TOURTEAU — TOURZEL
exportation, une valeur de 7S millions de fr., leurs impor tations sont nulles.
Les principaux marchés de tourteaux sont, en France, Lille, Arras, Douai, Caen, Dunkerque, Le Havre, Marseille. Les prix ont diminué de 20 à 25 **/o depuis une vingtaine d'années pour les tourteaux indigènes ; les tourteaux exotiques alimentaires les ont rejoints sensiblement avec une augmentation de cours atteignant parfois 50 7o (coprah, sésame, coton, etc.). J. Troude.
IL Pyrotechnie (V. ARTincES, t. IV, p. 45).
III. Zoologie. — Nom vulgaire du Cancer pagurus L., type du genre Cancer L. (Crustacés- Décapodes-Brachyures, famille des Cancridœ)^ caractérisé par la carapace large, légèrement bombée, le front étroit, recourbé et tridenté, l'absence de rostre, la deuxième paire de pattes semblable à la précédente, les antennes internes situées au-dessous du front dans des fossettes, les antennes externes à deuxième article mobile inséré en dedans de l'orbite, l'article basilaire des pattes postérieures percé chez le mâle pour le passage du pénis, l'existence de neuf branchies. Le C, pagurus se rencontre communément sur les bords de la Manche et de la Méditerranée ; il est assez apprécié comme aliment. D^ L. Hn.
IV. Art héraldique. — Meuble rond et plat, de couleur ou de fourrure, ce qui le distingue du besant^ qui est toujours de métal. Il avait autrefois divers noms suivant sa couleur : le tourteau d'azur était dit heurte; de gueules, guse; de sinople, pomme ou volet; de sal3le, ogoesse. iCes termes ne sont plus usités.
BiBL. : Agriculture. — D'' Beauvisagk, les Matières grasses; Paris, 1891 — Boery, les Plantes oléagineuses et leurs produits; PâTis^ 1888. — Cornevin, Résidus industriels; Paris, 1892. — Décugis, les Tourteaux de graines oléagineuses ; Paris, 1876. — Garola, Tourteaux alimentaires; Ciianres, 1892. — D'Hondt, Tourteaux et Farines alimentaires; Bruxelles, 1897. — Sidérius, Alimentation des animaux domestiques; Paris, 1893.
TOURTENAY. Com. du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Bressuire, cant. de Thouars ; 442 hab.
TOURTERELLE (Ornith.) (V. Pigeon).
TOURTERON. Ch.-l. de cant. du dép. des Ardennes, arr. de Vouziers ; 506 hab.
TOURTIA. Nom donné par les mineurs de Belgique au conglomérat, d'âge généralement cénomanien, qui, dans ce pays et dans le N. de la France, recouvre les terrains houillers.
TOURTOIRAC. Com. du dép. de la Dordogne, arr. de Périgueux, cant. de Hautefort; 1.227 hab.
TOURTOUKAÏ (bulgare Tutrakan). Ville de Bulgarie, arr. et à 58 kil. E. de Roustchouk, sur la r. dr. du Danube ; 8.000 hab. Commerce avec le port roumain d'Oltenitza, situé en face. Elle fut, sous le nom de Transmarisca, une forteresse romaine bâtie par Constantin.
TOURTOUR. Com. du dép. du Var, arr. de Draguignan, cant. de Salernes; 399 hab.
TOURTOUSE. Com. du dép. de l'Ariège, arr. de Saint- Girons, cant. de Sainte-Croix ; 590 hab. Ruines d'un château à donjon polygonal, bâti vers 4630 par l'évêque de Saint-Lizier.
TOURTRÈS. Com. du dé de Villeneuve-sur-Lot, cant.
TOURTROL. Com. du dé miers, cant. de Mirepoix; 1
TOURVÉON (Mont) (V. Rhône, t. XXVIII, p
TOURVES. Com. du dép. du Var, arr. et
t. de Lot-et-Garonne, arr.
de Monclar; 327 hab.
. de l'Ariège, arr. de Pa- 12 hab.
cant. de
Brignoles ; 1,560 hab. Stat. du chem. de fer P.-L.-M.
TOURVILLE. Com. du dép. du Calvados, arr. et cant. de Pont-rEvêque;240hab.
TOURVILLE. Com. du dép. de la Manche, arr. de Coutances, cant. de Saint-Malo-les-Landes ; 644 hab. Manoir natal de l'amiral de Tourville.
TOURVILLE-la-Champagne. Com. du dép. de l'Eure, arr. de Louviers, cant. d'Amfreville- la-Campagne ; 457 hab.
