‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 435 sur 633 · VERT — VERTÈBRE · texte numérisé non relu

VERT — VERTÈBRE

presqu'île est couverte de villages (Yolofs ou Sérères). Le chemin de fer de Saint-Louis à Dakar longe la côte S., de Rufisque à Dakar. — Hannon doubla le cap Vert dans son expédition et lui donna le nom de Hesperon Kéras (Corne de l'Ouest) ; le Portugais Denis Hernandez le doubla de nouveau en 4446.

VERT. Rivière de France (V. Pyrénées [Basses-] et Lot [Dép.]).

VERT (Le). Com. du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Melle, cant. de Brioux-sur-Boutonne ; 303 hab.

VERT. Com. du dép. des Landes, arr. de Mont-de- Marsan, cant. de Labrit ; 640 hab.

VERT. Com. du dép. de Seine-et-Oise, arr. et cant. de Mantes; 335 hab.

VERT-en-Drouais. Com. du dép. d'Eure-et-Loir, arr. et cant. de Dreux ; 603 hab.

VERT-la-Grâvelle. Com. du dép. de la Marne, arr. de Châlons-sur-Marne, cant. de Vertus ; 374 hab.

VERT-le-Grand. Com. du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Corbeil, cant. d'Arpajon; 721 hab.

VERT-le-Petit. Com. du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Corbeil, cant. d'Arpajon; 770 hab. Poudrerie du Bon chet.

VERT-Saint-Denis. Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. et cant. (N.) deMelun; 654 hab.

VERTAIN. Com. du dép. du Nord, arr. de Cambrai, cant. de Solesmes; 1.052 hab.

VERTA1Z0N. Ch.-L de cant. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. de Clermont-Ferrand ; 4.906 hab. (4.769 aggl.). Stat. duchem. de fer P,-L.-M. Eglise du xm® siècle.

VERTAWIBOZ. Com. du dép. du Jura, arr. de Lonsle-Saunier, cant. de Clairvaux ; 486 hab.

VERTAULT. Com. du dép. de la Côte-d'Or, arr. de Châtillon-sur-Seine, cant. de Laignes ; 204 hab.

VERTÉBRAL. Artère vertébrale. Naît de la sousclavière, s'engage dans le canal transversaire, traverse le trou occipital et s'anastomose avec celle du côté opposé pour constituer un tronc commun, le tronc basilaire. — Canal vertébral. Conduit qui règne le long de la colonne vertébrale, depuis le trou occipital jusqu'au canal sacré qui n'en est que la terminaison . Il est formé par la série des trous des vertèbres et des disques intervertébraux et hmité par conséquent en avant par le corps des vertèbres, en arrière et sur les côtes par l'arc dorsal de la vertèbre (masses latérales et lames vertébrales). Il contient la moelle avec ses enveloppes méningiennes, les artères spinales antérieure et postérieure et les sinus veineux vertébraux. — Colonne vertébrale. L'ensemble de toutes les vertèbres qui, par leur superposition donnent naissance à une colonne dorsale qui soutient la tête et vient s'appuyer sur le bassin. — GoutfAères vertébrales. Ce sont deux longues gouttières situées de chaque côté de la face dorsale de la colonne et limitées par les apophyses épineuses, les apophyses transverses et les lames vertébrales. — Nerf vertébral. Vient du ganglion cervical inférieur du lymphatique, s'engage avec l'artère vertébrale dans le canal transversaire, s'anastomose, en passant, avec les trois derniers nerfs cervicaux, et, après être entré dans le crâne avec l'artère vertébrale et avoir suivi le tronc basilaire, va s'anastomoser à la surface des artères cérébrales avec des rameaux intracraniens du ganglion cervical supérieur sur l'artère carotide interne.

VERTÈBRE. I.Anâtomie. — Nom donné à chacun des os qui composent la colonne vertébrale. Ce sont des os courts, épais, légers et celluleux, placés les uns audessus des autres et séparés les uns des autres par des fibro-cartilages. La forme de ces os n'est pas identique dans toutes les régions. C'est pour cette raison qu'on les a divisées en vertèbres cervicales (7), dorsales (42), lombaires (5). De plus le sacrum et le coccyx sont euxmêmes composés de vertèbres, 5 pour le sacrum et 4 pour le coccyx, en tout 33 vertèbres — dans l'espèce humaine. La première porte le nom d'atlas, la seconde celui d'axis.

