LE TASSEMENT DES SÉDIMENTS
dépendent de la grosseur et de la densité de celles-ci. Il est très facile d'en suivre les effets expérimentalement; on constate ainsi qu'ils ne diflfèrent pas de ceux qui concernent la sédimentation fluviaire, et dès lors, nous n'avons pas à y revenir.
Tassement des sédimentil.
Il y aiirait lieu ici de rechercher comment les sédiments naturels qui se sont toujours faits avec une consistance initiale sensiblement nuUe^ ont pu acquérir la ténacité et la dureté qu'ils présentent quelquefois. Nous savons que d'habitude le fait tient à des phénomènes souterrains très postérieurs au dépôt et avant tout à des cristallisation et à l'introduction de ciments appropriés. Mais il faut reconnaître aussi que le tassement suffit souvent pour communiquer aux dépôts, surtout à ceux qui sont argileux, une grande résistance.
M. Stanislas Meunier a étudié expérimentalement la quantité d'eau immobilisée dans les sédiments de divers genres, et il a dans ce but disposé l'appareil dont la figure 24 indique les différentes parties.
C'est, comme on le voit, un gros tube vertical de 3 à 4 centimètres de diamètre auquel est raccordée par en bas une éprouvette de même largeur et de 1 décimètre environ de longueur. Une échelle graduée règne tout le long de l'appareil; dans le tube est une bouillie obtenue par le délayage dans l'eau d'une substance pulvérulente qu'on se propose d'étudier.
St. Mednier. -^ Géol. exp. »2
178 LA SÉDIMESTATION MABINE ET LACUSTRE
On complète le remplissage avec de l'eau et on laisse en repos. La matière se dépose, et pour que l'expérience soit valable, il faut qu'après son équilibre pris, c'est-à-dire son tassementréalisé, la matière sédimentaire fasse une colonne plus haute que l'éprouvette. On attend qu'il ne se fasse plus de diminution sensible de hauteur dans cette colonne, et c'est une condition qui parfois n'est obtenue qu'après plusieurs jours. On note alors la hauteur du sédiment et en même temps la hauteur de l'eau qui le surmonte. Avec une pince convenablement disposée, on étrangle a ce moment le caoutchouc de raccord entre le tube et l'éprouvette et cette ■ dernière étant séparée, on la
', pèse immédiatement avec le plus grand soin. Le poids P ainsi obtenu comprend (outre
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i»riM[iiui«iducDtr6fluitd'biiniidiid |e poids Tt du verre qui est connu) celui p de la poussière à l'étude et celui // de l'eau, qui s'est interposée entre ses grains. On laisse sécher et on pèse de nouveau : le poids P* obtenu cette fois est la somme de n, poids du verre, et de p, poids de la poussière.