TOURVILLE-la-Chapelle. Com. du dép. de la Seine- Inférieure, arr. de Dieppe, cant. d'Envermeu; 427 hab.
TOURYlLLE-LA-RiviÈRE. Com. du dép. de la Seine- Inférieure, arr. de Rouen, cant. d'Elbœuf ; 574 hab. Stat. du chem. de fer de l'O.
TOURVILLE-les-Ifs. Com. du dép. de la Seine-Inférieure, arr. du Havre, cant. de Fécamp ; 572 hab.
TOURVILLE-sur-Arques. Com. du dép. de la Seine- Inférieure, arr. de Dieppe, cant. d'Offranville ; 521 hab.
TOURVILLE-sur-Pont-Audemer. Com. du dép. de l'Eure, arr. et cant. de Pont-Audemer ; 429 hab.
TOURVILLE (Anne Hilarion de Cotentin, comte de), marin français, né à Tourville le 24 nov. 1642, mort le 28 mai 1701. Capitaine de vaisseau en 1667, il servit sous d'Estrées contre les Hollandais (1671). Après la bataille d'Agosta (1676), il fut mis à la tête d'une escadre avec laquelle il attaqua le 2 juin suivant la flotte hispano-hollandaise à Palerme, en détruisit 12 vaisseaux et nombre de petits bâtiments. Il servit sous Duquesne contre les Barbaresques, participa aux bombardements d'Alger, aux succès remportés à Ceuta, sur la côte de Sardaigne, au bombardement de Gênes (1684). En 1688, il captura des navires hollandais et espagnols et s'unit avec d'Estrées devant Alger (l^^^ août) qu'ils bombardèrent. Il fut nommé vice-amiral de la Méditerranée et reçut Tordre d'amener sa flotte dans la Manche pour l'unir à celle de Château-Renault et appuyer la campagne de Jacques II en Irlande par une démonstration navale. Le 10 juil. 1690, il livra bataille avec 70 vaisseaux aux 60 de la flotte anglo-hollandaise au large du cap Beachyhead (Bévéziers) et la défit complètement ; il en détruisit une douzaine de vaisseaux, mais ne mena pas la poursuite avec assez de vigueur et laissa l'amiral Herbert se retirer dans la Tamise. En 1691, sorti de Brest avec 72 vaisseaux, il entraîna au loin dans l'Océan et immobilisa durant 50 jours les 100 vaisseaux de ligne de l'amiral Russel, tandis que les corsaires français pillaient le commerce ennemi et protégeaient les convois envoyés en Islande. En 1692, l'absence des vaisseaux de Toulon réduisit sa flotte à 44 vaisseaux, et il reçut du roi l'ordre formel de combattre l'ennemi quelle que fût sa force ; il attaqua donc le 29 mai les 99 vaisseaux des alliés et les combattit une journée sans perdre un navire ; le lendemain, il se retira, mais retardé par les avaries du bâtiment amiral le Soleil Royal, il ne put faire passer que 20 de ses vaisseaux par le raz de Blanchard, entre les îles normandes et le Cotentin ; le changement de courant entraîna 15 autres vaisseaux français à l'E. ; 3 se retirèrent à Cherbourg, 12 à la Hougue où ils furent brûlés par leurs équipages ou par Tennemi. L'efl'et moral de ce désastre de la Hougue fut considérable. L'année suivante, Tourville reprit la mer avec 70 vaisseaux ; le 27 juin il défit au cap Saint-Vincent une flotte anglo-hollandaise, lui prit 27 bâtiments de guerre, un de commerce et en détruisit 45. En 1694, il regagna la Méditerranée pour coopérer à l'invasion de la Catalogne; l'arrivée de la flotte anglo-hollandaise, très supérieure, paralysa cette campagne jusqu'en 1697. — Tourville avait reçu rang de maréchal en 1693. — Il peut être regardé comme l'un des grands marins du xvin^ siècle; le dernier des amiraux français qui ait résolument pratiqué l'offensive. — Les mémoires publiés sous son nom par Margon ne sont pas authentiques.
TOURY. Com. du dép. d'Eure-et-Loir, arr. de Chartres, cant. de Janville ; 1.917 hab. Stat. du chem. de fer de Paris à Orléans. Eglise du xni« siècle avec porche intéressant.
TOURY-LuRCY. Com. du dép. delà Nièvre, arr. de Nevers, cant. de Bornes; 871 hab.
TOURY-suH-JouR. Com. du dép. delà Nièvre, arr. de Ne vers, cant. de Dornes ; 455 hab.
