IV. Peinture (V. Couleur, t. XIlï, p
V. Ordres. — Ordre de la valeur. — Autre dénomination de la Croix de Victoria (V. ce mot).
VALEYRAC. Com. du dép. de la Gironde, arr. et cant. de Lesparre; 828 hab.
VA LFl N -lès-Saint-Claude. Com. du dép. du Jura, arr. et cant. de Saint-Claude; 529 hab.
VALFIN-sur-Valouse. Com. du dép. du Jura, arr. de Lons-le-Saunier„ cant. d'Arinthod; 196 hab.
VALFLAUNÈS. Com. du dép. de l'Hérault, arr. de MontpeUier, cant. de Claret; 411 hab.
VALFLEURY. Com. du dép. de la Loire, arr. de Saint- Etienne, cant de Saint-Chamond; 674 hab.
VALFRAMBERT. Com. du dép. de l'Orne, arr. et cant. (E.) d'Alençon; 513 hab.
VALFROICOURT. Com. du dép. des Vosges, arr. de Mirecourt, cant. de Vittel; 624 hab.
VALGIUS RuFus (C), poète élégiaque et épique du siècle d'Auguste. Il fut lié avec Horace, son aîné, qui le compte au nombre des amis dont il ambitionne le suffrage (Sat., I, X, 82), et lui dédie une ode (Carm., Il, vi) pour le consoler de la perte ^d'un esclave fa¥ori, désigné par le pseudonyme de Mystès. Rhéteur, grammairien et poète fort estimé de son temps, Valgius Hufus qui, par surcroit, fut consul en 742-12, composa des épigrammes, des élégies, un traité de botanique. Il* donna, de plus, une traduction latine de la rhétorique d'Apollodore de Pergame et consigna, sous forme de lettres, les résultats de ses recherches philologiques. Sa réputation fut plus éclatante peut-être que son mérite. Tibulle, qui fait grand cas de lui, le place, non sans exagération, à côté d'Homère : Valgius œterno propior non aller flomero (IV, 1,179 et smy ., A Messala) . Cette hyperbole exprime, à tout le moins, la confiance et l'admiration que les cercles lettrés d'alors professaient pour ses qualités épiques (cf. Horace, H, ix, 18 et suiv. ; peut-être est-il aussi le Pyrrhus — IIuppoç, Rufus — du même Horace, Carm., III, 20). C. Valgius est encore cité par Pline parmi les sources du livre XXI. On n'a rien conservé de lui.
BiBL. : V., pour les textes et références relatifs a cet écrivain, la Littérature romEine de Teuffel, t. Il, p. 63 de la traduction française de Bonnard et Pierson.
VALGODEMAR ou Val Gaudemar. Pays du dép. des Hautes-Alpes, comprenant le bassin de la Sévéraisse, affll. dr. du Drac, soit cinq communes du cant. de Saint-Firmin : Guillaume-Peyrouse, Villard-Loubière, Saint-Maurice, Saint-Jacques, Saint-Firmin ; entouré par dix-huit cimes de plusde3.000m.(0lan,3.578m.;Jocelme, 3.685 m.,etc.), c'est une vallée sombre, très encaissée ; on y voit les ruines du château de Diguières, berceau de la famille L^5diguières.
VALGORGE. Cb.-l. de cant. du dép. de rArdèche,arr. de Largentière; 1.145 hab.
VALGUS (Pathol.) (V. Pird bot, t. XXVI, p. 873).
VALHALLA. Séjour légendaire des héros morts dans la bataille dans la mythologie du Nord : les Eddas et les Mebelungen célèbrent le Valhalla. Cette salle éclatante était précédée, selon le mythe, par le bois Glasir dont les arbres portaient des feuilles d'or. Le fronton du palais est si élevé qu'on ne peut le distinguer qu'à peine ; audessus de la porte occidentale de la salle figure, comme symbole de la guerre, un loup surmonté d'un aigle ; la salle est couverte de boucliers ; ses 540 portes peuvent chacune livrer passage à 800 combattants à la fois, lorsqu'ils sortent pour le grand combat contre le loup Fenri. Ces héros viennent après leur mort se ranger aux côtés d'Odin dans la salle du Valhalla ; elle est parée somptueusement de trophées pour la réception des 'princes célèbres ; les Valkyries leur versent la cervoise et le vin. Tous les rois, même s'ils ne meurent pas en combattant, viennent dans le Valhalla. Chaque matin, au chant du coq, les héros sortent pour se livrer entre eux de sauvages combats ; mais le soir les blessures se ferment et tous se réunissent autour d'Odin qui préside le repas ; Odin ne boit que le vin, et donne les mets aux deux loups Geri et Ireki qui sont toujours à ses côtés. La croyance au Valhalla dans la mythologie du Nord est récente ; ce qui est plus ancien, c'est la foi dans une vie future des morts : Valhalla même signifie salle des morts. Les paradis mythologiques correspondent aux mœurs et aux goûts des peuples : les Grecs rêvent d'éternels jardins où les hommes vertueux s'entretiennent de la nature des choses; les chrétiens imaginent un ciel que la voix des anges en adoration fait retentir de chants mélodieux ; les mahométans promettent de frais ombrages où les appellent de voluptueuses houris ; les peuples du Nord ont inventé l'immense palais de marbre où les héros se donnent de terribles coups d'épée avant de boire ensemble.
VALHALLA — VALLABRÏX
VALHALLA. Panthéon allemand, temple dédié aux grands hommes de l'Allemagne, élevé à Donaustauf, près de Ratisbonne, par le roi Louis I®^' de Bavière. Léo von Klenze fut chargé du plan en 1816 ; la construction commença le 18 oct. 1830 et se termina le 18 oct. 1842. Bâti sur le modèle du Panthéon, le Valhalla, qui est à 98 m. au-dessus du Danube, a 21 m. de haut.
VALHEY. Com. du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. et cant. (N.) de Lunéville, 245 hab.
VALHUBERT (Jean-Marie-Melon-Roger) , général français, né à Avranches le 22 oct. 1764, mort à Austerlitz le 2 déc. 1805. Il ne put entrer dans l'artillerie n'étant pas noble et s'engagea au régiment d'infanterie de Rohan- Soubiss (1784). Il s'enthousiasma pour les idées de la Révolution et fit la campagne de Belgique, mais fait prisonnier au Quesnoy en 1793, il resta interné en Hongrie jusqu'en 1795. Il se distingua à la campagne d'Italie en 1 800 et fut blessé grièvement à Marengo ; nommé général de brigade en 1804, il fut tué d'un éclat d'obus à Austerlitz. Napoléon, qui appréciait sa grande bravoure, prit soin de sa famille et donna son nom à une place de Paris. Son nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe.
VALHUON. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Pol, cant. d'Heuchin; 564 hab.
VALIDÉ, c.-à-d. sultane mère (arabe ouâlida).^om donné en Turquie à la mère du souverain régnant. Les sultans ont toujours aimé à prendre conseil de leurs mères, qui se sont trouvé par là jouer un grand rôle dans la politique de l'Empire ottoman.
VALIERGUES. Com. du dép. de la Corrèze, arr. et cant. d'Ussel; 365 hab.
VALI6NAT. Com. du dép. de l'Allier, arr. de Cannât, cant. d'Ebreuil; 181 hab.
VALIGNY. Com. du dép. de l'Allier, arr. de Montluçon, cant. de Cérilly; 954 hab.
VALINCOUR (Jean-Baptiste-Henri du Trousset de), écrivain français, né à Paris le 1®^' mars 1653, mort à Paris le 5 janv. 1730. Poussé parBossuet, il entra dans la maison du comte de Toulouse qu'il accompagna dans ses campagnes ; il fut blessé à Malaga en 1704. Grand amateur de physique, auteur de quelques écrits sans importance, Vahncour est plus connu par sa liaison avec Racine et avec Boileau que par ses ouvrages. Il eut le talent de se faire nommer historiographe de France, d'hériter du fauteuil de Racine à l'Académie française (1696) et d'entrer encore à l'Académie des sciences (1721). Citons de lui : Lettres de la marquise de *** sur la Princesse de Clèves (Paris, 1678, in-12) ; Vie de François de Lorraine, duc de Guise (1668, in-12) et sa préface de l'éd. de 1718 du Dictionnaire de l' Académie.
BiBL. : FoNTENELLE, Eloçe de Valincour, 1730.
VAL! NES. Com. du dép. de la Somme, arr. d'Abbeville, cant. d'Ault ; 550 hab.
VALJOUFFREY. Com. du dép. de l'Isère, arr. de Grenoble, cant. de Valbonnais ; 808 hab.
VALJOUZE. Com. du dép. du Cantal, arr. de Saint- Flour, cant. de Massiac; 133 hab.
