Cf. Preller-Robert, II, 426 sqq
LA PROPONTmE ET CYZIQUl
Deilochos auxPélasgesDoUons.C.EobertM'abien vu, on n'a aucune raison de supprimer à la fin de la scoUe les mots « comme le dit Deilochos », ainsi que le proposait Knaack^ Après cet épisode, Apollonios tenant compte des traditions relatives à im combat entre Argonautes et Dolions, raconte cet événement d'une manière assez inattendue. Les Argonautes quittent Cyzique et naviguent une journée entière à la voile lorsque le vent change dans la soirée et les ramène en arrière. En pleine nuit, ils abordent sans le savoir dans la presqu'île de Cyzique et attachent leur navire à une pierre appelée depuis « Pierre Sacrée ». Mais les DoUons, qui étaient souvent en guerre avec les Macriens, se croient attaqués et engagent la bataille. Au cours du combat, Jason tue Kyzikos, tandis que plusieurs autres guerriers sont tués par des compagnons de Jason. On voit comment la chronique locale de Cyzique a conciUé la vieille tradition d'Ephoros, qui nous montre les DoUons ennemis des Argonautes, avec la version plus récente d'après laquelle ils les accueillent amicalement : le combat s'est engagé par suite d'une méprise, en pleine nuit. Les DoUons ne sont plus des Pelasges ennemis des ThessaUens, comme chez Ephoros; le poète distingue les DoUons, qu'il considère comme des ThessaUens, et leurs ennemis les Macriens, qui sont des Pelasges^ D'après le scoUaste, ces Pelasges ne viennent pas du nord de la Grèce, mais de l'Eabée, appelée anciennement Macris, d'où leur nom de Macriens ouMacrones^ D'après les Argonautiques, Kyzikos est tué par Jason et selon d'autres par les Dioscures^ Le poète suit probablement la version de Deilochos ou de Néanthès, historiens de Cyzique. Parmi les DoUons tués par les Argonautes, il cite Téléclès, Mégabrontès, Sphodris, Zélys, Géphyros, Basileus,