‹ La Gloire du verbe, 1885-1890Chapitre 10 sur 34 · LA TE UNE FILLE · texte numérisé non relu

LA TE UNE FILLE

Doux initiateur de Vâmc en quelle sphère Plus lointaine, //sus, V Esprit, et Dieu le Père, Bans leur unité triple, infinis et sereins, Attendent-ils le chœur des élus, pèlerins Joyeux et jamais las d'un Temple que f ignore. Qui s'envolent de V ombre ancienne vers V Aurore. Emmène-moi par les Edens et les Sions, Toi qui sais les chemins de constellations.

Le roÈTE-ROi saisit la grande Lyre et sous le -plectre, les cordss de brebis vibrent dans V 'écaille de tortue transparente.

Avant la Terre, avant les Jours et les Années, LTmmuable a pétri nos chairs prédestinées,

Tai trompé mon ennui par la lyre, et f attends Tes seins qui m'appelaient de V abîme des temjbs,

Et mes yeux, emperlés d'une angoisse inconnue, Mes yeux cherchaient tes yeux nocturnes dans la nue.

j> 6 La Gloire du Verbe

Parfois, dans le brouillard chantant de la forêt, Une fée illusoire e'clôt et disparaît :

Dis-moi que tu n'es pas V ombre vaine dhin rêve, O fille de la mer et de V écume brève.

Dis-moi qu'avant la tombe et nos corps révolus, Le flot de tes baisers ne se tarira plus.

Je ferai vivre par-delà les étendues

Ton nom sanctifié dans les cordes tendues.

Et tu vaincras par la gloire de tes beautés. Les nymphes de VHcllas et les Divinités.

Parle, et tu chasseras de la mémoire humaine La Vénus Italique et VAnadyomène.

Je traquerai leurs souvenirs tels que des loups, Et Christ reconnaissant se penchera vers nous.

Les Mythes ^j

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