SCÈNE VI
CABOUSSAT, BLANCHE, revenant par le premier plan à droite.
Blanche, paraissant. — Papa ....
Caboussat, à part. — Le voici ! voici l'ange !
Blanche, tenant un papier. — Je te cherchais pour te 15 remettre le discours que tu dois prononcer au comice agricole.
Caboussat. — Si je suis réélu. . . .Tu l'as revu^ Blanche. — Becopié seulement.
Caboussat. — Oui. . . .comme les autres. . . .(Vemhras- 20 sant.) Ah ! chère petite .... sans toi ! ( Dépliant le papier.) Comment trouves-tu le commencement ?
Blanche.— Très beau !
Caboussat, lisant. — " Messieurs et chers collègues, l'agriculture est la plus noble des professions " . . S' arrêtant.) 25 Tiens ! tu as mis deux s à profession %
La G-eammaibe.
Blanche. — ^Sans doute ... .
Cabouss AT. V embrassant. —Ah ! chère petite \ . , \ , (À part.) Moi, j'avais mis un t tout simplement. (Lisant.) '' La plus noble des professions." (Parlé.) Avec deux s. ^(Lisant.) ''J'ose le dire, celui qui n'aime pas la terre, celui dont le cœur ne bondit pas à la vue d'une charrue, celui-là ne comprend pas la richesse des nations !".... ( S' arrêtant.) Tiens, tu as mis un t à nations %
Blanche.— Toujours.
10 Caboussat, V embrassant. — Ah ! chère petite ! . . . . (A part.) Moi, j'avais mis un s. . . . tout simplement ! ... .les ^, les 5.... jamais je ne pourrai retenir ça! (Lisant.) " La richesse des nations". . . .(Parlé.) Avec un ^. . . .
Blanche, tout à coup. — Ah ! papa, tu ne sais pas?. . . . 15 Monsieur Poitrinas vient d'arriver.
Caboussat. — Comment ! Poitrinas d'Etampes ! ( A part.) Un vrai savant, lui! (Haut.) Où est-il, ce cher ami? (Poitrinas paraît.)