‹ La geógraphie médicaleChapitre 123 sur 233 · GALE, ACARUS ET SARCOPTES · texte numérisé non relu

GALE, ACARUS ET SARCOPTES

Histoire. — Je n'ai pas à insister ici sur cette maladie bien connue. Sa nature parasitaire ne se discute plus et Devergie fut le seul représentant de l’antique croyance à la gale dans le sang. Je ne devrais pas dire : antique croyance, car Mégnin à trouvé à la bibliothèque nationale (n° 1028, folio 169, recto) une traduction allemande d’un manuserit d'Averroës (xu* siècle)où l’auteur dit, à propos de la gale : « Si on soulève l’épiderme sur quelques points, « on trouve un petit animal très difficile à voir. Les graines de « carthame et d’orlie détruisent ces animaux; on en fait un « onguent avec de l’huile d'amandes amères ou*de lhuile de « ricin, et on oint les parties malades. » Averroès connaissait donc la nature parasitaire de la gale et son traitement. On se demande, par exemple, pourquoi il ajoutait un traitement interne dont une partie serait peu applicable à l'hôpital Saint-Louis : «se nourrir de perdrix et de pain fermenté ! »

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