H. N., V, 9; A. Rh., IV
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sostris et aux villes fondées par lui semblent inspirées d'Hérodote^ A propos du Xil, le poète parle de ses sept bouches et de ses crues qui fertilisent le pays : originaire d'Alexandrie, il devait être renseigné personnellement sur ce fleuve.
Dans une digression mythologique, le poète affirme que le géant Typhaon, blessé par la foudre de Zeus sur les pentes du Caucase, « vint aux monts et à la plaine de Kysa, où maintenant encore il gît englouti par les eaux du lac Serbonis'* )>. Cette lagune, appelée parfois Sirbonis ou Sirbonitis (aujourd'hui Sebkhat-Barduil selon Besnier) est située à Test du delta du Nil, sur la côte de la Méditerranée Hérodote, qui Ta citée avant Apollonios^, déclare que, d'après la légende. Typhon s'y cacha. Apollonios est, semble-t-il, le seul écrivain qui place Nysa près de ce lac. On connaît plusieurs villes ou montaiines de ce nom, toutes célèbres par le culte de Dionysos, en Thrace, en Macédoine, en Thessalie, en Béotie, en Eubée, en Phocide, à Naxos, en Carie, en Cilicie, en Lydie, en Inde*. Le voisinage du lac Serbonis permet de croire qu'Apollonios fait allusion à la ville de Libye, qu'Hérodote place « au delà de l'Egypte, en Ethiopie^ »; mais il y a loin du lac Serbonis à l'Ethiopie et le poète a confondu les régions situées au nord- est et au sud-est de l'Egypte. Habitant Alexandrie, il pouvait cependant se renseigner et éviter mie erreur aussi grave : il la doit sans doute à un Hymne Homérique d'après lequel Nysa, consacrée à Dionysos, se trouve « loin de la Phénicie, près des eaux de l'Aigyptos* ».