‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 359 sur 633 · VANTAIL — VAN ZANDT · texte numérisé non relu

VANTAIL — VAN ZANDT

claire-voie, servant de fermeture à une baie; on dit aussi un battant. Les vantaux peuvent être divisés en plusieurs parties indépendantes les unes des autres dans le sens de la hauteur, afin de permettre de n'ouvrir que partiellement la porte, la croisée ou le volet qu'ils composent, et ces diverses parties peuvent être fixées ensemble sur un cadre permettant d'ouvrir la totalité de la clôture ainsi formée. — En architecture hydraulique, on appelle venteau un assemblage de charpente servant à fermer la porte d'une écluse.

VÂNTELÂY. Com. du dép.de la Marne, arr. de Reims, cant. de Fismes ; 382 hab.

VAN TIEGHEM (Philippe-Edouard-Léon), botaniste français, né à Bailleul (Nord) le 19 avr. 4839. Il devint maître de conférences à l'Ecole normale en 1864, membre de l'Académie des sciences en 1877 et professeur de botanique au Muséum en 1879. Ouvrages principaux : Traité de botaniijue (Paris, 1891, in-8, 2^ éd.) ; Eléments de botanique (Paris, 1898, in-8, 3® éd.).

VANT'HOFF (Jacobus-Hendrikus), chimiste hollandais, né à Rotterdam le 30 août 1852. Il se destina d'abord à la profession d'ingénieur, puis étudia la chimie à Leyde, à Bonn et à Paris, où il fut l'élève de Wurtz. En 1876, il débuta dans l'enseignement comme répétiteur à l'école vétérinaire d'Ltrecht. En 1878, il fut nommé professeur de chimie, de minéralogie et de géologie à Amsterdam. Il a fondé dans cette ville en 1888 un institut de chimie physique, il est, en outre, depuis 1896, professeur honoraire à rUniversité de Berlin. Il a été désigné en 1901 comme lauréat du prix Nobel (200.000 fr.) pour la chimie. Il a abordé un peu tous les sujets de la chimie organique. Mais il est connu surtout comme le fondateur, avec Le Bel, de la chimie dans l'espace ou stéréochimie, qui consiste essentiellement à représenter la formule des corps, non plus seulement sur un plan, mais dans l'espace (V. Chimie, t. XI, p. 77, et Stéréochimie) . Il a publié de nombreux ouvrages, la plupart en français ou en allemand : Chimie dans Fespace (Rotterdam, 1874), réimpr. sous le titre : Dix années dans Ffiistoire d'une théorie (Rotterdam, 1887) ; Ansichten iieber die organisclie Chemie (Brunswick, 1878-81) ; Etudes de dynamique chimique (Amsterdam, 1884); Lois de V équilibre c/itmigue (Amsterdam, 1885 ; trad. allem., Leipzig, 1896), etc. Il dirige avec Oswald, depuis 1887, \d.Zeit~ schrift fur physikalische Chemie (Leipzig). L. S.

VANTOUX. Corn, du dép. de la Côte-d'Or, arr. et cant. (N,) de Dijon ; 75 hab.

VANTOUX-ET-LoNGEVELLE. Com. du dép. de la Haute- Saône, arr. de Gray, cant. de Gy; 262 hab.

VANUCGHi (Andréa), peintre italien (V. Sarto [Andréa del]).

VA-NU-PiEDS ou NU-PIEDS. On donne ce nom aux paysans de Basse-Normandie qui, en 1639, s'insurgèrent contre les impôts. Ils s'étaient fortifiés dans Avranches, où Gassion en extermina un grand nombre le 24 nov. Le chancelier Séguier, envoyé à Rouen, procéda avec une rigueur terrible contre les survivants et contre tous ceux qui étaient suspects d'avoir été leurs complices.

BiBL. : Floquet, Diaire ou Journal du voyage du chancelier Séguier (1639-kO)... ; Rouen, 1842, in-8. — ■ V. Richelieu.