TOU RZ EL (Louise-... Joséphine de Croy d'HAVRÉ, marquise, puis duchesse de), née à Paris le 24 janv. 1749, morte à Montfort-l'Amaury le 14 mai 1832. Fille de Jo-
TOURZEL — TOUSSI
seph de Croy, duc d'Havre, tué à Filinghausen en 1761, elle épousa le marquis de Sourches-Tourzel, grand prévôt de France, qui périt à la chasse, d'une chute de cheval, aux côtés de Louis XVI (1786). En août 1789, elle eut la succession de la duchesse dePolignac, émigrée, comme gouvernante des deux enfants de France (l'aîné venait de mourir). Elle figura dans la fuite de Varennes (V. ce nom) sous le nom de la baronne de Korf, assista au 20 juin, au 10 août, et suivit la famille royale au Temple, ainsi que sa fille Pauline. Toutes deux en furent extraites et conduites à La Force (20 août). Hardy, membre de la Commune, les fit évader et cacher à Vincennes, pendant et plusieurs mois après les massacres de Septembre (V. ce mot). Elle fut arrêtée et détenue pendant la Terreur. Délivrée après le 9 thermidor, elle obtint de visiter au Temple, tous les cinq jours, la fille de Louis XVL Mais lorsque, par échange, celle-ci dut être envoyée à la cour de Vienne, sa gouvernante fut tenue au secret du 8 nov. au 18 déc. 1795, jusqu'après le départ de sa pupille. Pendant l'Empire, elle fut placée pendant quatre ans, hors Paris, sous la surveillance de la haute police. Louis XVIII la créa duchesse (17 janv. 1816) avec transmission de ce titre à son petit-fils, Olivier-Charles-Roger, pair de France en 1830, mort sans enfants en 1845. H. Monin.
BiBL. : V. Louis XVII.
TOUS. Ville ruinée de Perse, ancienne capitale du Khoraçan, à 24 kil. N.-O. de Mèchehed, sur le Kechef- Roud. Ses ruines couvrent environ un espace de 6 kil. de circonférence ; citadelle à l'angle N.-E. ; haut pont de plusieurs arches de briques ; au centre, une grande construction, probablement les restes d'une mosquée, connue aujourd'hui sous le nom de Nakkara-Khané (maison des Timbales). Tous a vu naître le fameux théologien musulman Abou-Hamid Mohammed Ghazâli, le poète persan Firdousi, immortel auteur du Chah-Namèh ; Nizam-el- Molk, ministre des sultans seldjoukides Alp-Arslan et Mélek-Chah ; l'astronome Nassîr-eddin Toussi.
BiBL. : O'DoNOVAN, The Merv Oasis; Londres, 1882, t. II, pp. 14-16.
TOUSEZ (Paul), dit Bocage (V. ce nom).
TOUSSAINT (Fête de la). En 607, Boniface IV, consacrant le Panthéon au culte chrétien, le dédia à la sainte Vierge et à tous les saints indistinctement, et il plaça au 12 mai la fête destinée à honorer leur mémoire. Depuis lors, cette fête a toujours été célébrée à Rome. En 731 , Grégoire III affecta spécialement à tous les saints une chapelle dans l'église Saint-Pierre. En 837, sous Louis le Débonnaire, ce culte fut introduit en France, lors d'une visite de Grégoire IV, qui le modifia un peu, et fixa la fête au 1^^ nov. Un concile du xi® siècle lui donna une vigile ; en 1480, Sixte IV lui assigna une octave. La Toussaint est une des quatre fêtes reconnues par le Concordat. Les Grecs célébrèrent une fête analogue, le dimanche qui suit la Pentecôte. — Vers la fin du x® siècle, Odilon, abbé de Cluny, ajouta à la Toussaint des prières pour les morts. Cet usage s*est conservé et développé.
TOUSSAINT. Gom. du dép. de la Seine-Iuférieure, arr. d'Yvetot, cant. de Valmont ; 456 hab.
TOUSSAINT (François-Cristophe-Armand), statuaire français, né à Paris le 7 avr. 1806, mort à Paris le 24 mai 1862. Fils d'un serrurier, il fut l'élève préféré de David d'Angers. A partir de 1836, il exposa un grand nombre d'œuvres, dont l'une. Esclaves indiens portant U7ie torche, lui valut la notoriété et de nombreuses commandes. Parmi ces œuvres, nous citerons : Jeune laboureur trouvant une épée ; Sujets tirés de Vhistoire de France, série de bas-reliefs ; Jésus-Christ appelant à lui les petits enfants, bas-relief ; buste en marbre de DoAjid d'Angers, Jules Mâzé.
