INFLUENCE DE LA STRUCTURE GÉOLOGIQUE
Le relief superficiel est essentiellement découpé dans les roches solides pré-Cambriennes et son caractère glaciaire dominant est grandement r.odifié par les particularités de structure de ces roches. Cette influence de la structure géologique sur la sculpture par érosion, quoique se manifestant partout, est plus remarquable dans les formations sédimentaires Huroniennes. Lorsqu'on traverse un terrain Huronien, comme par exemple en ailant du lac Duncan à la branche ouest, ou le long de la frontière méridionale du township de Shillington, on rencontre au nord et au sud une succession d'arêtes asymétriques, dont les Aancs occidentaux sont rocheux et abruptes, tandis que leurs flancs orientaux se développent en pentes douces bien boisées. Ces arêtes se succèdent lune à l'autre avec grande régularité: les vallées intermédiaires sont étroites et marécageuses, ou contiennent des creeks. La branche ouest, sur une distance de quelques milles dans Ja direction du nord, à partir de l'endroit où elle reçoit le creek Wapus, occupe une série de ces vallées dont le manque de symétrie est bien démontré par les berges de la rivière, abruptes à l’est, et disposées en entablements à l’ouest. Les arêtes ainsi disposées sont simplement des masses inclinées des strates Huroniennes, dont le plongement coïncide avec la pente plus douce et la détermine ; la pente abrupte offre les mêmes couches dans la coupe transversale. Une succession de ces blocs monoclinaux exhibe un arrangement semblable à celui des bardeaux se chevauchant d'un toit.
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Presque toutes les collines dominantes ont cette structure. La montagne Maple, de beaucoup la plus cons lérable d ÉTÉ ERE est une énorme chaîne d'élévations orientées nord et sud qui s étend 2 milles, à travers les townships de Whitson
sur une étendue de 12 et de Rorke, et domine le lac Anvil de 950 à 1,000 pieds. Les
strates qui la composent plongent d'environ 259 0. de sorte que Cest de ce coté qu’elle est le moins accidentée. >urwash décrit le Mont Sinclair comme étant une arête de 1,000 pieds d'altitude, orientée nord et sud, et se terminant vers le «ù par un escarpement. Une arête en évidence de même aspect, à l'extrémité nord du lac Duncan, a une hauteur de 100 pieds et se prolonge vers le nord-est sur une distance de plusieurs milles. Son flanc occidental est rocheux et perpendiculaire par endroits, tandis que sa rampe orientale n'excède pas 18 degrés et concorde en inclinaison avec les
couches Huroniennes sousjacentes,
4 ’ H N " il 1 .
Fig. 1. Coupe verticale à travers! arîte huronienne, au nord du lac Duncan. Du haut de la plus grande éminence, l'œil embrasse un quart uperficie que représente la carte attachée à ce mémoire, et
de la supe e.
découvre au nord-ouest un nombre inaccoutumé de hautes collines
à sommets plats, parmi lesquelles le Mont Sinclan
ja! aes tahulaires de nlusie Les nappes de diabase—grandes masses tabulaires de plusieurs
R SR s d'étendue en :argeur et de plusieurs
nt
centaines de pieds en
pes de reposent interstratifiées avec les couches Huroniennes, ont aussi exercé une grande influence sur la configuration de la surface. La diabase offre plus de résistance à l’érosion que les matériaux sédimentaires et demeure ordinairement haut dressée.
} 75 -arz | ü allo re ce >Q Dans le township de Willet et vers le nord, où elle repose presque
à plat, la nappe a été dé hiquetée en collines irrégulières, formées par endroits d'un épais chapeau de diabase que soutient une large base de quartzite, Ailleurs, les Näppes sont plus où moins imbriquées, de telle sorte qu'au lieu d'une large surface, c'est une arête qui s'élève et c'est ninsi que les sirics de crêtes se produisent, Ces arêtes sont accentuces par des tranchées marginales creusées dans les couches Huroniennes qui, à leur contact avec la diabase, sont disloquées et facilement érodées, Ces tranchées latérales recolvont les Petits etangs ot los crecks que lon ol serve si souvent le long du contact diabase-Huronien. Le fiers inférieur du lac Duncan repose dans une de ces tranchées et les baies étroites qui font saillie vers le nom et le sud, en dehors de leur expansion médiane, trouvent un lit préparé de Ta même manière. Le lae Gowganda offre un meilleur e\emple encore de cette disposition et cela à un degré variable de perfection, Ses bras nord-ouest et nord-est suivent constamment les Lords de la lisière de diabase, Sur la rive sud du corps principal du lac, à l'ouest de la grande |
île, il existe trois petites baies encloses par le relief du terrain. et
s'élongeant en ligne droite le long du contact entre Ja diabase et FHuronien, de facon à indiquer indubitablement une tendance à former un troisième bras de faible développement, plus où moins parallèle aux deux autres,