On distingue à chaque vertèbre : 4^ un corps {centrum) qui en occupe la partie antérieure ; 2*^ un trou, le trou vertébral, au centre ; 3° une apophyse, apophyse épineuse en arrière ; 4P latéralement, une masse apophysaire, avec des apophyses transverses et des apophyses articulaires, deux supérieures, deux inférieures destinées à s'articuler avec les apophyses correspondantes des vertèbres voisines, et, plus en arrière, entre les masses apophysaires et l'apophyse épineuse, une lame rectangulaire, les lames des vertèbres. A la réunion des lames et des masses apophysaires avec le corps, il y a une échancrure sur les deux faces de la vertèbre. Ces échancrures, en s'opposant aux échancrures voisines, constituent les trous de conjugaison. Le trou vertébral est triangulaire et grand dans les vertèbres cervicales, rond dans les vertèbres dorsales, triangulaires et équilatéraux dans les vertèbres lombaires. — Vertèbre type. La vertèbre type comprend un corps ou centrum, traversé au début par la corde dorsale ; un anneau dorsal ou arc neural avec la neiirépine (apophyse épineuse), un anneau ventral, arc hémal (ou viscéral) , avec l'hémépine (sternum). C. D.

IL Pathologie. — Parmiles affections vertébrales, il convient de distinguer les affections organiques, intéressant la colonne vertébrale ou les articulations des vertèbres, des lésions traumatiques concernant plus particulièrement les vertèbres elles-mêmes. Sans insister sur les affections organiques de nature rhumatismale, rachitique ou tuberculeuse, décrites ailleurs, signalons simplement les lésions où l'on rencontre des déformations vertébrales, comme la tuberculose vertébrale ou mal de Pott, syndrome clinique spécial, surtout caractérisé par une gibbosité, accompagnée de paraplégie ou d'abcès par congestion ; le mal vertébral sous-occipital, constitué par des lésions tuberculeuses des articulations des deux premières vertèbres ; ï ostéomyélite ou inflammation des os du rachis avec abcès sous-périostaux ; les déviations rachitiques ou scoliotiques delà colonne vertébrale, etc. Nous nous occuperons ici des lésions traumatiques des vertèbres en particulier ; les principales sont : Pentorse et le diastasis, les luxations et les fractures.

V entorse des vertèbres est plus fréquente à la région cervicale qu'à la région lombaire, où elle est connue sous le nom de tour de reins ; très rare à la région dorsale qui est moins mobile. On la distingue du diastasis, en ce que dans l'entorse les fibres musculaires et ligamenteuses sont simplement distendues, partiellement déchirées, sans déplacement des vertèbres, tandis que dans le diastasis, il y a une disjonction des surfaces articulaires et les ligaments sont rompus. Ces lésions résultent de violences extérieures, coups, chocs, chutes, efforts et mouvements brusques, flexion forcée du rachis. Comme symptômes, on note une vive douleur, de la gêne des mouvements, de la contracture musculaire, parfois des phénomènes médullaires de contusion ou de compression.

Les luxations traumatiques sont rares, mais elles ne constituent pas toujours simplement une compHcation des fractures du rachis. Celles de l'atlas sur l'occipital, très rares, déterminent la mort ; celles de l'axis sur l'atlas sont souvent compliquées de fractures de l'apophyse odontoïde; dans ces luxations, il y a flexion de la tête en avant, dépression notable sur la nuque et saillie osseuse au fond de la gorge. La douleur est assez vive et peut être calmée par des ventouses scarifiées. La réduction ne pourra être tentée que lorsqu'il n'existe pas de signe de compression médullaire. La guérison sera obtenue par le repos et l'immobilisation dans un appareil plâtré. Les luxations de la région dorso-lombaire coexistent d'ordinaire avec les fractures.

Les fractures des vertèbres, plus fréquentes chez l'homme adulte, résultent souvent de traumatismes violents ou de chutes sur le dos ou sur les pieds. La région dorso-lombaire est le plus fréquemment atteinte ; et de toutes les parties de la vertèbre, c'est l'apophyse épi-