TOUSSAINT (René-Jean), littérateur: rançais, connu sous le pseudonyme de René Maizeroy, né à Metz le 2 mai 1856. Fils d'un colonel d'artillerie, il commença ses études
au collège Saint-Clément de sa ville natale et les acheva au lycée de Toulouse. Entré à l'Ecole de Saint-Cyr en 1875, il donna en 1880 sa démission de sous-lieutenant pour se consacrer exclusivement aux lettres. Romancier et chroniqueur, il a collaboré aux journaux du boulevard sous les noms de Mora, de Coq-Hardy, de Chassagnol, de Sartorys et de Frascata. Il a signé de son pseudonyme habituel les ouvrages suivants : Souvenirs d'un Saint- Cyrien (1850, in-18); les Deux Femmes de Mademoiselle (1880, in-18); le Capitaine Bric-à-Brac (1880, in-18); Celles qu'on aime (1883, in-12); Celles qui osent (1883, in-12, avec préface par Guy de Maupassant); les Amours défendues (1884, 5 séries in-12); la Joie d'aimer (1884, in-12) ; Deux Amies (1884, in-12), roman qui fut interdit dans les gares et faillit provoquer des poursuites judiciaires; la Maîtresse de miss Eva (1884, in-12); Au Régiment (1885, in-12); Petites Femmes (1885, in-12); Amours de garnison (1886, in-12); le Boulet (1886, in-i2); Lalier Spring (1887, in-12); Petite Reine (1888, in-12); le Beau (1890, in-12); Vieux Garçon (1891, in-12); Cas passionnels (1892, in-12) ; la Fête (1893, in-12) ; En Folie (1894, in-12); Journal d'une rupture (1895, in-i2); la Volupté (1896, in-12); Joujou (1897, in-12); le Miracle de Lise (1898, in-12), etc., etc. Un certain nombre de ces romans ou recueils de nouvelles a paru sous le titre collectif de : les Parisiennes, et plusieurs d'entre eux ont été l'objet de réimpressions partielles. Citons à part la Grande Bleue, études sur la mer (1888, in-18), réimpr. avec pi. de Louise Abbéma et Georges Clairin (1895, infol.). M. Tx.
BiBL. : N. QuÉPAT, René Paquet, Dictionnaire biographique de l'ancien dép. de la Moselle, 1887, gr. in-8.
TOUSSAINT-LouvERTURE (François-Dominique Toussaint, dit, depuis 1793), général de Saint-Domingue, fils d'un esclave africain, né le 20 mai 1746 (ou plutôt 1743), sur l'habitation Bréda, près le Cap, à Saint-Domingue, mort au fort de Joux le 7 avr. 1803. Garçon d'écurie et cocher, Toussaint, lors du soulèvement des esclaves, s'enrôla, en oct. ou nov. 1791, dans la bande de Biassou, avec qui il passa au service de l'Espagne. Il dressa des compagnies de soldats noirs, s'intitula « général d'armée du roi », remporta quelques succès dans le Nord, puis revint avec ses troupes, le 6 mai 1794, au service de la France et remporta plusieurs succès sur les Espagnols et leurs partisans noirs au Dondon (juil. 1794), aux Verrettes, sur la Grande-Rivière (janv. 1795), au Mirebalais. En mars 1796, son intervention arrêtait une émeute soulevée au Cap par le commandant de cette place, Villâtte, contre le gouverneur Laveaux. Il fut nommé, en récompense, lieutenant au gouvernement de Saint-Domingue et général de division ; mais il souleva, à son tour, par la suite, la colonie, fut fait prisonnier et termina ses jours au château de Joux (Sur son rôle politique, V. Haïti, t. XIX, p. 736).
BiBL. : Gjragnon-Lacoste, Toussaint-Louverture ; Paris- Bordeaux, 1877, m-8. ~ V. Schœlcher, Vie de Toussaint-Louverture ; Paris, 1889, in-12.
