‹ La géologie de la division minière de Gowganda [microforme]Chapitre 12 sur 38 · INFLUENCE DE L'ENVELOPPE DU SOL · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE L'ENVELOPPE DU SOL

L'enveloppe du sol qui consiste dans une grande proportion en sables et graviers glaciaires, que recouvre une mince couche de Moississures végétales, varie en profondeur dans le différentes parties de la superficie, et masque par conséquent plus ou moins la topographie de la surface de la roche sousjacente. Là où cette enveloppe est suffisamment épaisse pour cacher entièrement le fond rocheux, la région prend une apparence doucement onduleuse ou même d'uniformité de niveau, bien remarquablement différente des formes mamelonnées qui caractérisent la surface du roc solide, Ce contraste s'observe bien du haut de l’arête Huronienne qui s'élève à l'extrémité nord du lne Duncan. On voit, d2 cette élévation, une plaine sablonneuse unie, d’une “tendue de plusieurs milles carrés à l'ouest et au sud-ouest, et au delà, une succession de buttes ressemblant à des monadnocks d'une hauteur de 200 à 500 pieds. De semblables plaines sablonneuses se présentent à l’est du lac Cap, dans le township de Morel, dans la partie septentrionale du township de Farr, et sur une échelle un peu plus gra: de, dans les townships de Corkill et de Lawson.

Dans ce dernier township, celui de Charon et aussi au sud du township de Leonard, où l'épaisseur du sable glaciaire est d'au moins 100 pieds, la surface offre des ondulations irrégulières, et des marmites de géants aux parois escarpées, que l’on croit avoir été causées par la fonte d'énormes blocs de glace de l’époque glaciaire, la percent fréquemment. La plupart de ces marmites de géants sont à sec: quelques-unes contiennent de petites mares sans débouché visible, Partout où des cours d’eau traversent ces aires, ils creusent leurs couloirs en forme de cañons, comme celui de la rivière Montréal en aval de la chute Indian. Les arêtes originaires de faible dimension, que l'on remarque au sud du township de Shillington et dans le township de Corkill, sont bien conservées,

Les muskegs des lucalités maigrement pourvues de terre végétale, quoiqu'ils soient rarement d’une grande étendue, constitue: t des traits caractéristiques. Le, fond en est formé d’une terre

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humide et noire et ils ont pour cause, dans un grand nombre de cas au moins, l'obatruction des bassins des lacs par des matières sédimentaires. Souvent persiste un vestige d’un ancien lac, sous la forme d’un étang boueux de peu de profondeur. Les muskegs doivent à la manière dont ils se forment que leu.- surfaces soient presqu'aussi unies que celle du lac originaire et rarement d'un niveau plus élevé que de quelques pieds,

Egouttement.

Comme toutes les autres parties de la région Précambrienne, le district de la rivière Montréal parait contenir une énorme quantité d'eaux dormantes c'est-à-dire, qui attendent leur écoulement. Ces eaux s'accumulent en lacs souvent de grande dimension et assez nombreux pour offrir au canot des routes donnant accès à toutes les localités du district. Mais cette abondance apparente des eaux n'indique pas une grande abondance correspondante des pluies, car l’épaisse couverture du sol superficiel qui, dans la plutes de pluie à la

part des régions, absorbe et dissimule les tom manière d’une éponge, est ici parcimonieusement distribuée et par endroits seulement. Il s'ensuit que l'eau demeure exposée à découvert dans les dépressions d'une surface imperméable presque dénudée, sur la plus grande étendue du pays. Des centaines de lacs sont nés de cette situation. Les cours d’eau alimentés par le débordement des nappes liquides doivent, pour se frayer un chemin à travers un fond rocheux in‘gal,

propres à leur servir de canaux, et ils n'ont pas en conséquence

iser toutes les inégalités

l'uniformité des cours d’eau ordinaires. En règle générale, ils n’offrent que de simples successions d'expansions de lacs, extrémement diversifiées sous le rapport de la conformation et de dimen-

sions, et qui alternent avec de brefs resserrements l'on observe d

es cascades.

ordinairement des rapides et A certains endroits où le fond rocheux est profondément ense-

veli sous les débris glaciaires, dominent des conditions plus nor-

males d'égouttement. Les lacs apparaissent moins fréquemiment et

les ours d'eau offrent des canaux sinueux d'une largeur et d'une

pente uniformes, qui empéchent les expansions iles lacs et les chutes, dans une grande mesure. Les sources deviennent alors une importante base d'alimentation pour les petits ruisseaux et les

creeks.

