‹ La géologie de la division minière de Gowganda [microforme]Chapitre 8 sur 38 · SD · texte numérisé non relu

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étendue s'élèvent, à de 100 à 900 pieds au-dessus du niveau général, des buttes aux contours arrondis révélateurs de l’action glaciaire et des chaînes d’aspérités disposies sans symétrie. Un manteau de matériaux glaciairês, des sables et graviers principalement, couvre dans un petit nombre d'endroits la surface des roches et en corrige considérablement l'âpreté. De petits lacs, en nombre remarquablement considérable, occupent des bassins irréguliers et rocheux. Là où des incendies récents n'ont pas exercé leurs ravages, la contrée se pare partout d'épaisses forêts toujours verdoyantes,

Toutes les roches du district appartiennent au Pré-Cambrien. Les plus anciennes constituent un fond er forme de pénéplaine fortement cristallin partout sousjacent aux formations plus récentes, ou, lorsque celles-ci ont été érodées, qui apparait à la surface, Cette base consiste ,dans la moitié occidentale de la superficie, en schistes Keewatiniens, métamorphisés à un haut degré, très inclinés, et pour la plupart d'origine ignée; dans la moitié orientale, elle est formée de granites et de gneiss Laurentiens. Là où lon observe des étendues plusieurs fois plus grandes du fond cristallin que cette superficie, on v trouve les schistes Keewatiniens en grands lambeaux irréguliers ou élongés, mais offrant toujours une tendance à se grouper ensemble, de manière à former un grand réseau. On croit que ces lambeaux sont les parties svnclinales de grands plis développés dans une formation Keewatinienne, autrefois plus continue, par l'intrusion batholitique de bas en haut de matériaux granitiques Laurentiens. L/6rosion subséquente a enlevé toute la formation Keewatinienne, à l'exception de ces parties repliées, et a laissé dénudées les parties supérieures des batholites intrusifs. La formation Keewatinienne de la moitié occidentale du distriet de Gowganda est un reste d’un semblable Tambeau synelinal, et les granits de la moitié orientale sont une partie d'un batholite Laurentien. Le métamorphisme intense qu'ont subi certaines portions de la Keewatinienne a précédé les sédiments Iuroniens susjacents et parait avoir été le résultat d'intrusions Laurentiennes, Les roches ignées éruptives et intrusives originaires et les sédiments subordonnés de la Kecewatinienne sont bien conservés dans la partie occidentale extrême du district de Gowganda, mais, plus près du Eäurentien, elles ont été altérées. à travers une zone large de 3 milles on plus, en schistes fossiles

fortement inclinés et de nature chloritique pour une forte propor. tion. Une altération plus complète a transformé ceux-ci en schistes cristallins de hornblende, dans le voisinage plus immédiat du granit. ‘

Le ‘sous-sol cristallin est exposé à découvert sur une étendue d’un quart environ de la superficie que comprend la carte: ailleurs, il est recouvert, par discordance frappante, d'un manteau faiblement plié et rien que légèrement métamorphisé de sédiments plastiques Huroniens. Une discordance à peine visible divise ce manteau en deux séries, , une inférieure, l’autre supérieure. La série inférieure consiste en conglomérats, grauwackes, ardoises et arkoses. Apparemment, le conglomérat constitue le membre de base ; autrement, il n: semble pas exister d’ordre défini de succession. Dans la partie sud-ouest extrême du district, une masse éruptive de rhyolite et de tuf rhyolitique s’associe avec ces sédiments. La série entière a une épaisseur d’au moins 500 pieds en maints endroits et peut-être de 1,000 pieds, mais on en a constaté l'absence dans quelques localités où la série supérieure repose directement sur le vieux fond; il suit de là que son épaisseur est, en toute vraisemblance, très variable.

La stratification imparfaite, l’assortiment médiocre, les variations locales dans l’ordre de succession, et d’autres particularités sont acceptés comme indices d’un dépôt terrestre ou en eau peu profonde; certaines caractéristiques du membre ardoisier impliquant le transport par la glace, et certains traits du conglomérat, rappelant ceux du till, ont été considérés, par une autorité en la matière, comme signes indicateurs de l’action glaciaire!

La série supérieure consiste en une formation de quartzites unique, d’une épaisseur de 600 pieds ou plus. Ses éléments se succèdent de l'arkose à un quartz très pur ou à un chert. De minces lits interstratifiés de conglom:rat, que distingue une grande abondance de cailloux de quartz, se répètent souvent, et l’on a observé à la base une épaisseur de quelques pieds de conglomérat ou de brèches. Dans la partie méridionale du district de Gowganda, plus particulièrement là où il est bien assorti, stratifié et marqué de rides, le quartzite parait être un dépôt subaquatique normal. Les deux séries, l’inférieure et la supérieure, offrent les