TOUSSI (Mohammed ibnMohammed ibn-elHassan abou- Djafar Nassir-Eddin El), plus connu sous ce dernier nom, célèbre savant arabe, né à Tous (Khoraçan) enfévr. 1201, mort à Bagdad en juin 1274. Persan d'origine, il étudia à Mossoul sous Kemal-Eddin ibn Yonnis, savant encyclopédiste comme il devait l'être, et sous le philosophe motazélite Mohin-Eddin el-Misri. S'étant compromis à Bagdad, il s'attacha aux Ismaéliens d'Alamout, puis aux Mongols, lors des conquêtes d'Houlagou. Celui-ci le prit pour ministre des finances et pour vizir, et, à sa demande, fit élever à grands frais l'observatoire de Maraga (1259) et y réunit de nombreux savants. Les Tables Ukaniennes, bientôt célèbres, furent achevées en douze ans ; elles nous sont connues par un extrait de Greaves en 1652. Ont de même été traduits le Traité du quadrilatère (par Caratheodory Pacha; Constanlinople, 1891) et les chapitres sur les sphères célestes du Tadkira (Mémorial, grand tra-
TOUSSl - TOVOMITA
vail sur Tastronomie, par Carra de Vaux, dans les Recherches sur r histoire de V astronomie ancienne, de P. Tannery; Paris, 1893). On a le texte manuscrit de quinze autres ouvrages mathématiques et astrologiques de Nasir-Eddin, sans compter ses éditions arabes de la plupart des mathématiciens grecs.Mais, en dehors de la science, il a touché à tous les sujets et il est resté célèbre en Orient comme théologien, métaphysicien et moraliste, surtout par V Alklâq-Nasiri^ qui vient récemment d'être imprimé deux fois à Bombay, puis à Calcutta. Nasir-Eddin marque le point culminant de la science arabe ; après son époque commence la décadence définitive ; la production restera encore quelque temps abondante; mais il n'y aura plus rien d'original ni d'important, sauf l'effort tenté au xv® siècle pour la rédaction des Tables d'Oulough-Beg. T.
TOUSSl EU. Com. du dép. de l'Isère, arr. de Vienne, cant. d'Heyrieux; 706 hab.
TOUSSON. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Fontainebleau, cant. de La Chapelle-la-Reine ; 505 hab.
TOUSSUS~LE-NoBLE. Com. du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Versailles, cant. de Palaiseau ; 68 hab.
TOUSTAIN DE BiLLY (L'abbé René) (V. Billy).
TOUTAINVILLE. Com. du dép. de l'Eure, arr. et cant. de Pont-Audemer ; 592 hab. Stat. de chem. de fer.
TOUT-À-L'ÉGOUT (Voirie) (V. Egout).
TOUTANT DE Beauregard (Pierre-Gustave), général américain (V. Beauregard).
TOUTE-ÉPI CE (Bot.) (V. Nigelle).
TOUTENAGUÊ. Alliage de cuivre (40,4), de zinc (25,;) et de nickel (31,6) avec des traces d'arsenic destinées à en augmenter la blancheur.
TOUTENANT (Totenaneus). Com. du dép. de Saôneet-Loire, arr. de Chalon-sur-Saône, cant. de Verdunsur-le-Doubs, sur la Cosne ; 503 hab. Seigneurie du Perroux, érigée en comté en 1644, et qui a successivement appartenu aux du Tartre, aux Gallois, aux Gagne, aux Gontier, aux Suremain et aux Legoux de Saint-Seine. Seigneurie de Sennecy-en-Bresse, dont le donjon, haut de 30 m., est encore debout. Lex.
TOUTENCOURT. Com. du dép. de la Somme, arr. de Doullens, cant. d'Acheux; 1.011 hab.
TOUTENS. Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. de Villefranche, cant. de Caraman ; 175 hab.
TOUTE-SAINE (Bot.) (V. Millepertuis).
TO UTICO RI N (pour Touttoukoudi, nom indigène). Ville maritime de l'Inde, présidence de Madras, à 51 kil. E. de Tinnevelli, au N.-O. du golfe de Manar; 25.i07 hab. en 1891. Terminus du chem. de fer du S. de l'Inde, médiocre mouillage, commerce de 45 à 50 millions, les trois quarts à l'exportation; pêcheries de perles.
TOUTLEMONDE. Com. du dép. de Maine-et-Loire, arr. et cant. de Cholet; 567 hab.
TOUTOUCH ou TUTUCH, prince seldjoukide (V. ce mot).
TOUTOUILA(Ile)(V. Samoa).
TOUTRY. Com. du dép. de la Côte-d'Or, arr. et cant. de Semur-en-Auxois ; 798 hab.
TOUT-VENANT (Mines) (V. Minerai).
T4)UVÉRAC. Com. du dép. de la Charente, arr. de Barbezieux, cant. de Baignes-Sainte-Radegonde ; 607 hab.
