LA CONGÉLATION ET LA GÉLIVITÉ
et de 26 millimètres d'épaisseur (2610 cent, cubes), remplie d'eau à + 4<*, fermée très hermétiquement, fut placée dans un mélange réfrigérant. Au bout d'une heure et demie, elle éclata et il sortit en 81 cent. 4, d'où les auteurs concluent à une pression de 550 atmosphères.
La congélation se fait par la surface; il reste dans la masse un noyau liquide dont Martins et Chancel ont constaté directement l'existence et dont la congélation finale détermine l'explosion.
Lesbombes font explosion, non pas sous un choc direct, comme par l'effet de la poudre, mais sous une pression lente, continue et graduée ^
A cet égard, il faut remarquer que l'eau, par la dilatation qu'elle éprouve en se solidifiant, est loin d'être une exception unique, et il n'y a plus lieu de réfuter les considérations du genre de celles auxquelles se livrait Rumford sur les vues de la Providence, et qui ont été citées par-Tyndall *.
On sait par exemple que le fer jouit de la même propriété et c'est même sur elle que M. Moissan a récemment fondé l'expérience qui procure la synthèse du diamant.
Il en est de même aussi du bismuth dont la fusion, qui a lieu à 247°, peut être réalisée dans un ballon de verre. Il en est encore de même de quelques autres matières.
1. La cause des explosions par ]a glace peut être compliquée, selon Topinion de M. A. Barthélémy, par le dégagement des gaz dissous dans l'eau (Comptes rendus, LXX, 146, 1870).