EN

4 COMMISSION GEOLOGIQUE, CANADA

Naturellement, là où le sol superficiel s'amneit, il y a transition d'un état de choses à l'autre,

Les lacs qui recoivent une faible alimentation contiennent une au remarquablement Fimpide, Cette eau à partout une couleur brune que lui donnent les matières ofLatiques, particulièrement dans les crecks issus des murai ‘qui sont eux-mémes d'une couleur plus foncée que les cours d'eau plus grands, La quantits des matières solides transportées est excessivement faible: les amas qui les fournissent, limités en très grande partie aux dépôts ga cures, Ne sont pas considérables, et même ce qu'ils en abandonnent tombe bientôt dans les e\panstons des lacs pour sVaceumuler, On voit un exemple frappant de ce phénomène sur la branche Est, près de Ja fronticre sud du township de Morel, où un petit crevk venant de Fouest à construit avec son alluvion un delta en fornu de langue, à mi-chemin en travers du cours d'eau plus grand, qui n'a pas assez de courant pour enlever ce Timon d'une excessive finesse,

Comme limplique son nom, le distriet de la rivière Montrial est associe par cette unique rivière, A partir d'une courte dis tance du Fort Matachewan, le cours d' au principal poursuit direc-

tement sa route jusqu'à Latehford, puis dévie à nnglos droits sur

une distance de quelques milles pour en revenir à «a direction pre mière, qu'il conserve jusqu'au lac Finn sming. Les déviations us faibles, près de la chute Indian et du le Mountain, n'ont in pPortan: 6. Il n'est pas facile de se Te ndre compte sur le Î tr } +

icatre de cette dernière déviation, pPourquot le cours direct di l'eau n'est pas maintenu, car lobstruetion qui v existe parait

bien minime pour changer la direction même du con int affaibli

que laisse apper le Ie Mountain. Des fourches, Jusqu'à l'entrée du creek Sydney, en aval, le courant est vif, sinu.nx et entravé par de légers rapides, mais, à partir de ce dernier endroit, il serpente tranquillement à travers une vallée remplie de sable. Le

fond rocheux sousjacent ne forme o! struction qu'à la chute Indian,

OU a rititre tombe de 3 pieds sur un lit de gneise. La chute Mountain, les rapides Flat et les raides Pork paraissent être

1 1 } 11 Causes par de: InUiatiIons de œros CATTIONX,

Le couloir remarquablement droit à partir de Latchford, en

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Montréal recoit du nord-est quelques ruissenn insignilants; du

sud-ouest lui Viennent tous ses tribuita inportants:; Îa rivicre Ladv Evelvn, les ereeks Spring, Bear et Svdney et les branches

Eat et Ouest,

Un court examen de ln cart que tous ces gran affluents, sauf à quelques endroits, + iractéritiques de la plénéplaine rocheuse qu'ils traversent, Chacun constitue une chain 43 ñ ,!

d expansions de ui ti rregu'atrit tours, QUI éco lent lun dans laut, Lans des couloirs resserrés, remplis de “ . g'asi ct lérat rapides et de chute La brar e Ouest es à plu- considérable, étant d'un volume un peu plus grand e ja brai Est. Je

A1 rincipal point de réunion de ses eaux se tr ins l'Algoma, elle est devenu Hi puissant irs d'eau à son entrée dan { lac Pigeon, mais elle recoit des additions importantes du creek

Wapus et du lne Duncan. Le ruisseau qui se déverse à l'extrémité

nerd du fae Duncan poursuit un cours sinueux et rapide à travers une plain mneuse, dont il enlève de grandes quantités de sable qu'il transporte et à son érHbou ré [l n'est pas nas gable, quoique d° urne nsidlera Le creek Wapus, au ontraire, est UT re d'eau lent et large, en remontant jusqu’à | te « itä A “hips de Fri et a P t, I esTtIT Û es 012 ét à peine L } t extrelne Q itt au nord la courbe Great Northe - 1 ral ee Ours I = ail: e 40 pieds en tombant «ans le lac Matarhewar La branche FE: £ ti nt dans de ter, je i j x ) € J sit s s presque tout son 1 1rS st it {; 7 : r re = rente a . ent a tra ° s > te *0n cours, Si ce = sta i ne ) ire Ï I ‘ Ê < F t Qu un «4 affluent = Us ét. ä Hangine- Stons Le creek Nvdr st : net il Est, mais i luit les ect: 1l'est ü x : : É

des sources. Un creek tributaire, qui pénètre dans la baie orientale du lac Long Point, tire presque tout son approvisionnement d’eau de sources, dont la plus grande permet le flottage des canots. La branche Calcite Creek est alimentée de la même manière ; elle reçoit un ruisseau qui jaillit, à l'instar d’une source, directement de dessous une chaîne de monticules de gravier, dans angle nordouest du township Corkill. Les divers affluents de la branche nord du cereek Bear sont des creeks sinueux, mais la branche-sud est formée des expansions de lacs et de chutes ordinaires. Les jacs Bear, dans lesquels naît la branche sud, ont la même limpidité que le Smoothwater. Le creek Spring est d'un volume iusignifiant, mais il fournit une route convenable vers le district de Maple Mountain.