VANVES {Vanv{B).Ù\AAQ cant. du dép, de la Seine, arr. de Sceaux; 8.741 hab. Stat. du chem. de fer de l'Ouest (ligne de Paris-Montparnasse à Versailles) et de plusieurs lignes de tramways venant de Paris. L'étymologie du nom de Vanves est restée inconnue ; c'est sans doute un ancien mot celtique défiguré et méconnaissable aujourd'hui. Le bourg estj en effet, fort ancien ; on le désignait aussi sous le nom de Vanvres, qui ne s'explique pas mieux. L'agglomération principale est située au bas d'une colline qui se relève un peu vers l'O. pour s'infléchir ensuite jusqu'à la rive gauche de la Seine ; des sources très abondantes y sont recueillies et ont donné

naissance à l'industrie principale du pays, qui est le blanchissage. François P^ se faisait qualifier ironiquement de roi de Vanves et de Vaugirard. Au xviii® siècle, une plaisante mystification judiciaire, dan-s laquelle deux habitants du village étaient censés en procès à cause des mauvaises mœurs de leurs ânes respectifs, mit de même en cause le nom de Vanves. Vers 1720, le duc de Bourbon acquit à Vanves une fort belle demeure, qui en l'an VII fut transformée en prytanée dépendant du lycée Louis-le-Grand, devint, en 1865, lycée du Prince impérial et se nomme, depuis 1888, lycée Michelet. En 1883, le territoire defclakoff (V. ce mot) a été démembré de celui de Vanves et forme une commune distincte. La loi du 12 avr. 1893 a érigé Vanves en chef-Heu de canton, ce qui a nécessité la construction d'une wa/rz^ somptueuse, inaugurée en 1898, le service de la justice de paix occupant l'ancienne mairie. L'église date du xv^ siècle; son clocher, détruit pendant la guerre de 1870, a été refait en 1873 et est pourvu d'une flèche sans poinçon. Fernand Bournon.

BiBL. : Abbé Lebeuf, Hist. du diocèse de Paris, t. 111, pp. 578-85 de l'édit. de 1883. — Eug. Monnier, VAncienne église de Vanves et sa nouvelle flèche sans poinçon ; Paris, 1887, in-16. —Etat des communes du dép. de la Seine (publ. de la préfect. de la Seine) ; Monté\rain, 1901, in-8.

VANVEY. Com. du dép. de la Côte-d'Or, arr. et cant. de Châtillon-sur-Seine ; 523 hab. Stat. de chem. de fer.

VANVILLÉ. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Provins, cant. de Nangis; 130 hab.

VANVITELLI (Luigi), architecte et peintre italien; né à Naples en 1700, mort à Torre di Caserte le 1^^ mars 1773. Fils du peintre hollandais Gaspare van Witel d'Utrecht, lequel travailla en Italie jusqu'à sa mort survenue en 1736, L. Vanvitelli, élève de F. Juvara, se distingua fort jeune parla peinture de fresques à Rome, fut nommé en 1726 architecte de la basilique de Saint-Pierre, fit restaurer le palais Albani et ^ donna les dessins des églises Saint-François et Saint-Dominique, à Urbin ; exécuta d'importants travaux à Ancône, et conduisit, avec N. Salvi, l'adduction de l'eau de Vermicino à Rome, puis seul, l'édification de la façade de la fontaine de Trevi à Rome, ainsi que des nouvelles salles de la bibliothèque angélique du collège romain. Vanvitelli fut aussi chargé de travaux divers à Saint-Pierre où il fit cercler de fer la grande coupole afin d'éviter une ruine imminente. Cet. architecte travailla encore, soit en fournissant des projets, soit en dirigeant des travaux, pour Lisbonne, Milan et surtout Naples où l'on voit son œuvre la plus importante, la villa royale de Caserte, commencée en 1752, et rappelant par ses vastes proportions et sa riche décoration le château de Versailles. Enfin Vanvitelli dessina de nombreuses fêtes publiques^ et forma quelques élèves, parmi lesquels un de ses fils Carlo, qui fut professeur d'architecture et succéda à son père comme directeur des travaux royaux du palais Caserte, palais dont il publia une monographie in-fol. à Naples en 1756. Ch. Lucas.

VANVRE. Rivière du dép. de V Indre (V. ce mot).

VANXAINS. Com. du dép. de la Dordogne, arr. et cant. de Ribérac ; 1.404 hab.

VANZAC.Com. du dép. de la Charente-Inférieure, arr. de Jonzac, cant. deMontendre; 362 hab.

VAN ZANDT, cantatrice hollandaise, née en 1862. Fille d'artistes, elle accompagna en Italie et en Amérique la Patti et la Nilsson dans leurs tournées triomphales. Elève de Lamperti à Milan, elle débuta à Londres avec succès dans la Sonnambula (1879). En 1880, elle parut dans Mignon à Paris, et fut accueillie avec enthousiasme. En 1882 et 1883, elle obtint les mêmes applaudissements et triompha dans Lakmé. Mais, en 1885, elle parut dans le Barbier de Séville dans un état d'ébriété, et dut quitter la scène sous les sifflets. Elle résilia son engagement et tomba gravement malade à Nice. Elle a retrouvé son succès à l'étranger : en 1889, elle a joué Mignon et Lakmé, à Moscou.