VALKYRŒ (Myth. scandin.). Les Valkyries, c.-à-d. qui choisissent les morts, sont, d'après une tradition relativement récente, les filles resplendissantes de beauté, et les compagnes d'Odin. Sur le champ de bataille, elles vont recueillir les guerriers tombés pour les conduire au Valhalla, le palais d'Odin, où elles-mêmes offrent à boire aux dieux et aux héros. Souvent elles s'intéressent aux combats, « les belles vierges, assises sur leurs chevaux, en une brillante armure, leurs boucliers devant elles, solennellement pensives » (Hâkonarmàl). Parfois elles apparaissent sous forme de nues, parfois sous forme de cygnes. Elles sont au nombre de douze, ou de bien davantage. Dans les Nibelungen, Brunhylde est représentée comme une Valkyrie, piquée par une épine qui l'endort pour avoir désobéi à Odin, et condamnée à épouser un mortel. Th. C.
VAL LA (La). Com. du dép. de la Loire, arr. deMontbrison, cant. de Noirétable ; 443 hab.
VALLA (La). Com. du dép. de la Loire, arr. de Saint- Etienne, cant. de Saint-Charaond ; 1.903 hab.
VALLA (Lorenzo), humaniste italien, né à Rome en 1405, mort à Naples en août 1457. Célèbre de bonne heure comme latiniste, il enseigna l'éloquence à Pavie, Milan et Rome ; il quitta cette ville en 1440, de peur d'être inquiété à l'occasion de son livre sur la donation de Constantin, et s'attacha à la fortune d'Alphonse d'Aragon, roi de Naples (! 443) ; mais quand l'humaniste Nicolas V fut monté sur le trône pontifical, il rentra à Rome et obtint même la charge de secrétaire apostolique. Son caractère violent et sarcastique lui attira de retentissantes querelles, notamment avec Georges de Trébizonde et le Poffffe (1451-53).
Valla peut être considéré comme le plus ancien représentant de l'esprit critique ; il n'applique pas seulement cet esprit à la grammaire et à la reconstitution dés textes (éditions d'Hérodote, de Thucydide, conjectures sur Tite- Live, commentaire sur Salluste), mais à la plupart des sciences, et à toutes il fait faire un pas décisif. Dans ses Elegantiœ linguœ latinœ (en six livres, 1444), qui tiennent le milieu entre un dictionnaire et une grammaire, il conteste l'autorité absolue de Cicéron en matière de langue, fonde la théorie du bon style sur l'étude exclusive des textes, fait la part des infiltrations étrangères dans le latin et jette les bases delà grammaire historique. Dans ses Disputationes dialecticœ^ il se pose en adversaire d'Aristote et raille le fatras scolastique. Dans ses Adnotationes in Novum Testamentum, il prouve que la Vulgate attribuée à saint Jérôme fourmille d'erreurs et montre comment doit être constitué le texte des Evangiles. La critique gram.maticale le conduit à renouveler non seulement la philosophie et l'exégèse, mais l'histoire : dans son opuscule sur la donation de Constantin, il montre, avec une sagacité et une pénétration dignes d'un critique des temps modernes, qu'il faut reléguer au rang des fables cette prétendue donation, faite au pape Silvestre, de Rome, Naples, la Sicile, les Gaules et l'Espagne. Portant la même netteté de vues et la même tendance positiviste en morale, il ose soutenir contre la doctrine stoïcienne que le but de la vie est le plaisir, et il tâche de concilier cette doctrine avec le christianisme {De voluptate et vero bono). Enfin, il faut ajouter à toutes ces œuvres un dialogue hardi où il s'élève contre l'institution des ordres monastiques [De profesione religiosorum), et une histoire de Ferdinand d'Aragon (Historia Ferdinandi, régis Aragoniœ, publiée pour la première fois à Paris en 1521). Les œuvres complètes de Valla ont été publiées à Râle en 1541. A. Jeânroy.
BiBL. : G. VoiGT, Die Wiederbelebung des klassischen Alterthiims, — G. Vahlen, L. Valla, èin Vortrag; Berlin, 1870. — G. Mancini, Vita di L. Valla; Florence, 181)1. — F. von WoLFF, L. Valla. sein Leben und seine Werhe; Leipzig, 1893. — Ph. Mon'nier, le Quattrocento : Paris, 1900, 1. II, ch. VI.
VALLA (Giorgio), érudit et médecin italien, né àFlorrence vers 1430, mort à Venise en 1499, cousin du précédent. Il fut professeur à Venise (1476-81) et à Milan, mais on ne coimaît pas le détail de sa vie, qui fut fort agitée. Il cultiva toutes les sciences et laissa un ouvrage encyclopédique qui ne fut publié qu'après sa mort par son fils (De expetendis et fugiendis rébus; Venise, 1561, 2 vol. in-fol.).Il est, en outre, l'auteur de commentaires sur Cicéron, de traductions diverses et de nombreux traités de médecine. A. J.
BiBL. : Bayle, Dictionnaire historique. — Tiraboschi, Storia délia Lett. ital.^ t. VI, 2" partie.
VALLABHA, réformateur hindou (V. Hindouisme).
VALLABRÈ6UES. Com. du dép. du Gard, arr. de Nîmes, cant. d'Aramon ; 1.822 hab.
VALLABRIX. Com. du dép. du Gard, arr. et cant. d'Uzès ; 316 hab.
YALLADOLÏD -- VALLEGALLE
VAL LÂDOLiDJ.ViLLEj-—Ville{i'Espagne(aiic. royaume de Léon), cii.-l. de province, à 150 kii. (242 par le chemin de fer) au N.-N.-O. de Madrid, sur le Pisuerga, au confluent de FEsgueva, à une ait. de 679 m. ; 68,746 liab. Stat. du chem. de fer d'Irun à Madrid, avec embranchements sur Miranda de Rio Seco, Aranda de Duero et Calatayud; Archevêché. Ch,--1. delà capitainerie générale de Vieille-Castille.
Valladolid « la noble» a de nombreux monuments : sa cathédrale, commencée en 1584, est encore inachevée, les couvents de San Pablo et de San Gregorio sont célèbres pour leurs façades extrêmement riches ; dans le premier résida Torquemada ; on montre encore la maison où mourut Colomb et celle où résida Cervantes, la Plaza Mayor. construite sous Philippe II sur un plan grandiose ; les maisons qui Tentourent sont soutenues par 400 colonnes de granit. Ses mut^ailies ont été remplacées par de belles promenades. Valladolid a un des plus riches musées de l'Espagne; son Université, où professent 35 professeurs, est fréquentée par 880 étudiants et possède une bibliothèque de î 52.000 vol., il y a en outre 8 collèges. L'industrie est active, Valladolid est la ville la plus industrielle de l'Espagne après Barcelone, elle fond le fer, tisse la laine, le drap, la soie, fabrique du papier, des produits chimiques, des poteries, des cuirs, etc. Elle fait, en outre, un commerce actif des denrées agricoles de sa riche campagne. Cette activité lui donne un aspect tout à fait rare en Espagne. Eile existait, sous le nom de Belad-Oualid, à l'époque arabe, puis fut la capitôle de l'Espagne, avec Tolède jusque sous Philippe II, qui la fit reconstruire après l'incendie de 1561, mais transféra la capitale à Madrid. Philippe ÏIl essaya de lui rendre la primauté, mais sans y réussir. Dans la guerre de l'Indépendance, elle fut prise par les Français le 12 juin 1808. Christophe Colomb y est mort en 1506, Philippe II y naquit en 1527, ainsi que le grand poète don José Zorilla (f 1893).
II. Province. — Prov. d'Espagne, une des quatre formées du démembrement de l'ancien royaume de Léon. Elle est bornée par les prov. de Zaraora à l'O. , Léon au N.-O. , Paîencia au N., Burgos à i'E., Ségovie au S.-E., Avila au S., et Salamanque au S.-O. Sa forme est extrêmement irrégulière. 7.569 kii. q. ; 276.366 hab.
La prov. de Valladolid est tout entière sur l'Altiplanicie ou plateau de Vieiile-Castille, mais elle s'étend en larges plaines, de 6 à 700 m. d'alt., sans qu'aucune montagne de l.ÔOO m. la traverse. Le climat est continental et rigoureux. La moyenne annuelle est de 11^,9. Les pluies sont peu abondantes, 0^,296 par an. Aussi les fleuves sont-ils pauvres, malgré l'appoint des eaux pyrénéennes. Le Duero et ses principaux affluents, Pisuerga, Vaideraguay-Seguillo, Céaà dr., Duraton, Ceya, Eresma, Zapardiel et Trabancos à g., parcourent la province, mais ne lui rendent que peu de services, car ils ne sont pas navigables et coulent au fond de profondes gorges, d'où l'eau n& peut féconder le plateau. Et cependant la prov. de Valladolid est une des plus fertiles de l'Espagne, et produit une grande quantité de céréales. La répartition des terres est la suivante : 125.000 hect. de forêts plus ou moins aménagées ; les terres de regadio ou irriguées ne couvrent pas 1.300 hect., mais les secanos ou terres non irriguées sont cultivées en céréales sur 410.000 hect.,, en vignes sur 107.000, en pâturages et varennes sur 82.000, en olivettes et autres vergers sur 30.000 environ. On compte 390.000 moutons, 5.000 chèvres, 1.800 porcs, 39.000 bêtes à cornes, 4.500 ânes, 3.300 chevaux, 5.500 mulets, et il y a 3.400 ruches.