TOUVET (Le). Ch.-l, de cant. du dép. de l'Isère, arr. de Grenoble, sur la r. dr. de l'Isère ; 1.384 hab. Ruines des châteaux de Beaumont et de la Frette, berceau du baron des Adrets ; c'est aussi la patrie du père Didon.
TOU VILLE. Com. du dép. de l'Eure, arr. de Pont- Audemer, cant. de Montfort-sur-Risle ; 85 hab.
TOU VOIS. Com. du dép. de la Loire-Inférieure, arr. de Nantes, cant. de Legé ; 2.147 hab.
TOUVRE. Rivière du dép. de la Charente (V. ce mot, t. X, p. 621).
TOUVRE. Com. du dép. de la Charente, arr. et cant. (2®) d'Angoulême ; 504 hab.
TOUX (Pathol.). La toux est un acte réflexe qui se traduit par une expiration brusque, rapide et saccadée ; elle a pour effet de chasser violemment l'air contenu dans le poumon et d'expulser en même temps les mucosités ou les corps étrangers qui gênaient la respiration. C'est d'ailleurs la présence de ces mucosités qui met en jeu l'acte réflexe. Il y a d'abord une sensation de picotement à la gorge, puis une aspiration qui augmente le volume d'air contenu dans le poumon ; la glotte se resserre pour empêcher l'issue de cet air et augmenter la pression intérieure, puis elle s'élargit brusquement et donne issue à la masse d'air violemment projetée. La toux est donc un mécanisme fort bien combiné pour débarrasser les voies aériennes des substances qui peuvent en entraver le jeu normal ; à ce titre, elle rentre dans les moyens de défense de l'organisme. La toux est dite sèche, lorsqu'elle n'est pas suivie d'expectoration, grasse dans le cas contraire, brève, prolongée, quinteuse, coqueluchoïde, férine, lorsqu'elle se répète avec un caractère d'intensité et de raucité extraordinaires ; sonore, stridente, rauque, voilée, éteinte, croupale, quand elle rappelle l'aboiement d'un chien; éructante lorsqu'elle est constituée par des secousses qui ressemblent à des éructations prolongées. Les diverses variétés de toux seront d'ailleurs étudiées avec les maladies qui les produisent. Notons seulement que dans l'hystérie; le mécanisme réflexe fonctionne à vide et donne lieu à une variété spéciale, la toux hystérique. La toux ne constitue pas par elle-même un symptôme grave ; cependant on a vu des malades succomber au cours d'une quinte de coqueluche. Quand elle est très fréquente, très opiniâtre et spasmodique, elle est une source considérable de fatigue et d'épuisement ; elle peut empêcher l'alimentation et le'sommeil. C'est alors seulement qu'interviendra le traitement spécial de ce symptôme. C'est l'opium et ses dérivés qui en constitueront la base; ils seront associés avantageusement à l'aconit, à la belladone, au bromoforme et seront administrés sous forme de potions, de sirops édulcorants ou de pilules. On se gardera d'ailleurs d arrêter entièrement la toux, ce qui empêcherait l'issue des sécrétions bronchiques. Avant donc de traiter le symptôme, on s'efforcera de guérir la maladie elle-même et notamment de diminuer l'abondance des sécrétions par les balsamiques, baume de tolu, copahu, goudron, térébenthine, eucalyptus et créosote. Les eaux minérales sulfureuses seront également d'un grand secours pour diminuer l'expectoration. (îuant à la toux hystérique, on agira sur elle par les sédatifs du système nerveux et par la suggestion. ^ D^ L. Laloy.
TOUZ-Gheul ou lac SALÉ. Lac situé au centre de l'Asie Mineure, vers le N.-E. du désert salé. D'une superficie variable suivant la saison, il n'a pas moins de 100 kil. de long et de 12 kil. de large, avec une profondeur moyenne de 2 à 3 m. En été, il ne présente plus qu'une immense dalle de sel exploitée pour les usages locaux. L'eau du Touz- Gheul serait plus pesante que celle de la mer Morte ; elle renferme 32 parties de sel sur 100 parties d'eau et son poids spécifique est de 1,240. La plaine à l'O. du lac Salé est parsemée de nappes saumâtres dont la composition est parfois fort différente. R. Dd.
TOUZAC. Com. du dép. de la Charente, arr. de Cognac, cant. de Châteauneuf-sur-Charente ; 625 hab.
TOUZAC. Com. du dép. du Lot, arr. de Cahors, cant. de Puy-l'Evêque ; 383 hab.
TOUZÉ DE LoNGUEMAR (Le), antiquaire et géologue français (V. Longuemar).