VANZAY — VAPEUR

VANZAY. Tom. du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Melle, cant. de Lezay ; 534 hab.

VANZY. Com. du dép. de la Haute-Savoie, arr. de Saint-Julien-en-Genevois, cant. de Frangy; 387 hab.

VAO.Port de l'île des Pins (V. ce mot).

VAOUR. Ch.-l. de cant. du dép. du Tarn, arr. deGaillac; 537 hab.

VAPEREAU (Gustave), littérateur français, né à Orléans le 4 avr. 4819. Elève de l'Ecole normale, il fut choisi par Cousin, qui avait le goût sûr, pour préparer ses travaux sur les Pensées de Pascal; après quoi, Vapereau occupa une chaire de philosophie et professa aussi Tallemand. Comme il était républicain, il fut mis en disponibilité en 1852. Il fit alors des études de droit et se fit inscrire au barreau de Paris en 1854. Mais la littérature l'attirait, et il plaida peu, si même il plaida jamais. L'avènement de la République le rappela à la vie active. Préfet du Cantal (1870), préfet de Tarn et-Garonne(1871- 73), il rentra dans TUniversité par la grande porte, et occupa, de 1877 à 1888, les fonctions d'inspecteur général de l'instruction publique. Très libéral, très informé, Vapereau a donné des éditions classiques qui sont excellentes ; il a collaboré à différentes entreprises encyclopédiques, à des revues pédagogiques et littéraires, a rédigé V Année littéraire et drmnatique^ de 1859 à 1869, etc. Il est surtout connu par son Dictionnaire universel des contemporains (1858, in-4; 6® éd., 1853), qui a rendu les plus grands services, et par son Dictionnaire universel des littératures (1876, in-4), qui n'a guère été surpassé. Citons encore de lui : Eléments d'histoire de la littérature française (1883-85, 2 vol. in-12) ; Esquisse d* histoire de la littérature française (1882, in-l2).

VAPEUR. I. Physique. — Si l'on introduit une petite quantité d'un liquide dans un tube barométrique, on voit le liquide disparaître et le niveau du mercure baisser, tout comme si l'on avait introduit une bulle de gaz dans ce même tube. Si Ton abaisse ou si l'on soulève le tube, on observe des variations analogues dans le volume de la chambre barométrique, dans ces deux cas ; on conclut de cette expérience qu'un liquide placé dans le vide émet un fluide analogue à un gaz, c'est ce que l'on appelle la vapeur de ce liquide. Les propriétés des vapeurs sont en tous points semblables à celles des gaz quand on a soin de se placer dans des conditions analogues. Actuellement, tous les gaz connus ont pu être liquéfiés par l'action d'une pression suffisante à une température plus ou moins basse ; les liquides ainsi obtenus ne diffèrent pas essentiellement de ce que nous appelons les corps liquides, c.-à-d. des corps qui sont liquides dans les conditions habituelles de température ; les vapeurs qu'ils émettent ne sont autre chose que nos gaz ; il n'y a donc pas de différences essentielles à faire entre les gaz et les vapeurs ; mais il faut se rappeler que les propriétés de ces fluides variant avec la température, un gaz, qui, comme l'oxygène, est, à la température ordinaire, très éloigné de son point d'ébullition, se comportera à 110", par exemple, notablement autrement que la vapeur d'eau qui se trouve, au contraire, tout près de son point de liquéfaction ; on trouvera donc des différences importantes si on compare l'oxygène et la vapeur d'eau tous deuxàllO^, tandis qu'on n'en trouvera pas si on les compare tous deux à 500° par exemple ; ainsi à 110° l'oxygène suit très exactement la loi de Mariette, tandis que la vapeur d'eau se comprime notablement plus que ne l'indique cette loi; à 500° au contraire, la vapeur d'eau suit bien la loi de Mariette ; il en est de même pour la loi de Gay-Lussac relative à la dilatation des gaz ; la constance de la densité de la vapeur d'eau audessus de 500° montre, en effet, que cette vapeur suit la même loi de dilatation que les gaz ; enfin à 500° la vapeur d'eau ne peut être liquéfiée quelle que soit la pression à laquelle on la soumette : à cette température, c'est un véritable gaz permanent comme l'oxygène l'est à la température ordinaire; la seule différence importante qu'il y ait

entre ces deux corps, différence qui entraîne toutes les autres, c'est que le point critique de l'oxygène est à — 118°, tandis que celui de l'eau est à + 365°; c'est donc au-dessus de — 118° que l'oxygène est un gaz non liquéfiable, tandis que ce n'est qu'au-dessus de -4-"365° que la vapeur d'eau devient à son tour un gaz impossible à liquéfier par la compression seule.

