‹ La géologie de la division minière de Gowganda [microforme]Chapitre 35 sur 38 · RELATIONS D'ÂGE · texte numérisé non relu

RELATIONS D'ÂGE

Sir W. E, Logan a exploré le lac Timiskaming en 1845; il a remarqué l'existence des roches sédimentaires et d'une formation gneissique plus ancienne, et il a appliqué à cette dernière l'appellation “ Laurentienne ”. L'expression Huronien n'a été adoptée comme terme g‘ologique qu'en 1885, A cette époque on n’a pas reconnu la nature ignée de la formation Laurentienne, On l'a considérée comme la plus ancienne des formations pré-C'ambriennes et la source des matériaux constituant ce que l'on a alors appelé l'Huronien, mais que l’on subdivise maintenant en formation Keewatinienne et en formation Huronienne. Son caractère intrusif daps l’ouest de l'Ontario a été établi vers 1855 par Lawson, et le nom de Keewatinien a ét: donné à l'easemble complexe schisteux qui en subissait l'intrusion.

Ces relations étaient connues en 1892, quand A. E. Barlow commença ‘examen d'une superîcie de 7,000 milles carrés dans la région du Timiskaming. (Ce géologue établit pour la moitié nord du district les mêmes relations intrusives des granits et des gneiss avec les formations pré-Cambriennes adjacentes, que celles découvertes par Lawson. Il a aussi observé, comme Logan l'avait fait ant'rieurement, qu'une partie de ces dernières formations surmonte le granit et en dérive, Néanmoins, tous les shistes et sédiments pré-Cambriens ont été cartographiés comme Hurouien: et les granits et gneiss comme Laurentiens, la seule subeivisin additionnelle consistant en une distinction de la diabase n «t- Huronienne. Barlow poursuivit un autre travail dans ce disurict

et sépara son groupe Huronien plus ancien, en un ensemble schis-

smseramanghueret

ne

teux complexe keewatinien antérieur au Laurentien, et en une série huronienne d’origine plus récente.

En 1905, W.-G. Miller a examiné en détail le district de Cobalt, faible portion de la superficie explorée par Barlow, et en a défini la succession géologique telle qu’elle est aujourd'hui acceptée. Il a constaté que la série inférieure Huronnienne est partagée, par discordance, en une série inférieure et une série supérieure auxquelles les noms de série Cobalt et série Lorraine furent donnés. Il les a considérées comme appartenant à la période de l'Huronien inférieur et médian, ou à l’Huronien médian et supérieur au cas où l’on découvrirait une série sédimentaire plus ancienne, dont il existe des traces.

Dans ce mémoire, on applique l'appellation Laurentien à tous les granites batholitiques ou gneiss de la superficie cartograph: + Keewatinien à tous les schistes qui en subissent l’intrusi: emploi du mot Keewatinien est fondé sur les faits que 1 -s ainsi désignés sont composés de matériaux volcaniques et « .e formation ferrifère comme les roches Keewatiniennes de la région du lac Supérieur, que leurs relations avee les batholites intrusi‘s sont les mêmes et que la petite quantité de matériaux sédimentaires, que l'on trouve dans ces schistes, est trop intimement rattachée à l’ensemble volcanique pour qu'elle puisse être Huronienne, Les granits et les gneiss sont post-Keewatiniens et beaucoup plus anciens que la série Cobalt.

En autant que la série Cobalt repose directement sur les formations Keewatiniennes et Laurentiennes, qu'elle est prineipalement composée de matiriaux d'érosion provenant de ces groupes et qu’elle est lithologiquement comparable sous certains rapports à l'Huronien inférieur d'autres districts, elle semble appartenir à l’Huronien inférieur. Ces indices, cependant, ne sont pas décisifs. La découverte d'une série sédimentaire surjacente à la Keewatinienne serait insuffisante pour classer la série Cobalt dans l'Hurorien médian plutôt que dans l'inférieur. On n'a pas trouvé dans ce district, ni à Cobalt, pareille série plus ancienne là où elle pourrait être normalemnet placée, mais on a relevé quelques indices de son existence antérieure dans ces localités où

dans les districts voisins. On a observé des cailloux apparemment de conglomérat, dans le conglomérat de la série Cobalt, et ües fragments nombreux d’un quartzite pur et distinctemet clastique

se présentent dans l'ardoise rubanée (fig. 1, planche III). Le caractère fragmentaire des cailloux de conglomérat peut être le résultat de brèches et d'une dislocation plutôt que de lPérosion et de la sédimentation, mais le ar «rtzite est indubitablement sédimentaire. Il est peu vraiser ‘'abie ju: le conglomérat et le quartzite soient dérivés de la K-watinienm car es conglomérats de cette formation sont certais: ment rares ot la formation ferrifère est celle qui se rapproche I ‘vs du quart te fragmentaire Keewatinien. Il est plus probable qu'ils ér:vent d’une série Huronienne inférieure qui, complètement érodée dans ces districts, peut persister ailleurs. Harvie! signale une série de cette nature; il a trouvé dans le township de Fabre, à l’est du lac Timiskaming, un conglomérat et un grauwacke plus anciens que la série Cobalt, et qu'il croit moins anciens que la Keewatinienne, avec laquelle ils sont plissés. La découverte de Harvie ajoute une grande probabilité à l’opinion que la série Cobalt appartient à l'Huronien médian.

D’après les relations observées dans le district de Gowganda, Pâge de la diabase quartzeuse ne peut être déterminé d’une manière plus précise que comme correspondant à celui de la série post-Lorraine. Mais autour du lac Supérieur, une diabase du même caractère général est associée aux sédiments keewatiniens, et entre le lac Supérieur et le district de Timiskaming, la diabase se rencontre à d'assez courts intervalles. On croit que toutes ces masses résultent du vuleanisme exercé sur une grande étendue durant le période keewatin. Il est par conséquent probable que la diabase quartzeuse du district de Gowganda est du même âge.

La diabase d'olivine est moins ancienne, quoique l’intrusion qu'elle a subie remonte probablement à la même période d’activité ignée.

GEOLOGIE INDUSTRIELLE.

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