TO VO M ITA (Tovomita Aubl.) (6ot.). Genre de la famille des Guttifères, composé d'arbres et d'arbrisseaux contenant un latex résineux. Les feuilles opposées, pétiolées, non stipulées, ont un limbe penninervé, tantôt coriace et opaque, tantôt mince et sillonné de bandes pellucides. Les fleurs, dioïques ou monoïques, forment des grappes ou des cymes peu fournies. Le calice se compose de 2-4 sépales. La corolle comprend 4-8 pétales imbriqués, sou-^ vent sériés par 2. Les étamines ea nombre indéfini ont
TOVOMITA — TOXINES
leurs filets libres ; les anthères, très petites, sont biloculaires. L'ovaire est divisé en 4-5 loges ne contenant chacune qu'un ovule ; le style, très court, se termine par un stigmate lobé. Le fruit est une capsule charnue à déhiscence valvaire. Les graines possèdent une sorte d'arille qui provient de la transformation de leur tégument externe. Les Tovomitas vivent dans l'Amérique tropicale, particulièrement dans le bassin de l'Amazone ; on en connaît environ 30 espèces. Les espèces principales sont le T. Brasiliensis Mart. et le T. Schomburgkii Planch. et Triana, qui se rencontrent dans les forêts du N. du Brésil et des Guy ânes. Le latex des Tomovitas, comme celui de plusieurs autres Guttiferes, sert à la préparation de la gomme-gutte (V. ce mot). W. R.
TOVOTE (Heinz), romancier allemand, né à Hanovre le 42 avr. 4864. Après avoir étudié la philologie à Gœttingue, il entreprit un voyage en Autriche et en Italie, puis se fixa à Berlin, où il se voua entièrement à la littérature. Il a publié déjà un grand nombre de romans et de nouvelles tout débordants de sensualité, dont le succès est considérable. Nous citerons : Fallohst, wurmstichige Geschickten (4889), /m Liebesrausch (4890), Frûhangs^wrm(4894), Ich,nervôse Novellen (4892), Bas Ende vom Liede (4894), Heisses Blut (4895), Yvette (traduit de G. de Maupassant). H. L.
TOWIANSKI (André), mystique polonais, né à Antoszwiniec (Lithuanie) le 4®^ janv. 4799, mort à Zurich le 43 mai 4878. Avocat à Vilna de d 84 8 à 4826, il émigra après l'insurrection polonaise de 4831, vint pour quelque temps à Paris (en 4835), y subit l'influence de Saint-Simon, revint à la capitale de France en 4840 et y commença, en 4844, ses conférences sur la nécessité de transformer l'état social de l'humanité par un mysticisme élevé. C'est alors que Mickiewicz subit son influence. Ce disciple génial exposa la doctrine de Towianski dans l'ouvrage intitulé V Eglise officielle et le Messianisme (Paris, 4842-43, 2 vol.). Towianski n'a pas laissé d'exposé complet de sa doctrine. En 4842 (puis de nouveau en 4848), on l'obligea de quitter la France. Il se fixa d'abord à Rome, puis en Suisse. V. BuGiEL.
BiBL. : Semenenko, Towianski et sa doctrine; Paris, 1850. — Begey, VIncontro di due grandi; Bergame, 1899.— La bibliographie polonaise se trouve indiquée dans l'Histoire de la littérature polonaise de M.-S. Tarnowski, t. V.
TOWNSEND (Sir R.), homme politique anglais (V. Farquhâr),
TOWNSVILLE. Ville maritime d'Australie, colonie de Queensland, sur la baie Cleveland; 3.565 hab. (43.015 avec les faubourgs). Rade ouverte desservie par des wharfs. Commerce considérable, exportation des produits de district pastoral et minier et de la vallée du Burdekin (mines d'or). Fabrique de savon, fonderies, brasseries. Des aqueducs y amènent une eau de bonne qualité.
TOWY. Fleuve de Gy^ande-Bretagne (Y . ce mot.t.XIX, p. 158). ^ '
TOX. Com. du dép. de la Corse, arr. de Corte, cant. de Pietra; 643 hab.
TOXICODENDRON (Bot.) (V. Sumac).