La rivière Lady Evelyn, qui suit en importance la branche Est, est surtout remarquable par ses grands lacs et ses chutes, dont le nombre et la hauteur dépassent l’ordinaire. La chute Helen a une hauteur de 80 pieds. Dans le township de MeGiffin, la rivière se partage en deux branches qui sont l’une et l’autre navigables jusqu’à leurs sources,

La rivière Montréal est navigable pour de petits navires à vapeur qui peuvent la remonter jusqu’à la chute Indian, mais ses eaux ne sont praticables au-delà que pour les canots et les yachts. On atteint la contrée située en dehors des principaux tributaires, par le moyen de petits affluents au cours lent et pourvus d’écluses naturelles. Parfois, un insignifiant écoulement d’eau—tel le creek auquel donne naissance le lac Zigzag—offre sur des distances de plusieurs milles une bonne route au canot. Les nombreuses chutes et les rapides des plus grands cours d'eau développert une énergie hydraulique considirable, plus particulièrement à la chute Indian. à la courbe Great Northern, et aux chutes Mattawapika. La rivière Montréal est bien adaptée au transport des billes de bois, — Pexploitation forestière prend au moins le deuxième rang par ordre d'importance, après l'industrie minière, —mais les tributaires ne peuvent à proprement parler être utilisés pour ce transport.

Forêts.

A l'exception des aires ravagéces par les incendies et des muskegs, la contrée entière est couverte de forêts toujours vertes et, dans une moindre mesure, d'arbres décidus. La rareté domi-

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nante de la terre végétale semble moins porter obstacle à la végétation forest "ère que l'humidité excessive, car une surface rocheuse virtuel! ancut nue cwpportera des pins gris et des épinettes de mo. nne taille, mais ‘:s muskegs sont soit dépourvus d'arbres ou porten: de: épinettes rabougries et des tamaracs très disséminés, les seuis: esnèces qui paraissent capables d’exister en de pareils endroits. La veguiv'ion forestière qui a le plus de valeur croît dans les districts sablonneux, tels que les townships de Chown et de Mickle, mais une épaisse végétation couvre toutes les parties de la contrée où il existe quelques pieds de sol végétal, particulièiement à proximité des cours d'eau.

Le pin blanc est l'essence la plus précieuse, mais, quoique certains individus atteignent un diamètre de 20 à 40 pouces, ils sont trop épars pour qu'ils vaille d’en faire la recherche. La variété rouge est beaucoup plus abondante, Elle se développe le mieux dans les parties sablonneuses des townships de Chown, de Mickle, de «lames et des townships voisins de ceux-ci, où elle forme des forêts d’une étendue considérable, dans lesquelles certains arbres sont de haute futaie et acquièrent un diamètre de 8 à 20 pouces. La route charretière de Gowganda à EIk Lake traverse les meilleurs parties de cette superficie. Le pin gris et l'épinette se montrent partout; le cèdre, le tamarae et le baumier existent en moindre quantité et ne paraissent nulle part en grande abondance. Le peuplier, le bouleau blanc et le bouleau jaune sont les arbres décidus que l’on remarque le plus communément dispersés par le district entier, et quelques érables francs se rencontrent en quelques endroits. On dit que la montagne Maple tire son nom des spécimens de ces arbres qui y croissaient et on en a observé de magnifiques bouquets au sud-ouest du lac Pigeon.

Un grand chantier de bûcherons qu’exploite la Booth Lumber Company d'Ottawa est maintenant établi à Elk Lake, à peu de distance plus haut que le village, et les opérations de l’industrie forestière se poursuivent le long de la rive-est de la rivière, jusqu’à la chute Indian en amont. La contrée, à l’ouest, cependant, forme partie de la réserve forestière de Timagami. Durant les mois d’été, elle est sous la surveillance d’une équipe organisée dans un but de protection contre l'incendie; en dépit de la vigilance de cette équipe, cependant, de grandes étendues ont été dévastées par l'incendie, depuis l'arrivée récente des prospecteurs. Certaines

parties de la contrée située à proximité des lacs Miller, Gowganda et Nest sont maintenant tellement encombrées par les arbres tombés à demi consumés, que le progrès y est des plu: difficile. Une splendide forêt de pin rouge a ét antantie près du lac Long Point, par un incendie qui l’a traversée en juin 1909, et qui en a laissé les arbres encore debout privés de feuilles En moins de six semaines, elle a été tellement infestée d'insectes perforants, qu’à toute heure du jour on pouvait voir tomber de Pair une fine poussière de bois qu'accompagnait le bruit distinct du rongement de ces insectes à l’œuvre. La quantité du bois qui a été détruit, dans cette localité seule, excède celle de tout le bois que l’on a employé dans le district entier.

Les animaux sauvages sont encore en assez grand nombre. L'orignal, le cerf de Virginie et parfois un ours noir se sont trouvés sur le passage de notre mission. Les digues de castor sont très communes, mais ces rongeurs eux-mêmes paraissent rarement durant le jour. L'abondance du brochet et du brocheton constitue une ressource alimentaire de la plus grande importance. La truite des lacs se pêche dans les lacs Bear, à Smoothwater et dans quelques-uns de: lacs situés près du Mont Sinclair.

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