SCÈNE IV
Jean, puis Poitrinas, puis Blanche
Jean, seul. — Monsieur* met son chapeau neuf pour 25 aller chercher de la graine de choux. . . quelle drôle d'idée!
lO LA GRAMMAIRE
PoiTRiNAS, paraît aufondy une valise à la main, par le pan coupé gauche. — Monsieur Caboussat, s'il vous plaît ?^ Jean, à part, — Un étranger !
PoiTRiNAS. — Annoncez-lui monsieur Poitrinas, prési- 5 dent de TAcadémie d'Étampes.
Jean, haut. — Il vient de sortir; mais il ne tardera^ pas à rentrer.
Poitrinas. — Alors, je vais l'attendre. . . (^Lui donnant sa valise.) Débarrasse-moi de ma valise, lo Jean. — Ah! comme ça, monsieur va rester ici?' (// va mettre la valise sur une chaise au fond.) Poitrinas. — Probablement.
Jean^ à part. — Bien ! une chambre à faire !
Poitrinas. — J'apporte à mon ami Caboussat une nou- 15 velle. . . considérable.
Jean, curieux: — Ah! laquelle?
Poitrinas. — Ça ne te regarde pas. . . Comment se V porte mademoiselle Blanche, sa fille ?
Jean. — Très bien, je vous remercie. . .
20 Poitrinas. — Je ne l'ai pas beaucoup regardée quand elle est venue cet été à Êtampes, cette chère enfant. . . Je venais de recevoir un envoi des plus précieux*. . . une caisse de poterie, de vieux clous et autres antiquités galloromaines.
25 Jean. — Qu'est-ce que c'est que ça?*
Poitrinas. — Mais elle m'a paru jolie et bien élevée. Jean. -î— Oh ! je vous en réponds*. . . Un peu regardante sur la vaisselle. . .
Poitrinas. — Je vois que je pourrai donner suite à mes 30 projets. . .
Jean. — Quels projets ?
Poitrinas. — Ça ne te regarde pas. . . Dis-moi, quand ; on laboure dans ce paysK:i, qu'est-ce qu'on trouve?