L'industrie est active, bien que l'on n'exploite pas les minerais ; quelques carrières produisent de bonnes pierres. La plus grande partie des usines est groupée à Valladolid même, et l'activité industrielle s'applique à une grande diversité d'objets. Comme dans toute l'Espagne, ce qui manque le plus, ce sont les voies de communication, car les fleuves ne sont pas navigables ; il y a environ 230 kii.
de ch. de fer, dont la grande ligne Ïrun-Madrid et ïrun- Lisbonne, qui s'en sépare à Médina del Campo. La population est purement castillane.
Les 237 ayuntamientos ou communes sont réparties entre les 10 partidos judiciales ou districts de Médina del Campo, Médina del Rio Seco, Mota del Marques, Naval dei Rey, Olmedo, Penafiel, Tordesillas, Valoria la Buena, Valladolid et Villalon. J.-G. K.
BiBL. : Resefm geograifica y estoxlistica, de Espana.
VALLAGE (Le). Ancien pays de France (V. Marne et Marne [Haute-]).
VALLAN. Com. du dép. de l'Yonne, arr. et cant.(0.) d'Auxerre ; 613 hab.
VALLANGOUJARD. Com. du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Pontoise, cant. de l'Tsîe-Adam ; 367 hab.
VALLAN S. Gpm. du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Niort, cant. de Frontenay ; 531 hab.
VALLANT-Saint-Georges. Com. du dép. de l'Aube, arr. d'Arcis -sur-Aube, cant. de Méry-sur-Seine ; 380 hab, Stat. du chem. de fer de FEst.
VALLAURIS. Com. du dép. des Alpes-Maritimes, arr. de Grasse, cant. d'Antibes, au-dessus du golfe Jouan ; 6.247 hab. (3.929 aggl.). Stat. du chem. de fer de Marseille à Nice. Culture de roses; fabr. de parfumerie, d'huiles, de poteries dites du golfe Jouan. Station hivernale très fréquentée ; bains de mer.
VALLAYER (Anne), peintre (V. Coster [W^]).
VALLDElViySÂ ou VALDEMOSA. Ville de Majorque, dans les lies Baléares, distr. et à 14 IdL N.-N.-O. de Palm a, sur le San Gros; 1.640 hab. Célèbre parla beauté de sa situation, à l'entrée des Estrets de Valldemusa, belle gorge resserrée et rempHe d'une admirable végétation. Le col du même nom traverse la chaîne de montagnes qui la sépare de la mer et réunit Valldemusa à son port. A peu de distance est le château de Miramar où les pèlerins vont adorer une image miraculeuse de la Vierge et la grotte de « saint Raymond Lulle ».
VALLE (Le). Village de File de Guernesey ; 4.000 hab. Carrières de granité. Serres où l'on force le raisin et la tomate pour l'exportation en Angleterre. Le chenal du Braye du Valle, qui jusqu'au xvi® siècle isola ce district du reste de l'île à marée haute, est envasé. Ruines du château du Valle. Monuments mégalithiques.
VALLE-d'Alesani. Ch.-l. de cant. du dép. de la Corse, arr. de Corte, sur les pentes du mont Olmelli, au-dessus du petit fleuve Alesani: 668 hab. Théâtre de la victoire de Charles, fils de Charlemagne, sur les Sarrasins (810), et du massacre des Yaudois corses (1350). En 1736, le baron de Neuhoff fut proclamé roi de Corse au couvent d'Alesani.
VALLE-di-Campoloro. Com. du dép. de la Corse, arr. de Bastia, cant. de Cervione ; 258 hab.
VALLE-m-Mezzana. Com. du dép. de la Corse, arr. d'Ajaccio, cant. de Sarrola-Carcopino ; 413 hab.
VALLE-Di-RosTiNO. Com. du dép. de la Corse, arr. de Corte, cant. de Morosaglia; 523 hab.
VALLE-d'Orezza. Com. du dép. de la Corse, arr. de Corte, cant. de Piedicroce; 279 hab.
VALLE (Pietro délia), vovageur italien, né à Rome le 2 avr. 1586, mort à Rome le 21 avr. 1652. Il s'embarqua à Naples en 1614 pour l'Orient, visita la Turquie, l'Egypte, l'Arabie, la Perse, l'Inde pendant onze ans en se familiarisant avec la langue et les mœurs de ces pays. Il revint à Rome en 1626, rapportant d'Egypte deux momies (qui sont à Dresde). Ses connaissances et son goût pour la musique étaient aussi remarquables. Le récit de ses voyages a paru à Rome (1650-58) sous le titre : Viaggi in Turchia, Persia et India, etc.; il est très intéressant, malgré la crédulité de Valle. Ph. B. VALLE (Francisco Perez del) (V. Ferez del Valle). VALLE-Verbi (Robert del) (V. Kïlwârdeby). VALLEGALLE. Com. do dép. de la Corse, arr. de Bastia, cant. d^Oletta: 289 hab.
VALLÉCULE - VALLET
VALLÉCULE (Bot.) (V. Ombellifères).
VALLÉE (Géol.) (V. Tectonique).
VALLÉE (La). Gom. du dép. de la Charente-Inférieure, arr. de Saintes, cant. de Saint-Porchaire ; 675 hab.
VALLÉE-aux-Bleds (La). Corn, du dép. de l'Aisne, arr. et cant. de Vervins ; 390 hab.
VALLÉE-Mulâïre (La). Gom. du dép. de l'Aisne, arr. de Vervins, cant. de Wassigny ; 366 hab. Stat. de chem. defer.
VALLÉE (Jacques) (V. Desbarreâux).
VALLÉE DE PiMODAN (De Rarécourt de La). Famille française^ (V. Pimodân).
VALLÈGUE. Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. et cant. de Villefranche ; 510 hab.
VÂLLEIRY. Com. du dép. de la Haute-Savoie, arr. et cant. de Saint-Julien-en-Genevois ; 671 hab. Stat. du chem. deferP.-L.-M.
VALLENAY.;Com.dudép. du Cher (V.Bigny-Vallenay).
VALLENDAR. Ville de la prov. du Rhin, cercle de Coblentz, sur la r. dr. du Rhin et sur un contrefort S.-O. du Westerwald ; 3.799 hab. Stat. de chemin de fer et de bateaux à vapeur. Eglise restaurée en 1839, avec une tour du XV® siècle et de belles peintures sur verre. Six fabriques de cigares ; fabr. d'effets militaires, de Champagne. Vignobles. A 1 kiL E., ruines du cloître de Schœnstadt, bâti en 1143. A 2 kiL, Weitersburg, magnifique point de vue sur la vallée du Rhin. Vallendar est rejoint à l'île de Niederwertli. Ph. B.
VALLENTIGNY. Com. du dép. de l'Aube, arr. de Barsur-Aube, cant. de Brienne-le-Châleau ; 183 hab. Stat. du chem. de fer de l'Est.
VALLtRARGUES. Com. du dép. du Gard, arr. d'Uzès, cant. de Lussan ; 233 hab. Stat. de chem. de fer.
VALLERAUGUE. Ch.-l. decant. du dép. du Gard, arr. du Vigan, au confluent de l'Hérault et du Claron ; 2.550 hab. Commerce de soies grèges et ouvrées. Patrie du littérateur La Beaumelle, du général^Perrier.
VALLÈRES. Com. du dép. d'Indre-et-Loire, arr. de Chinon, cant. d'Azay-le-Rideau ; 747 hab. Stat. du chem. de fer de l'Etat.
VALLERET. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. et cant. de Wassy; 112 hab. Stat. de chem. de fer.
VALLEREUIL. Com. du dép. de la Dordogne, arr. de Ribérac, cant. de Neuvic ; 352 hab.
VALLERGIS-le-Bois. Com. du dép. de la Haute-Saône, arr. de Vesoul, cant. de Noroy-le-Bourg ; 519 hab. Stat. du chem. de fer P.-L.-M.
VALLEROIS-LoRioz. Com. du dép. delà Haute-Saône, arr. de Vesoul, cant. de Noroy-le-Bourg; 145 hab.
VALLEROY. Com. du dép. du Doubs, arr. de Besançon, cant. de Marcliaux; 59 hab.
VALLEROY. Com. du dép. de la Haute-Marne, arr. de Langres, cant. de Fays-Billot; 108 hab.
VALLEROY. Com. du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. et cant. de Briey ; 455 hab. Stat. de chem. de fer.
VALLEROY-aux-Saules. Com. du dép. des Vosges, arr. et cant. de Mirecourt ; 220 hab.
VALLEROY-le-Sec. Com. du dép. des Vosges, arr. de Mirecourt, cant. de Vittel ; 213 hab.
VALLERY. Com. du dép. de l'Yonne, arr. de Sens, cant. de^Chéroy ; 619 hab.