Quand on étudie les propriétés des vapeurs, il y a donc deux cas à considérer : dans le premier cas, ces vapeurs se trouvent à une température très éloignée de ieur point d'ébuUition et en même temps sous une pression notablement plus faible que celle qui peut les liquéfier à la température qu'elles ont ; leurs propriétés sont alors celles des gaz ; dans le second cas, au contraire, ces vapeurs se trouvent dans des conditions de température et de pression très voisines de celles qui amènent sa liquéfaction ; leurs propriétés, tout en restant voisines de celles que les gaz proprement dits possèdent dans ces conditions, s'en éloignent cependant sensiblement. Un cas intéressant à considérer est le cas limite, c.-à-d. celui où la vapeur se trouve en présence du liquide qui la fournit; dans ces conditions, la moindre augmentation de pression ou la moindre diminution de température suffit à amener la liquéfaction ; une vapeur qui se trouve dans ces conditions est dite saturée parce que, si l'on introduit dans le vase qui la renferme un peu de liquide, celui-ci ne pourra se volatiliser, l'espace libre contenant toute la vapeur qu'elle peut renfermer.

Les propriétés des vapeurs ayant été étudiées dans divers articles (V. Densité, Tension, Mélange, Dissociation, Détente), nous examinerons seulement ici la particularité que présente la densité des vapeurs saturées. Quand on mesure la densité d'une vapeur à diverses températures el sous des pressions qu'on fait croître avec cette température, de façon que la tension soit toujours la tension maxima qui correspond à cette température, on obtient des densités qui vont en croissant, ce qui ne se produirait pas si la vapeur suivait à la fois la loi de Mariette sur la compressibilité et la loi de Gay-Lussac sur la dilatation. Ainsi avec la vapeur d'eau, la densité trouvée à 46°, 2, sous une pression de 1/10 d'atmosphère, est 0,621, très voisine par conséquent de la densité normale 0;622 qu'on trouve à haute température avec de la vapeur non saturée, mais pour des températures plus élevées elle augmente assez rapidement, comme le montre le tableau suivant :

Pressions 0,1 0,5 1 6 10 10

Températures. 46/2 81,7 100,0 120,6 152,2 180,3 Densités 0,621 0,633 0,610 0,618 0,662 0,676

Les propriétés des vapeurs qui font l'objet de leurs applications les plus importantes sont leurs forces élastiques et leurs chaleurs latentes de condensation. C'est en utilisant leurs forces élastiques que les moteurs à vapeur fonctionnent ; à ce point de vue, les vapeurs sont inférieures aux gaz comme rendement ; car si l'on veut obtenir un certain volume de vapeur d'eau sous une pression donnée, il faudra dépenser beaucoup plus de chaleur que pour obtenir le même volume d'air sous la même pression par un simple échauffement direct, à cause de la volatilisation de l'eau qui exige, pour se produire, une très grande quantité de chaleur qui se trouve ensuite inutilisée quand la vapeur d'eau est rejetée au dehors: la chaleur dégagée par la vapeur en se condensant est en effet perdue. Par contre, les moteurs à vapeur sont plus pratiques et, en particulier, moins volumineux, à puissance égale, que les moteurs à air chaud (V. Moteur).

La chaleur latente de volatilisation de la vapeur d'eau, qui est très considérable, rend au contraire de grands services quand on l'utilise pour le chauffage ; un courant de vapeur passant dans une longue canalisation disposée dans les diverses pièces d'un édifice s'y condense partiellement un peu partout en cédant sa chaleur aux tubes, puis à l'air qui les environne ; grâce à cette grande valeur de la chaleur latente, les canaHsations pour le chauffage à la

vapeur peuvent être beaucoup plus étroites que pour le chauffage à l'eau chaude (V. Chauffage). Ici la chaleur fournie à l'eau pour la volatiliser n'est pas perdue, et on réalise ainsi, par l'intermédiaire de la vapeur, un véritable transport de calorique d'un point à un autre, de même qu'on réalise un transport de force quand on envoie au loin, comme on le voit souvent dans les grandes exploitations, par des canalisations soigneusement isolées cette fois, la vapeur des chaudières qui la produisent aux moteurs qui l'utilisent. A. Joannis.

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