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Durant la période post-Huronienne, peut-être pendant l’âge Keweenawan, le fond cristallin et le manteau des sédiments Huronie is ont subi l’intrusion de la diabase qui a formé les dykes et les nappes. En règle générale, les dykes n’excèdent pas 100 pieds en largeur ; les nappes atteignent une largeur de jusqu’à 500 pieds et plus et se développent horizontalement sur une étendue de plusieurs milles carrés. Les premiers sont verticaux, très-nombreux et se montrent en beaucoup plus grande abondance dans le fond cristallin que dans la formation Huronienne. Les nappes, au contraire, ne se trouvent qu’à l’intérieur de l’Huronien, le long des plans de stratification duquel elles ont été injectées, ou immédiatement au-dessous. Là où le refroidissement s’est opéré avec une lenteur suffisante, le magma qui forme ces grandes masses a imparfaitement obéi à une tendance à se différencier en deux parties, lune, principale, de diabase ordinaire, et l’autre, subordonnée, d’une nature aplitique. L’aplite se rencontre en dykes et en ségrégations irrégulières à l’intérieur de la diabase. Il est probable qu’un accroissement intercalaire micrographique de quartz et de plagioclase, qui se produit dans les phases de la diabase à l’état de grains grossiers, représente aussi l’aplite au début de la période de différenciation. Les roches plus anciennes adjacentes aux nappes ont été altérées sur des étendues qui excèdent rarement une verge. Aucun changement perceptible de cet ordre ne s’est produit dans les roches Laurentiennes ou Keewatiniennes. Parmi les sédiments Huroniens, le quartzite s’est induré et a pris une apparence vitreuse par recristallisation, et, sur une ép«i.seur de quelques pouces, au contact immédiat, s’est formé par la fusion en une matière ardoisée sombre. Le grauwacke s’est transformé en une forme d’adinole ou rarement en une matière cristalline rougeître, ressemblant sons certains aspects à l’aplite qui accomp gne les nappes de diabase.

L’intrusion s’est opérée tranquillement et a été suivie de failles légères des roches plus anciennes et de la diabase ellemême. Elle fut aussi suivie d’une période de minéralisation, quand les veines de calcite quartzeuse contenant des sulfures, des arséniures, des sulpharséniures et sulphantimonides de cobalt, d’argent et de cuivre, et de l’argent natif ont été déposées dans les nappes de diabase ou à grande proximité de ces nappes. Le quartz et une partie au moins des minérais sont dérivis du magma de

diabase, sous Ja forme, il y a lieu de présumer, de solutior aqueuses résiduaires. La gangue de calcite peut avoir eu la mên origine,

Les dykes de diabase d'olivine ont effectué leur intrusion apr la solidification des masses de diabase quartzeuse

La surface actuellement soumise à l’actio” glaciaire de cc ruches Précambriennes est revêtue d'une couche iégère et di: continue des graviers et des sables de la période Pléistocène,

Au point de vue économique, le district de la rivière Montrés tire surtout son importance de ses gisements de minérais “ argen cobalt" qui accompagnent les nappes de diabase quartzeuse. D ces gisements, les premiers furent découverts en 1906, et. depui lors, les orérations minières ont été commencées dans cinq localité différentes dans les colonies minières de EIk Lake, Silver Lak Miller Lake, Gowganda et Maple Mountain. Les gise.u nts son invariablement semblables, presque à tous égards, à ceux de 1 rigion avoisinante Cobalt. Ils paraissent sous forme de veines ordinairement de moins d’un pied de largeur, soit dans la diabas soit quelquefois dans les formations immédiatement adjacentes Ces veines consistent en une gangue de quartz et de calcite, moin fréquemment de barite, renfermant l'argent natif, la emaltine, |, nikéline, la chalcopyrite et, en plus faibles quantités, le biemutl n.tif, l’argentite, la galène, la pyrite, la -pécularite et d'autre minéraux. L'argent a été déposé un peu plus tard que les autr. minéraux et les pénètre comme d'un fin réseau. L'érvthrite Pannabergite se présentent comme des produits de l'oxydation de la simaltine et de li nickéline, sur une épaisseur de quelques pied: en-dessous de la surface. La distribution des minérais ne se fai pas régulièrement dans les veines, mais elle s'opère, en autant qui les explorations l'indiquent actuellement, en masses irrégulières La diabase se montre souvent minéraliste irrégulièrement sui quelques pouces en dehors des veines,

On est actuellement à la recherche du minérai de fer dans la formation ferrifère Keewatirnienne, que Pon observe en plusieurs endroits de l'angle sud-ouest de la saperficie, Un travail d'explo: ration, qui consiste à enlever la couche superficielle du sol et à forer des trous de sonde, se poursuit actuellement sur la superficie apparemment la plus riche, près du centre du township de Leonard. Les gisements ont de petits aflleurements lenticulaires et paraissent

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plonger presque verticalement, Le minérai de surface lui-r1ême offre un mélange silliceux de magnétite et d'hématite de basse teneur.

De faibles filons d'amiante paraissent dar3 les masses intrusives contenant Polivine, dans diverses parties de la Keewatinienne. Sur toute l'étendue de la superficie qui nous occupe, aucun de ces filons n'a de valeur commerciale, mais on dit que près du Mont Sinclair, à dix milles au nord, il existe une amiante de bonne qualite et en quantité suflisante pour une exploitation profitable.

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