VALLÈS (Jules), littérateur français, né au Puy (Velay) le 10 juin 1832, mort à Paris le 14 févr. 1885. Fils d'un professeur, il fit ses études au collège de Saint-Etienne, puis de Nantes. Envoyé à Paris en 1849 pour se présenter à l'Ecole normale, il s'abandonna à son goût pour la vie d'aventures et resta pauvre et isolé sur le pavé de Paris : un complot chimérique pour enlever le président Louis-Bonaparte lui valut quelques jours de Mazas. Il retourna à Nantes auprès de ses parents, puis revint à Paris où Gustave Planche le prit pour secrétaire : il lui a conservé un affectueux souvenir. Après la mort du critique, Vallès fut un nloment professeur libre, puis alla à Nantes écrire V Argent, livre violent, original, d'une couleur lit-
téraire un peu forcée, où se marquait déjà son talent. Il entra alors comme chroniqueur de la Bourse au Figaro (alors bihebdomadaire) et vécut plusieurs années de bohème littéraire au quartier Latin. Pendant les quatre années suivantes, il vécut en la qualité modeste d'expéditionnaire à la mairie de Vaugirard. En 1860, un article àVL Figaro {le Dimanche d'un jeune homme pauvre) le fit remarquer et lui ouvrit la Revue européenne, la Presse, la Liberté, Y Epoque; il réunit ses divers articles en 1866 dans les Réfractaires, véritable roman des déclassés de la vie parisienne. Le succès de ce livre le fit Gngdiger kV Evénement de Villemessant dans de brillantes conditions. Vallès continua ses articles pittoresques et paradoxaux, se faisant l'historiographe des saltimbanques, des forains, des banquistes; il en fit un volume, la Bue, terminé par une cinquantaine de pages de souvenirs champêtres et rustiques : son talent de description, soji goût pour l'effet, en font un artiste plus qu'un écrivain, et sa philosophie est pauvre. Ayant quitté l'Evénement, Vallès retomba dans la vie de hasard et fonda un journal d'une verve extraordinaire dans son brutal réalisme : la Rue(iS61), qui fut supprimée au bout de sixmois.Enl868, Vallès rentra au Fz^aro ; en 1869, il se porta contre Jules Simon comme « candidat de la misère » et fonda le Peuple, journal éphémère; il échoua complètement et se vit reprocher très vivement d'avoir servi d'instrument inconscient à une manœuvre électorale. Pendant la guerre de 1870, Vallès, mêlé aux troubles qui suivirent les premières défaites, fut enfermé à Mazas (août 1870) : le 4 sept, l'en fit sortir; il s'affilia aussitôt à l'Internationale et joua un rôle dans toutes les agitations pendant le siège de Paris. Après la capitulation, il fonda son célèbre journal, le Cri du Peuple; membre de la Commune, il émit des idées pacifiques, espérant réconcilier la bourgeoisie et le peuple : son journal fut un des moniteurs de l'insurrection. Vallès fut un des derniers combattants sur les barricades du XI« arrondissement et parvint à s'échapper. Il resta à Londres, écrivant anonymement à V Evénement (des chroniques réunies sous le titre : la Rue à Londres), au Voltaire (Chroniques de V Homme masqué). En 1878, il commença en feuilleton dans le Siècle la publication d'un roman autobiographique en trois parties qui est son œuvre principale : Jacques Vingtras {l'Enfant, 1879; le Bachelier, 1881; rinsurgé, 1886). Rentré en France après l'amnistie, Jules Vallès fit reparaître le Cri du Peuple, plus révolutionnaire que jamais. Le socialisme de Vallès est enfantin et ses idées philosophiques très courtes. Son talent littéraire même, dont l'outrance fait le pittoresque, est bien souvent d'une rhétorique paradoxale et forcenée. L'enterrement de Jules Vallès, auquel son journal avait convié, sous les plis du drapeau rouge, tous les malheureux, fut une sorte d'émeute.
VALLESPIR. Partie méridionale de l'ancien Roussillon; forme actuellement l'arr. de Céret du dép. des Pyrénées-Orientales. C'est le territoire français continental qui s'avance le plus au midi. La vallée de Vallespir est la conque supérieure du fleuve côtier Tech ; elle a 55 kiL de long, de l'O.-S.-O. au N.-N.-E., 45.000 hect. et 50.000 hab. Les villes principales sont Céret, le cheflieu, les ports de Port-Vendres, CoUioure, Bânyuls,Amélie-les-Bains, etc. Carrières de marbre^; mines de fer et de cuivre argentifère. Vignobles.
VALLESVILLES. Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. de Villefranche, cant. de Lanta; 317 hab.
VALLET. Com. du dép. delà Charente-Inférieure, arr. de Jonzac, cant. de Montendre; 304 hab.
VALLET. Ch.-l. de cant. du dép. de la Loire-Inférieure, arr. de Nantes ; 4.739 hab.
VALLET de Viriville (Auguste), historien français, né à Paris en 1815, mort le 22 févr. 1868. Après avoir passé par l'Ecole des chartes, d'où il sortit en 1837, il fut nommé archiviste du dép. de l'Aube, et, en cette qualité, publia un volume intitulé Archives historiques du
VALLEÏ — VALLIERES
département de VAube et du diocèse de Troyes (1841, in-8). En 184^2, il fut attaché à la Bibliothèque nationale à Paris, puis, lors de la réforme de TEcole des chartes par M. de Salvandy, en 1837, nommé répétiteur à cette école; un peu plus tard, il y devint professeur et il occupa sa chaire jusqu'à sa mort. Travailleur infatigable et professeur zélé, Vallet de Viriville a laissé à FEcole des chartes une mémoire honorée. Son Histoire de Charles Vil (186^ à 1866, 3 vol. in-8), pleine de documents nouveaux, n'a été dépassée que dans ces dernières années par celle qu'on doit au marquis de Beaucourt. Les principales publications de Vallet sont, outre celles que nous venons de citer: Mémoire sur la manière dont on doit écrire le nom de la Pucelle d'Orléans (in- 4) ; Histoire de Vinstruction publique en Europe, principalement en France (1852, in-8, ouvrage dépassé aujourd'hui) ; Iconographie historique de la France (1853, in-8) ; Recherches sur Jeanne d'Arc (1855, in-8) ; Recherches sur Agnès Sorel (1856, in-8) ; les Inventeiirsde l'imprimerie en Allemagne (1858, in-8); Procès et Condamnation de Jeanne c?'irc(1867, in-8). Vallet de Viriville a collaboré assidûment à la Bibliothèque de VEcole des chartes et à d'autres recueils d'érudition relatifs au moyen âge.
VALLETOT. Com. du dép. de l'Eure, arr. de Pont- Audemer, cant. de Routot ; 246 hab.
VALLGREN (Ville), sculpteur finlandais, né à Borgâ le 15 déc. 1855. 11 étudia d'abord sous la direction de K.-E. Sjôstrand, puis vint à Paris en 1878 pour entrer à l'Ecole des beaux-arts, où il fut l'élève de Cavelier. Il est établi à Paris. Ses œuvres, d'une grande distinction, très habiles de facture, jamais banales, lui ont valu la faveur de plus en plus marquée des connaisseurs et du public. Elles sont très nombreuses et très variées : tigiires de genre, statuettes et reliefs, sujets mythologiques ou religieux, statues monumentales, objets d'art, bronzes (écuelles, appliques, pieds de lampe, etc.). Nous ne pouvons eu citer qu'une faible partie : Faune jouant de la flûte (1881), la Fille du village (1882),' Petit Pêcheur (iSS3), Mikaël Agricola (iSSQ), Echo (1886), Tortel Knutsson (1887), Marjatta (1888), Ophélie (relief 1889), Aino (1889), Christ en croix (1890). A7nour maternel (1891) , Caïn (1892) , Misère, l'Aveugle (1893), Cheminée (1894), Bigoudine (id.), fierté', Dégel (1898), Danse des fleurs (iS99), Méditation (1900), etc. Il faut ajouter encore à cette Hste les bustes de M"^" Segond-Weber, de M'^^ Decori, etc. — Sa femme, M*^^ Antoinette Vallgren, est l'auteur de médaillons, de bustes, et principalement de couvertures en cuir ou en bronze patiné (pour Saint-Jean l'Hospitaher, pour Jean Garriès) d'un grand mérite artistique. Th. C.
VALLICA. Com. du dép. de la Corse, arr. de Calvi, cant. d'Olmi-Cappella; 250 hab.
VALU ÈRE. Rivière du dép. du Jura (V. ce mot).