TOXICOLOGIE(Pharm.). Science qui s'occupe de l'étude des poisons, de leur action, de leur recherche. Elle procède, par suite, de la physiologie, en ce qu'elle étudie l'effet des poisons sur l'organisme, les symptômes de l'empoisonnement et qu'elle cherche à les combattre par l'usage d'antidotes. Elle procède, d'autre part, de la chimie analytique, en ce qu'elle utilise, pour la recherche du poison dans les organes, des procédés de recherche et d'analyse établis sur les propriétés des corps soupçonnés d'avoir été employés comme poisons. S'agit-il de rechercher un poison minéral, il y aura lieu de détruire les substances organiques des matériaux à examiner; après quoi, on pourra chercher dans cette sorte d'extrait concentré, privé de matières organiques, la présence de poisons tels que l'arsenic, l'antimoine, les sels de plomb, de cuivre, de mercure... Selon le poison, il y aura lieu d'employer tel
mode de destruction de préférence à tel autre. S'agit-il de rechercher une substance organique, le procédé variera avec chaque substance ou chaque type de substance (chloroforme, alcaloïdes, acide cyanhydrique...). L'observation, par le physiologiste, des symptômes de l'empoisonnement facilite les recherches du chimiste en lui indiquant dans quel sens il doit diriger ses recherches. V. H.
TOXINES (Chim. et PhysioL). On donne le nom générique de toxines aux produits toxiques sécrétés par les cellules vivantes, que ces dernières appartiennent à un organisme composé ou bien qu'elles soient isolées, comme les microbes. Mais ces produits multiples ont, pour les besoins de la classification, été groupés en trois divisions, et c'est aux substances appartenant à l'une de ces divisions qu'a été réservé plus spécialement le terme de toxines. C'est ainsi qu'on distingue : les ptomaïnes (V. ce mot), d'origine le plus souvent microbienne, et dont la nature chimique est relativement bien déterminée; les leucomaïnes (V. ce mot), qui sont des alcaloïdes produits normalement dans les organes de l'animal vivant, et enfin les toxines proprement dites, poisons se rattachant par leurs constitutions au groupe des albuminoïdes, mais dont les fonctions chimiques sont mal connues. Ces poisons, quelle que soit leur origine, n'agissent le plus souvent sur l'économie qu'après une période d'incubation variable provoquant alors dans l'organisme des altérations plus ou moins persistantes.
C'est à Toussaint que revient le grand mérite d'avoir entrevu le rôle des toxines microbiennes, en 4878 ; il attribuait les désordres provoqués par la bactéridie charbonneuse à une matière phlogogène sécrétée par ce microbe. L'hypothèse de Toussaint était confirmée par Pasteur, montrant que les cultures filtrées du choléra des poules peuvent provoquer une série de symptômes identiques à ceux obtenus avec la culture chargée d'éléments figurés ; enfin, en 4887, Charrin avec les cultures de bacilles pyocyaniques, par une série d'expériences démonstratives, établit nettement cette action toxique des substances solubles. Au point de vue chimique, les toxines paraissent surtout formées de mélanges plus ou moins complexes ; à côté de corps de nature alcaloïdique , existent d'autres substances, qui, tout ens'écartant des séries alcaloïdiques, présentent les réactions des albuminoïdes, entre autres des globulines, et que l'on désigne sous le nom de toxalbumines. Les caractères les plus distinctifs des toxines les mieux connues actuellement, celles de la diphtérie et du tétanos, sont de provoquer des modifications de l'organisme à des doses presque impondérables, surtout si on tient compte de la masse de substances inactives qui se trouve dans les produits les mieux purifiés et de ne provoquer ces manifestations qu'après un certain temps d'incubation. Chez le cheval de 500 kilogr., il suffit de 4/4 de centim. c. de malléine pour provoquer la réaction fébrile, 4/40 de centim. c. de toxine tétanique suffit pour tuer un cheval du même poids, et Gauthier arrive à admettre qu'il n'y a pas 4 milligr. de substance active dans la matière injectée. A cette dose, 4 gr. de poison tétanique peut tuer 75.000 hommes. Mais on pourrait décupler les doses toxiques, qu'on n'accélérerait pas l'apparition des symptômes, il faut un laps de temps déterminé pour que le poison, introduit, manifeste son action (V. Tétanos). Aussi tout porte à admettre que ces toxines agissent comme les zymases des ferments digestifs, par un mécanisme totalement inconnu. Gautier, pour expliquer cette action, est conduit à supposer que ces substances, comme les ferments solubles, sont « déjà doués d'une organisation qui se rapproche singulièrement de celle de la trame du protoplasma de la cellule dont ils dérivent». C'est là une idée purement hypothétique.
L'étude des toxines a conduit à une découverte des plus importantes, celle des antitoxines, qui se forment dans le corps des êtres vivants et permettent de neutraliser les effets dangereux des premières. Au point de vue