des Colques et des Argonautes dans les Aitia reste mystérieux.

D'après Strabon, la division de l'Istros en deux bras qui se jettent dans le Pont et l'Adriatique se retrouve chez Eratosthène et Hipparque-, donc après Apollonios. Il est vrai que certains érudits hésitent à imputer une erreur pareille à Eratosthène=^, mais le rapprochement avec les auteurs cités plus haut montre qu'elle n'a rien d'invraisemblable et que le témoignage de Strabon mérite créance^

Si étrange que nous paraisse l'idée d'Apollonios, on voit qu'elle était généralement admise à son époque. Il ne faut donc pas la mettre au nombre des « erreurs géographiques les plus monstrueuses » que Couat reproche au poète^ : elle correspond à la science très incomplète de son temps.

D'ailleurs Strabon et Diodore de Sicile expliquent l'origine de cette tradition : au fond de l'Adriatique, dans la presqu'île appelée encore aujourd'hui l'Istrie, les Grecs connaissaient le peuple des Istriens, cité déjà par Hécatée«, et un cours d'eau nommé Istros, qu'ils regardèrent comme un bras du grand fleuve parce qu'il portait le même nom.

En outre, la circumnavigation de la Grèce et la traversée de l'Océan étant un élément traditionnel et important de la légende argonautique, les écrivains ont essayé de le conserver en l'adaptant à une géographie plus récente : ils ont ainsi remplacé l'Océan par l'Istros'. Enfin comme on

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