VALLIÈRE (Louise-Françoise de La. Baume-le-Blâng DE L.\), née à Tours le 6 août 1644, morte à Paris le 6 juin 1710. Elle était fille de Laurent, seigneur de La Vallière, gouverneur du château d'Amboise, et de Françoise Le Prévost. Sa mère s'étant remariée avec Saint- Rémy, premier maître d'hôtel de Madame, Louise devint fille d'honneur de Madame, le 9 mars 1661. Elle avait dix-sept ans, des cheveux blonds argentés, un beau teint, des yeux bleus, un sourire charmant, le regard tendre et modeste, une jolie voix ; elle boitait légèrement, elle avait « la grâce plus belle encore que la beauté ». Avec cela douce, sincère, naïve, et pas d'ambition. Le roi la vit; elle l'aima. Elle essaya de résister à sa passion, puis céda, à Fontainebleau, dans le courant de 1661. Elle n'eut rien d'une maîtresse en titre, vivant entre son amour et ses perpétuels remords. Elle s'affichait si peu qu'elle fut en butte aux galanteries de Loménie de Brienne, et même à celles de Fouquet (qui lui fit, dit-on, offrir de l'argent). Pendant deux ans c'est en réaUté pour elle que le roi
donna ses fêtes les plus brillantes, le carrousel des Tuileries de 1662, les fêtes de Versailles de 1664, mais elle en était, comme on l'a dit souvent, « l'objet caché ». Elle eut du roi Marie-Anne de Bourbon (née le 2 oct. \666, légitimée en 1667 sous le nom de Mademoiselle de Blois, depuis princesse de Conti), le comte de Vermandois et d'^ux fils morts jeunes. Soucieuse de sa réputation, désireuse de ne pas offenser la reine, elle cachait avec soin ses grossesses ; Colbert était chargé de la faire accoucher en secret. Malgré les intrigues de Madame et de la comtesse de Soissons, qui voulaient exciter la jalousie de la reine, c'est seulement en 1667 que sa position devint pubhque par la légitimation de ses enfants, et par l'érection en duché-pairie des terres de Vaujour en Touraine et de Saint-Christophe en Anjou, que le roi avait achetées pour elle. Mais ses couches avaient altéré sa santé, et le roi, qui ne lui était d'ailleurs pas strictement fidèle, n'était pas homme à garder toujours la même maîtresse. Il fit même servir la « petite violette» à couvrir ses nouvelles amours avec M*® de Montespan. Louise, pour rester auprès de celui qu'elle aimait, supportait sa dureté blessante et servait la favorite comme une femme de chambre. Elle s'enfuit cependant chez les bénédictines de Saint- Cloud, mais le roi l'y fit rechercher. En févr. 1671, elle alla s'enfermer à Chaillot ; Colbert vint l'y reprendre ; elle se laissa ramener à Versailles, le roi lui témoigna quelque affection, et on la vit, avec Marie-Thérèse et la Montespan, dans le carrosse des trois reines. Mais, à la suite d'une maladie grave, ses dégoûts et sa piété furent les plus forts ; elle se confia au maréchal de Bellefonds et à Bossuet. En avr. 1674, elle prit publiquement congé du roi, demanda pardon à la reine, et alla vêtir l'habit (20 avr.) chez les carmélites de la rije Saint- Jacques. Bossuet prêcha pour sa profession (4 juin 1675). Dès lors elle ne fut plus que sœur Louise de la Miséricorde ; elle recevait la reine, la seconde duchesse d'Orléans, même W^^ de Montespan, qui vint lui demander conseil après sa chute. M™^ de Sévigné dit qu'elle était restée belle. Elle avait une sorte de passion pour les austérités du cloître et on la trouva souvent évanouie. Elle avait écrit des Réflexions sur la miséricorde de Dieu qui furent publiées avec des lettres d'elle et un abrégé de sa vie, par Lequeux en 1767 (in-12) et par M"^^ de Genlis en 1804. En 1854, Romain-Cornut les republia sous ce titre les Confessions de M^^' de La Vallière, avec des corrections qu'il attribua faussement à Bossuet. Une nouvelle édition a été donnée par P. Clément en 1860(2 vol. in-12).
— Les portraits authentiques de La Vallière sont rares. Peu de temps avant de quitter la cour, elle s'était fait peindre par Mignard, entre ses deux enfants, avec (d'après le biographe de Mignard) une bulle de savon et ces mots : Sic transit gloria mundi. Ce portrait est sans doute celui qui est conservé dans la famille d'Oilliamson, et dont une copie est à Versailles ; mais au lieu d'une bulle de savon y figure une rose flétrie. On la reconnaît également dans un émail de Petitot qui est au Louvre. C'est une fausse tradition qui prétend retrouver ses traits dans la Madeleine de Lebrun au Val-de-Grâce, — Son frère Je an- François, marquis de La Vallière, mort en 1676, fut un parfait intrigant. H. Hauser.
BiBL. : V. Louis XIV, Montespan (M^^^ de), Bossuet, Madame, Soissons (Comtesse de), Fouquet. — Outre les éditions des Réflexions et le sermon de Bossuet, citons : Choisy, Mémoires. — M""" de Sévigné, Lettres. — M-^^de Caylus, Mémoires. — Voltaire, Siècle de Louis XIV.
— Walckenaer, Mémoires sur M'^^^ de Sévigné.— Quatre- MÈRE de Boissy, Histoire de M""" de Lu Vallière. — Sainte-Beuve, Lundis, t. IL —Arsène Houssaye, M"»" de LaVallière et M™'' de Montespan; Paris, 1860. — Eud. SouLiÉ, les Portraits authentiques de Mii" de La Vallière; Versailles, 1866, in-8. — H. Duclos, Af™*» de La Vallière et Marie-Thérèse; Paris, 1869, in-8. — J. Lemoine et André Lichtenberger, le Marquis de La Vallière, dans Revue de Paris, 15 sept. 1901.
VALLIERES. Com. du dép. de FAube, arr. de Barsur-Seine, cant. de Chaource; 310 hab.
VALLÏÈRES
VALMÎKI
VALLiERES. Com. du dép. de la Oeuse, arr. d'Aubussoii, cant. deFelletin; 2.610 hab.
VALLI ,RES. Corn, du dép. de la Haute-Savoie, arr. d'Annecy^ cant. de Rumiily; 801 hab.
VALL!ÈRE8-les-Grândes. Gom. du dép. de Loir-et- Cher, arr. de Blois, cant. de Montrichard; 1.081 hab.
VALLiGUIÈRES. Com. du dép. du Gard, arr. d'Uzès, cant. de Remoulins; 369 hab.
VALLIQUERVILLE. Com. du dép. de la Seine-Inférieure, arr. et cant. d'Yvetot; 1.023 hab.
VALLISNERiA (Vallisneria Mich.). I. Botanique. ~ Genre d'Hydrocharidacées-Yallisnériécs, formé pour une herbe submergée des régions tempérées et chaudes du globe, à feuilles basilaires, linéaires, nombreuses. Fleurs dioïques, renfermées dans une spathe, les mâles groupées en faux capitule et trimères avec 2-3 étamines, les femelles solitaires, avec ovaire infère, multi-ovulé et 3 sépales et 3 staminodes; le pédoncule, très long, souvent enroulé en spirale, se déroule au moment de la fécondation, le pollen flottant alors à la surface de Teau. Fruit membraneux, graines non albuminées; maturation sous l'eau. Le F. spiralis L., souvent cultivé dans les jardins, remonte dans le canal de la Marne au Rhin jusqu'à Charenton.
IL Horticulture. — Le Vallisneria spiralis L. se développe facilement dans les cours d'eau peu profonds des régions tempérées. Il offre peu d'intérêt au point de vue horticole, mais il mérite pourtant d'être cultivé à cause des singuliers et curieux phénomènes de sa reproduction que l'on peut observer facilement, en Finstallant dans un bassin ou dans un aquarium, sous quelques décimètres d'eau. Cette plante se multiplie de graines.
VAL LOI RE. Petit pays du Dauphiné (V. Isère).
VALLOIRE. Com. du dép. de la Savoie, arr. de Saint- Jean-de-Maurienne, cant. de Saint-Michel; 1.140 hab.
VAL LOIS. Com. du dép. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Lunéville, cant. de Gerbéviller; 283 hab.
VALLOIS (Les). Com. du dép. des Vosges, arr. de Mirecourt, cant. de Darney; 136 hab.
VALLOiBREUSE (ital. VairOmbrosa). Célèbre couvent de ritahe centrale, situé dans la prov. de Florence et dans la com. de Pelago, à 957 m. d'alt., au milieu d'une solitude boisée qui s'étend sur les flancs duPratomagno. Un chemin de fer à crémaillère, de 8 kil. de long, y conduit de Sant'Ellero. La vue magnifique qu'on y découvi'e sur la vallée de l'Arno en a fait une villégiature estivale. Le couvent, fondé au xi® siècle par saint Jean Gualbert (985- 4073), a été reconstruit en 1637 et sécularisé en 1866. Les bâtiments en sont occupés depuis 1870 par l'Institut forestier du royaume d'Italie (seule station forestière d'Italie). Jolie église et magnifique point de vue de II Paradisino (1.027 m,).
Ordre DE Vallombreuse(V. Gualbert [Saint Jean]).
VALLON. Ch.-l. de cant. du dép. de l'Ardèche, arr. de Largentière; 2.575 hab. (1.904 aggl.). L'hôtel de ville est un château du temps de Louis Xtll (tapisseries).
VALLON-EN-SuLLY. Com. du dép. del'AUier, arr.de Montluçon, cant. d'Hérisson ; 1.724 hab. Stat. du chem. de fer d'Orléans. Fabr. importante de chaux.
VALLON~sur-Gée. Com. du dép. de la Sarthe, arr. du Mans, cant. de Loué; 975 hab.
VÂLLON-CiiÀLYS (Clotildede) (V. Surville).
