SCÈNE XVIL
Les Mêmes, POITRIISr AS, revenant par le fond.
PoiTRiNAS, paraissant. — On a abattu un prunier. . . . mais il n'y avait rien dessous !
Caboussat. — Mon prunier ! que diable !
PoiTRiNAS, à Blanche. — Eh bien, mademoiselle, quelle 15 réponse dois- je porter à mon fils ?
Blanche. — Mon Dieu, monsieur. . . .
Caboussat, bas à Blanche. — Laisse-moi répondre .... (A Poitrinas.) J'ai le regret, mon cher ami, de vous annoncer qu'il nous est impossible de passer par-dessus le défaut .... 20
Poitrinas. — Je vous comprends. , .Je m'y attendais. . .
Caboussat, à sa fille.- — Tu vois .... Monsieur s'y attendait. . . .
Poitrinas, — Mais ne m'ôtez pas tout espoir. . . .et promettez-moi. . . .qu'un jour. . .si, par impossible, Edmond 25 parvenait à se faire recevoir bachelier. . . .
La Gkammaiee.
Caboussat. — Oh ! alors ! . . . .
Blanche. — Bachelier ?
PoiTRiNAS. — Nous nous comprenons .... Je vais refermer ma valise et repartir immédiatement. (iZ remonte.) 5 Blanche, à Caboussat, — Comment !
PoiTRiNAS, redescendant, — J'ai hâte de reporter cette mauvaise nouvelle à mon fils. (Blanche remonte à la table du premier plan et s'assied,) Mais j'ai encore une prière à vous adresser .... Voulez- vous me permettre d'emporter ces 10 fragments d'un autre âge ?
Caboussat. — Faites donc ! . . . . puisque c'est cassé ....
PoiTRiNAS. — Je m'engage à les déposer au musée d'Étampes, avec cette inscription : Caboussat donavit. (Il a été prendre les objets sur la table du fond,) 15 Caboussat. — Vous êtes bien bon !
PoiTRiNAS, entrant dans sa chambre. — Je vais boucler ma valise. (Il sort par la porte latérale à droite,)