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neuse qui se brise le plus facilement. La mobilité de cette dernière peut suffire à poser le diagnostic. Dans la fracture des corps vertébraux, souvent de cause indirecte, la partie supérieure du rachis s'incline en avant, et le trait de fracture est transversal. La douleur locale est accentuée, elle s'exagère à la pression ou par les mouvements. Presque toujours on note une paralysie des régions dont les nerfs prennent leur origine au-dessous de la fracture. La fracture peut se compliquer de luxation et être accompagnée de troubles viscéraux, gêne de la respiration, suffocation, paralysie intestinale, qui assombrissent le pronostic, d'autant plus que la fracture est située plus haut. On a observé ainsi des déchirures de la plèvre ou du péritoine, des méninges ou de la moelle. En l'absence de déformation, la douleur localisée en un point du rachis permettra le diagnostic. Le traitement de ces fractures consiste dans l'immobilisation en bonne position. La guérison ne pourra guère être tentée en raison des^ accidents auxquels elle expose. Le malade est étendu dans' une gouttière de Bonnet et doit conserver la position horizontale jusqu'à la consolidation des fragments osseux. On surveillera l'état général et les complications pouvant survenir à la suite des lésions de la moelle ; on fera le cathétérisme contre la rétention d'urine et on rétablira les fonctions neuro-musculaires au moyen de l'électricité.

VERTÉBRÉS (ZooL). Embranchement du règne animal comprenant les Animaux les plus élevés en organisation et l'Homme lui-même. Ce sont des Animaux à symétrie bilatérale pourvus d'un squelette interne cartilagineux ou osseux, et alors articulé, constituant une colonne vertébrale et présentant : 4° des appendices dorsaux (arcs vertébraux supérieurs), qui limitent une cavité contenant la moelle épinière et l'encéphale ; 2° des appendices ventraux (côtes), constituant une cavité renfermant les organes de la vie de nutrition ; 3^ enfin des appendices, qui peuvent manquer complètement, et qui constituent au plus deux paires de membres. — La présence d'une colonne vertébrale est le caractère essentiel des Vertébrés. Chez les Vertébrés primitifs, par exemple chez VAmphioxus (V. ce mot), cette colonne n'est représentée que par la notocorde ou corde dorsale, non segmentée; chez les Poissons cartilagineux (Cyclostomes), on trouve des rudiments cartilagineux d'arcs vertébraux qui entourent et protègent la moelle épinière et donnent insertion aux muscles ; chez les Poissons osseux et tous les autres Vertébrés, il se développe autour de la corde dorsale cartilagineuse de véritables corps vertébraux ou vertèbres osseuses qui s'articulent les unes avec les autres. — On peut diviser les Vertébrés en Acraniens, ne comprenant à l'époque actuelle que YAmphioxus, et en Craniotes comprenant les cinq classes des Poissons, Amphibiens, Reptiles, Oi^ seaux et Mammifères (V. ces mots, où l'organisation des animaux de chaque classe est exposée avec détail ; pour le développement, V. OEuf et Embryologie). — Chez tous les Vertébrés actuels, à l'exception de VAmphioxus, la colonne vertébrale se termine en avant par un renflement appelé crâne et qui renferme l'encéphale. La théorie vertébrale du crâne, esquissée par Gœthe et Oken, est aujourd'hui abandonnée, l'embryogénie seule pouvant montrer comment se développe le squelette céphalique (V. Crâne, Vertèbre et Squelette). — L'origine des Vertébrés est encore très obscure ; cependant les rapports morphologiques qui unissent VAmphioxus avec la larve ou têtard des Ascidies (V. Tuniciers), ont depuis longtemps fixé l'attention des naturalistes, mais la paléontologie ne nous apprend rien à cet égard, les restes des Vertébrés primitifs, à notocorde molle, ayant vraisemblablement échappés à la fossilisation. E. Trouessart.

VERTEILLAC. Ch,-1. de cant. du dép. de la Dordogne, arr. de Ribérac; 4.054 hab. Stat. de chem.de fer.

VÉRTESl (Arnold), romancier hongrois, né à Eger le 46 août 4836. Il est, après Jôkai, l'écrivain le plus fécond de la Hongrie contemporaine. H excelle surtout dans

la nouvelle et en a déjà publié plus de mille. Sa conception pessimiste éclate surtout dans la série de Nouvelles des suicidés, V Ecole de la misère, les Carrières man- . quées, Un Brillant parti nous montrent les nouvelles couches qui, après 1867, veulent arriver aux emplois de l'Etat sans aucun mérite et sont amèrement déçues.

VERTEUIL Com. du dép. de la Charente, arr. et cant. de Ruffec; 965 hab. Château des xv® et xvi^ siècles.

VERTEUIL. Com. du dép. de Lot-et-Garonne, arr. de Marmande, cant. de Castelmoron ; 907 hab.