VALLONÉE ou VÉLANÈDE (Bot.). Fruit du Quercus œgylops L. (V. Chêne, t. X, p. 1066).
VALLONGO ou VALONGO. Village de Portugal, district d'Oporto, à 10 kil. E. de cette ville; 3.600 hab. Mines d'antimoine et de cuivre.
VALLORCINE. Com. du dép. de la Haute-Savoie, arr. de Bonneville, cant. de Chamonix; 527 hab.
VALLOT (Antoine), médecin français, né à Reims en 1594, mort à Paris le 9 août 1671. D'abord premier médecin d'Anne d'Autriche, il succéda à Vautier comme médecin du roi, en 1652. Grand partisan du quinquina, de l'émétique et du laudanum, il eut maille à partir avec
Guy Patin et d'autres médeciiis, mais eut son triomphe en guérissant Louis XïVen 1658 avec le vin émétisé. La même année, il devint surintendant du Jardin des plantes qu'il enrichit beaucoup. La mort d'Henriette, reine d'Angleterre, qu'il soigna en 1669, devint l'occasion d'une nouvelle campagne contre l'émétique et ses défenseurs.
VALLOUISE. Pays de Fancien Dauphiné (actuellement dans les Hautes-Alpes), au pied de la Barre de* Ecrins (4.103 m.), montagne du massif du Pelvoux ; cette vallée comprend le bassin de la Gironde, l'une des branches mères du puissant torrent de la Durance. La surface totale de la Valiouise comprend 270 kil. de glaciers, pentes et précipices : c'est une des contrées les plus convulsionnées du monde, avec la rage de ses torrents et l'élévation de ses cimes ; son chef-lieu Valiouise est situé cependant dans une riante vallée. A l'époque romaine, la grande voie de Briançon à Valence traversait la Valiouise.
VALLOUISE. Com. du dép. des Hautes-Alpes, arr. de Briançon, cant. de l'Argentière; 4.018 hab.
VALLS. Ville d'Espagne, prov. et à 18 kil. N. de Tarragone (Catalogne), ch.-l. de distr., âur FAnguera, aftî. du Francoli; 13.250 hab. Stat. du chem. de fer de Tarragone à Lérida. Valls est le centre d'un district agricole des plus fertiles et a une industrie assez active (tanneries, distilleries, etc.). La vieille enceinte, garnie de tours, percée de cinq portes, subsiste. Les Français y ont remporté une victoire le 25 fév. 1809.
VAL LU M (Antiq. romaine). Ce mot sert parfois dans les auteurs à désigner tout l'ensemble d'un retranchement, mais tel n'est pas son sens propre. Le vallum est la palissade qui couronnait le talus formé de la terre rejetée du fossé qui entourait le camp. Chez les Grecs, les pieux dont on formait cette palissade étaient de jeunes troncs d'arbre, munis de branches assez longues. On les disposait à une certaine distance les uns des autres, de telle sorte que les branches fermaient l'intervalle entre deux pieux. Il résultait de cette disposition que, les branches ofirant une prise facile, les pieux étaient sans peine arrachés. Les Roiiiains, au contraire, ne laissaient que trois et au maximum quatre branches taillées très courtes et fort pointues. Ils les pla<;aient aussi près que possible les unes des autres de manière à ne laisser aucun intervalle, et les pointes des branches étaient tournées vers l'extérieur et rendaient l'abord difficile et dangereux. Chaque soldat portait sur son dos deux ou trois de ces pieux, afin qu'on n'en manquât point dans les lieux où le bois aurait fait défaut.
Le vallum ne servait pas seulement à la défense du camp. On en faisait usage dans les travaux de siège, lorsqu'on entourait la ville pour la bloquer. Parfois l'armée assiégeante en construisait un entre elle et la ville assiégée et un autre sur ses derrières. Elle était ainsi assurée contre toute sortie ou toute attaque venue dn dehors. En même temps, la place s'en trouvait d'autant plus hermétiquement bloquée. A. Baudrillart.
BiBL. : PoLYBE, XVIII, t. I. ExcerpL. Antiq., XVII, H. - TiTE-LivE, XXIII, 5. — César, De bello GaÀlicù, VII, 72, 73.
VALIVIANYA. Com. du dép. des Pyrénées-Orientales, arr. de Prades, cant.de Vinça; 306 hab.
VALMASCLE. Com. du dép. de FHérault, arr. de Lodève, cant. de Clermont-FHérault ; 77 hab.
VALNIEINIER. Com. du dép. de la Savoie, arr. du Saint-Jean - de - Maurienne , cant. de Saint-Michel; (m hsb.
VALilGÈBE. Ccn^doiq) JeLUdf.ni deliriara jaiit. de Couiza ; 88 h'àh*
VALMÎKI, poète, peut être mjllâqui, €ii ioiilcîsdi' vinisé, de la seconde grande épopée hindoue intitulée le Râmâyana. Malgré Fabsence de tout document vraiment authentique, malgré le caractère fabuleux de la tradition qui le concerne, on a des raisons de croire qu'il a existé : le poème dont il est censé Fauteur porte en effet lamar-
VALMÏKÏ — VALOIS
que d'une réelle unité de composition. Il est parlé de lui dans le Mahâbhàrata. Il aurait mis en œuvre les rhapsodies courantes dans le royaume de Koçala (Aoudh actuel), concernant la race du héros solaire, ïkshvâku. En tout cas, il est vraisemblable qu'il vécut (s'il vécut) entre le v^ et le ii® siècle avant notre ère, dans ces régions, sur la rive da Gange.
VALMONDOIS. Com. du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Pontoise, cant. de l'Isle-Adam ; 545 hab. Stat. du chem. de fer du Nord.
VâLMONT. Ch.-l. de cant. du dép. de îa Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot, sur la rivière Valmont, tributaire de la Manche ; 835 hab. Huileries, source ferrugineuse. Eglise avec bel autel en bois moderne. Château du xv<^ siècle attenant à un donjon du xii^ siècle, résidence des seigneurs d'Estoutleville qui fondèrent au xii^ siècle une abbaye cistercienne, et en 4530 reconstruisirent le chœur du monastère, dont une chapelle conservée, avec de belles verrières et des tombeaux, est un chef-d'œuvre.
VALMY (Villa Warismeia, Wahneium, 4432). Com. du dép. de la Marne, arr. et cant. de Sainte-Menehould, sur les pentes d'un plateau crayeux, lisière de la Champagne pouilleuse; 374 hab, Stat. du chem. de fer de Verdun à Châlons et à Reims. — Victoire des Français commandés par Du mouriez et Kellermann sur les Prussiens commandés par Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick, le 20 sept. 4792 (V. Argonne). E. Ch.
VALMY. Village d'Algérie, dép. et arr. d'Oran, dans une vaste plaine, à l'Ê. du grand lac salé d'Oran ; 795 hab. Stat. du chem. de fer d'Oran à Alger. Cultures maraîchères; vignes.. Salines du lac.
VALOGNES. Cb.-l. d'arr. du dép. de la Manche, au centre de la presqu'île du Cotentin, à la source du Merderet; 6.006 hab. Stat. de chem. de fer. Importante exploitation de calcaire ; beurre ; blondes et dentelles. Bibliothèque de 20.000 volumes. EgHse des xv*^, xvi« et xvii^ siècles avec dôme de 4642, seul dôme gothique de France. Maisons du xvii^ siècle.— A 4 kil. E., au village d'Alleaume, ruines de murs romains de la ville d'Alauna. — Valognes a succédé à l'antique Alauna; sous les ducs de Normandie, ce fut une importante place forte. Au xviii® siècle, la société de Valognes avait une réputation de bon ton raffiné, mais un peu exagéré.
VALOIS. Ancien pays de France (auj. compris dans les dép. de l'Oise et de l'Aisne), borné au N. par le Noyonnais, à FE. et au S. par le Soissonnais et la Brie, à FO. par le Beauvaisis ; il comprenait les forêts de Villers-Cotterets et de Corapiègne ; les principales villes étaient Crépy-en-Valois (la capitale), Villers-Cotterets, La Ferté- Milon et Pierrefonds. Le Valois (pagus Vadensis à l'époque mérovingienne) tire son nom de Vadum (auj. Vez), la capitale primitive; la circonscription féodale changea souvent de maîtres et de limites depuis la fin du ix^ siècle. Les comtes de Vermandois le donnèrent et le reprirent à une branche cadette ; Philippe-Auguste le réunit à la couronne en 4244, mais Philippe le Bel le donna en 4285 à son second fils Charles de Valois (dont le fils Philippe monta sur le trône et fut le premier roi de la branche capétienne des Valois). Le Valois fut donné en 4392 à Louis, frère poîné de Charles VI, et érigé en duché-pairie (4406) ; ce Louis d'Orléans mit son fief en état de défense formidable : Pierrefonds devint une des meilleures forteresses du temps, puis La Ferté-Milon (restée inachevée), puis Montépilloy aux portes de Senlis; il acheta Coucy, mais, en 4407, il périt assassiné par Jean sans Peur, duc de Bourgogne, que ses projets inquiétaient. Son petit-fils Louis monta sur le trône sous le nom de Louis XÏI et représente seul îa branche dynastique de Valois-Orléans. François P^, son fils, et ses trois petits-fils représentent la branche de Valois- Angouléme. Aux xvii*^ et xviii® siècles, le Valois donné en apanage resta presque toujours uni au duché d'Orléans.
Maison royale de Valois. — La maison royale des Valois, qui occupa le trône de France de 4328 à 4589, était une branche des Capétiens (V. ce nom) issue d'un fils de Philippe Ht, Charles de Valois (V. Charles, t. X, p. 734). A la mort de Charles tV qui, comme ses frères, mourut sans héritiers masculins, l'aîné des fils de Charles de Valois monta sur le trône de France en 4328, sous le nom de Philippe VI (V. ce nom) : c'était le plus proche descendant mâle des Capétiens. Le second fils de Charles de Valois, Charles, fonda la maison ducale à'Alençon (V. ce nom). Le fils de Phihppe VI monta sur le trône sous le nom de Jean II en 4350 et mourut en 4364, laissant de son mariage avecBonnede Luxembourg, sœur de l'empereur Charles IV, quatre fils et quatre filles : Charles, qui lui succéda sur le trône, le duc Piené d'Anjou, fondateur de la branche cadette de la maison d'Anjou (V. ce nom), le duc Jean de Bernj et le duc Philippe de Bourgogne, fondateur de la branche cadette de la maison de Bourgogne (V. ce nom). Charles V (V. ce nom), successeur de Jean II, mourut en 4380. L'aîné de ses fils, Charles VI, lui succéda sur le trône ; son second fils, le duc Louis d'Orléans (V. ce nom), reçut aussi les comtés d'Angoulème et de Valois : le comté de Valois fut érigé en 4406 en duché-pairie et resta jusqu'à la Révolution de 4789 dans la famille d'Orléans. Charles VI, qui était insensé, mourut en 4422, ne laissant de son mariage avec Isabeau de Bavière qu'un fils qui lui succéda sous le nom de Charles Vil (V. ce nom) et plusieurs filles, dont l'une, Isabelle de Franee, épousa Richard II d'Angleterre et une autre, Catherine (V. ce nom), épousa Henri V d'Angleterre. Charles Vïï mourut en 4464 ; son fils et successeur fut Louis XI (V. ce nom). A sa mort (4483), celui-ci laissa de sa femme, Charlotte de Savoie, un fils mineur, Charles VIII (V. ce nom), et deux filles : Anne, qui épousa Pierre de Bourbon-Beau jeu, exerça la régence pendant la jeunesse de son frère et mourut en 4522, et Jeanne de Valois (V. ce nom), qui épousa le roi Louis XII. Charles VIII épousa Anne de Bretagne (V . ce nom) et mourut en 4498 sans successeur. La couronne de France passa à Louis XII, chef de la maison d'Orléans, qui constituait la ligne la plus rapprochée. Louis XII (V. ce nom) répudia sa première femme, Jeanne, dont il n'avait pas eu d'enfant, et épousa Anne de Bretagne, veuve de Charles VIII; il mourut en 4545 sans laisser d'héritier mâle, mais de son second mariage, il avait eu deux filles, Claude (V. ce nom), épouse de François I^^, et Renée [Y. ce nom) qui épousa le duc de Ferrare. Le trône de France, à la mort de Louis XIÏ, passa au comte François d'Angoulème, arrièrepetit-fils du premier duc Louis d'Orléans, de la maison de Valois ; François F*'(\\ ce nom), après la mort de sa première femme, Claude de France, fille de Louis XII, épousa Eléonore, sœur de l'empereur Charles V et Teuve d'Emmanuel de Portugal; il mourut en 4547. Il n'avait eu d'enfants que de son premier mariage : François, mort en 4536; Henri II, qui succéda à son père sur le trône de France ; le duc Charles d'Orléans, mort célibataire en 4545 ; Marguerite, épouse du duc Emmanuel-Philibert de Savoie, morte en 4574. Henri II (V. ce nom) épousa CaUieriîie de Médicis (V. ce nom) et mourut en 4559. Il avait eu de Catherine plusieurs enfants : François II (V. ce nom), époux de Marie StuartÇV. ce nom) d'Ecosse, et mort en 4560 sans héritiers ; Charles IX (V. ce nom), mort en 4574, ne laissant qu'un fils naturel, le duc Charles d' Angouléme [Y . AmomÂME [Charles de Valois]), et une fille, morte en 4578 ; Henri III (V. ce nom), ^assassiné en 4589, et avec lequel la ligne masculine de la maison de Valois s'éteignit ; Elisabeth de France (V. ce nom), femme de Philippe II d'Espagne; Claude, mariée au duc de Lorraine, morte en 1575 ; Marguerite de Valois (V. ce nom), épouse divorcée (en 4598) de Henri IV, morte en 1645, dernière descendante directe des Valois ; François-Hercule, duc d'Alençon, mort dès 4584 avant son frère Henri IIL A la mort de Henri IIÏ, le
YALOIS — VALPARAISO
— mi' —
trône de France passa à la maison de Bourbon (V. ce nom) et à son chef Henri IV.
BiBL. : V. DujARDiN, Histoire du Valois ; Céret. 1887.
VALOIS (Blanche-Marguerite de) (V. Blanche de Valois) .
VALOIS (Charles P^ de) (V. Charles P^ de Valois). VALOIS (Henri de), historiographe du roi, né à Paris en 1603, mort en 4676. Après avoir passé par le barreau, il se consacra à la culture des lettres latines et grecques et acquit une réputation européenne. Chargé par l'assemblée du clergé de publier une édition des auteurs grecs qui ont écrit Thistoire de l'Eglise, il fut nommé historiographe du roi en 1654. Les éditions d'Eusèbe, Sozomène, Evagre, Ammien-Marcellin, etc., sont soignées. — Son frère, Adrien de Valois, historien français, né à Paris en 1607, mort en 1692, s'attacha spécialement aux monuments de l'histoire de France. Ses Gesta Franeorum (1646-58), histoire des Gaules et des Francs du règne de Valérien à la déposition de Childéric(254à 752), établirent sa réputation. Ses Notitia Galliarum (1676) sont " importantes pour l'histoire des deux premiers siècles. Nommé historiographe du roi en 1664, il a publié un certain nombre d'autres études d'histoire : De basilicis quas primi Franeorum reges condiderunt (1658), De cœna Trimalcionis (1666), Notitiœ Galliarum defensio (1684), etc.
VALOIS DE ViLETTE DE MuRÇAY (Marie-Marguorite Le) (V. Caylus [Comtesse de]).
V A LOIS-Sâint-Remy (Jeanne de), comtesse de La Motle (V. ce nom).
VALOJOULX. Com. du dép. de la Dordogne, arr. de Sarlat, cant. deMontignac; 404 hab.
VALONNE. Com. du dép. du Doubs, arr. de Montbéliard, cant. de Pont-de-Roide ; 252 hab.
VALOREILLE. Com. du dép. du Doubs, arr. de Montbéliard, cant. de Saint-Hippolyte ; 178 hab.
VALORI. Famille florentine, dérivée en 1342 de celle des Rustichelli, éteinte à Florence en 1687, mais qui existe encore en France. TaldOy fils de Valore (f 1344), en est la souche ; quatre fois prieur de la République, ambassadeur, gonfalonier en 1340, dans des moments très difficiles, surtout pendant la conspiration des Bardi et des Frescolbadi. Ce fut un des riches banquiers florentins qui prêtèrent de l'argent à Edouard III d'Angeterre et n'en furent jamais remboursés. — Niccolô, son fils, gonfalonier de la République en 1367, ambassadeur en Hongrie. — Bartolommeo (f 1427), six fois membre de la magistrature des X di Balia pendant les guerres de Florence contre Giangaleazzo Visconti et Filippo Marin; trois fois gonfalonier de la République, ambassadeur près du pape, de Ladislas, roi de Naples, et du duc de Milan, se retira à la fin de ses jours dans le couvent de Santa Croce. — Niccolô, son fils (f 1441), un des plus ardents partisans deCosme de Médicis, prieur, X de Balia, gonfalonier en 1436. — Francesco (f 1498), deux fois prieur, capitaine de Pistoie en 1483; quatre fois gonfalonier, homme d'une austérité remarquable, lié aux Médicis tant qu'ils furent au pouvoir, puis leur ennemi et partisan acharné de Savonarole. C'est sous son dernier gonfaloniérat, en 1497, qu'eut lieu la soi-disant conspiration de DelNero, et l'exécution capitale de celui-ci et de ses acolytes. Sa sévérité en cette occasion lui valut,[à la chute de Savonarole, presque le même sort que ses victimes : il fut frappé dans le tumulte qui suivit l'arrestation du célèbre dominicain. — Bartolommeo, son frère, mort en 1477, philosophe platonicien; comme son fils Nieeolù (f 1528 à Rome), grand ami des Médicis, ambassadeur près de Louis XII, à Naples'; pour n'avoir pas dénoncé la conspiration de Agostino Capponi et de Pietropaolo Boscoli, il fut condamné à la prison perpétuelle, dont le tira l'intercession de son neveu Baccio. Il écrivit une vie de Lorenzo il Magnifico, parue en 1749 par les soins de Méhus. — Son frère, Filippo , fut appelé par Mathias Corvin en Hongrie pour y enseigner la phi-
losophie platonicienne, mais n'accepta pas ; il pubha les œuvres de Platon. — Baccio, fils de Filippo (f à Florence le 20 août 1537), chef du parti qui chassa de Florence le gonfalonier perpétuel Soderini, pour y rétablir les Médicis. Prieur en 1521, gonfalonier en 1524, appelé à Rome en 1529 après le traité de Barcelone, il fut envoyé contre sa patrie avec le titre de commissaire apostolique de l'armée chargée d'en faire le siège. Comme tel, il suborna le capitaine des Florentins, Malatesta Baglioni, et, après la chute de la ville, il présida la baba qui réforma lEtat et exerça sur les adversaires des Médicis de terribles vengeances. Rappelé pour ses excès, il fut nommé par le pape président de l'exarchat de Ravenne. De nouveau à Florence en 1532, un des réformateurs qui proclamèrent Alexandre de Médicis, duc de l'Etat, sénateur, il perdit son ascendant à la mort de Clément VII et passa aux mécontents ; mais sous Cosme l^^, battu et fait prisonnier à Montemurlo, il fut, comme rebelle, décapité. — Son cousin, Filippo (-[ 20 août 1537), l'accompagna sur l'échafaud pour la même cause, après avoir été tour à tour un fervent ami de la liberté et un ardent partisan des Médicis. — Francesco, frère de ce dernier (f à Rome en 1555), partisan des Médicis, prit part à côté de Baccio au siège de Florence, et, après la restauration des Médicis, devint ambassadeur près de Charles V, sénateur, puis, à son tour, adversaire des Médicis, se réfugia à Rome ; Paul III fit de lui un gouverneur de Narni, d'Orvieto, de Terni, de Rimini, de Fano. — Baccio, fils de Filippo (f à Empoli le 4 avr. 1606), sénateur, commissaire de Pistoie et de Prato, conseiller secret de Ferdinand P^, fut un homme de grand savoir, bibliothécaire de la Laurentienne, consul de l'Académie florentine, décora son palais de ces termes qui lui ont fait donner le nom de Palaz/.o dei Visacci. — Parmi les Valoride France, on cite le comte François-Florent (né à Toul en 1763, mort le 7 juil. 1822), un des trois gardes du corps qui accompagnèrent Louis XVIàVarennes,et le prince de Valori, publiciste contemporain. E. Casanova. BiBL. : LiTTA, Famiglie célèbre italiane^ vol. II, avec la bibliographie qui y est indiquée.
VALOUSE. Rivières de France (V. Dordogne et Jura [Dép.]).
VALOUSE. Com. du dép. delaDrôme, arr. et cant. de Nyons ; 106 hab.
VALPARAISO.I.Vjlle.— VillemaritimeduChilimoyen, cap. delà prov. de Valparaiso, seconde ville de la République, le port et la place de commerce la plus importante de la côte occidentale de l'Amérique du Sud. Située par 33*^2' de lat. S. sur une baie ouverte au N., protégée contre les vents de tous les autres côtés, bâtie en amphithéâtre sur les montagnes très proches qui l'entourent et qui s'élèvent à 520 m. d'alt. ; elle est protégée par plusieurs forts ; 105.000 hab. (de race espagnole en majorité). Un chemin de fer de 187 kil. unit Valparaiso à la capitale du Chili, Santiago ; en outre, Valparaiso est le point de départ de la ligne qui traversera les Andes. L'Angleterre a joué longtemps le principal rôle au point de vue commercial ; les Allemands le leur disputent maintenant. Le climat (moyenne de 13^) est assez doux pour permettre à la végétation tropicale de croître librement en hiver; l'été, au contraire, est relativement frais, mais le vent du S. est souvent pénible. Les principales industries sont des fabriques de machines, de voitures, de tabac, d'eaux minérales, brasseries, raffineries, construction de chemins de fer, etc. Banques importantes. Le port est très accessible et possède des môles et des docks bien organisés. Plusieurs compagnies chiliennes de navigation parcourent la côte 0. de l'Amérique du Sud et établissent des relations régulières avec l'Europe (la Pacific Steam Navigation Company, deux compagnies allemandes de Hambourg, une compagnie française, etc.). Le port a enregistré à l'entrée 562 navires dont 314 vapeurs en 1894 ; c'est le port importateur pour Santiago et le Chili. Le coton, les toiles viennent d'Angleterre et d'Allemagne ; les articles de mode, de France ;
le sucre, d'Allemagne; le fer, les machines, d'Angleterre et des Etats-Unis. L'exportation consiste en salpêtre^ céréales (froment principalement), cuivre, laine, cuir et guano. La ville comprend deux parties principales : Puerto (port), avec ses rues étroites et tortueuses; l'Almendral, bâti tout entier dans la plaine, avec ses rues droites et larges ; les deux quartiers étaient séparés autrefois par un monticule que Ton a rasé et jeté à la mer pour gagner de la place. Ville de commerce, Valparaiso a peu de monuments : la Bourse, le lycée, le Nouveau-Théâtre, l'église Victoire, les immenses « Almacenes fiscales » pour les marchandises, etc. Statues de Colomb, de Wheelwright (l'initiateur des chemins de fer et des bateaux à vapeur au Chili), de Th. Cochrane, etc. L'eau potable manque; il y a deux élévateurs pour monter sur les collines, et des tramways sillonnent la ville. Lycées de garçons et de filles, muséum, école de marine, séminaire. Le principal journal est le Mercurio (commercial), il y a un journal allemand et un anglais. Valparaiso et Santiago gardent chacun leur caractère originel : la première est le Puerto avec sa société d'afl'aires cosmopolite; la seconde, est le Pueblo, centre politique, d'étude et de plaisirs. — Le nom de Valparaiso fut donné par le conquistador Saavedra ; depuis 4544, on en vit l'utilité comme port de Santiago, mais pendant longtemps ce ne fut qu'un misérable village pillé par les pirates ; à la fin du xvii^ siècle, la ville fut fortifiée ; en 1820, il n'y avait encore que 6.000 hab., mais dès que le port a été ouvert au commerce étranger, Valparaiso est devenu une ville de première importance.
IL Province.— ^ Prov. de la république du Chili, bornée au N. par la prov. d'Aconcagua, àl'E, par celle-ci et celle de Santiago, au S. par celle de Santiago, et à l'O. par la mer. Superficie : 4.297 kiL q. ; 230.990 hab. Elle est divisée en quatre départements : Valparaiso, Limache, Quillota et Casablanca. C'est la plus petite des provinces du Chili et celle où la population est la plus dense. La Cordillère côtière borne la province à l'E. Outre Vaiparaiso, le principal entrepôt commercial du Pacifique méridional, on trouve : tout à côté, la ville de bains de mer de Vina del Mar, avec une grande raffinerie de sucre; Quillota, dans la riche vallée de l'Aconcagua, etc.
VALPERGÂ Di Caluso (Tommaso), littérateur et mathématicien italien (V. Caluso).
VALPRIONDE. Com. du dép. du Lot, arr. de Cahors, cant. de Montcuq ; 512 hab.
VAL PRIVAS. Com, du dép. de la Jlaute-Loire, arr. d'Yssingeaux, cant. de Bas ; 1.486 hab.
VALPUISEAUX. Com. du dép. de Seine- et-Oise, arr. d'Etampes, cant. de Milly ; 428 hab.
VALRÉAS. Ch.-l. de cant. du dép. de Vaucluse, arr. d'Orange; 3.429 hab. Stat. du chem. de fer de Pierrelatte à Nyons. AteHers de cartonnages, corderies, fabriques de pâtes alimentaires, de toiles. Ecole primaire supérieure de garçons. Eglise paroissiale (mon. hist.), en partie des xii^ et xiv® siècles ; sculptures et colonnettes très élégantes. Hôtel de ville, ancien hôtel de Simiane des xvi® et xvii® siècles. Restes des anciens remparts et haute tour de l'Horloge. Les catholiques commandés par le comte de Suze y furent battus, le 25 juil. 4562, par le baron des Adrets. Patrie du cardinal Maury.
VAL ROME Y. Pays de l'ancienne France, une des divisions du Bugey (dans le dép. actuel de l'Ain). Longue dépression du N. au S., arrosée par le Séran et ses affluents, qui renferme une vingtaine de communes et tout le canton de Champagne. Valromey fut un des principaux centres de colonisation des Romains dans les Gaules ; il y exista une importante cité d'origine gauloise, Venetonimagus, et Ton y a retrouvé de nombreuses ^iniquités. Au moyen âge, la capitale et forteresse était Châteauneuf ; le pays appartenait aux comtes de Genève, dont une fille l'apporta en dot à la maison de Savoie ; le Valromey suivit la destinée du Bugey. Il fut érigé au xvi^ siècle en