VERTHEMEX. Com. du dép. de la Savoie, arr. de Chambéry, cant. d'Yenne; 336 hab.

VERTHEUIL. Com. du dép. de la Gironde, arr. de Lesparre, cant. de Pauillac; 4.460 hab.

VERTICAL. On dit qu'une ligne droite est verticale lorsqu'elle est perpendiculaire au plan de l'horizon ou, ce qui revient au même, à la surface des eaux tranquilles. La verticale en un point se confond avec la direction de la pesanteur en ce point; comme elle, elle aboutit au centre de la Terre, et l'image en est donnée par le fil à plomb ou encore par la trace du centre de gravité d'une pierre qui tombe. En astronomie, on ap-pelle point vertical le zénith, et le vertical d'un lieu est le grand cercle de la sphère céleste qui passe, d'une part, par le zénith et le nadir, autrement dit par la verticale du lieu, d'autre part, par un point quelconque de l'horizon. Le vertical perpendiculaire au méridien est dit le premier vertical. Il détermine sur l'horizon la direction est-ouest et, en navigation, on a parfois besoin de ré" soudre l'un des deux problèmes suivants : 4° calculer l'instant du passage d'un astre au premier vertical ; 2° calculer la hauteur d'un astre au moment de son passage au premier vertical.

Projection verticale (V. Projection).

VERTICILLE (Bot.). L'ensemble des feuilles insérées à la même hauteur porte le nom de verticille* Le verticille le plus simple est composé de deux feuilles situées Tune en face de l'autre. Dans ce cas, les feuilles sont dites oppo^ sées. Si le verticille a trois feuilles, celles-ci sont dites tentées. Ces mêmes qualificatifs s'appliquent aux branches. Les pièces florales sont généralement disposées en verticilles. W. R.

VERTIGE (PathoL). Le vertige constitue un trouble pathologique dans lequel il semble au malade que les ob' jets extérieurs sont animés de mouvements et tournent autour de lui, et que son propre corps se déplace dans le même sens. Le patient éprouve une sensation d'instabilité qui lui rend la station debout difficile : le sol lui paraît osciller sous les pieds. H est comme étourdi ; sa démarche est titubante ; il craint de tomber, et cette hésitation peut amener une chute s'il n'est pas retenu. Ces deux éléments, sensation de fausse orientation avec perte d'équilibre, angoisse profonde concomitante, sont constants. La volonté est affaiblie, mais le malade garde sa connaissance; il a conscience de son état ; c'est là un signe qui différencie le vertige du petit mal épileptique avec lequel on pourrait le confondre. Outre ce malaise général, il peut y avoir des troubles du côté de la vue (éblouissements, diplopie,nystagmus),de l'ouïe (bourdonnements), de l'estomac (nausées, vomissements), du cœur (angoisse précordiale, palpitations, syncope).

Le vertige paraît résulter d'une perturbation de Tin-^ nervation céphalique, presque toujours d'origine périphérique. Il est souvent visuel; ainsi, lorsque l'on regarde en bas d'un lieu élevé, ou chez des malades cherchant à fixer un objet. La vision peut rester nette, avec tournoiement apparent des objets, ou être obscurcie (vertige té-nébreux)i et dans ce cas les objets paraissent nébuleux et confus dans l'espace, et le regard devient incertain. — Le vertige d'origine auriculaire se produit sous l'influence d'une sensation auditive subjective (bruit, sifflement). Chez les sujets atteints d'une affection de l'oreille, il constitue le vertige otopathique ou maladie de Mé'^

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niève. Celle-ci peut être primitive et survenir après un refroidissement, un choc ou un traumatisme, ou secondaire au cours des lésions de l'oreille interne, des otites, ou des maladies générales ayant quelque retentissement sur l'oreille (tabès, méningite cérébro-spinale), et dans les cas où il se produit une augmentation de pression intra-labyrinthique. Ce vertige existe d'une façon continue, et ses symptômes ne disparaissent qu'avec la maladie qui les a déterminés. On a attribué le vertige deMénière aune altération des canaux semi -circulaires, ce qui expliquerait en partie les mouvements de rotation. En tout cas, la sensation vertigineuse constitue un fait de localisation cérébrale.

La maladie de Ménière débute par des bourdonnements d'oreille, un sifflement caractéristique ; puis viennent les crises vertigineuses, séparées par des périodes de calme, de plus en plus rapprochées et paroxystiques. Le malade, anxieux, est couvert d'une sueur froide ; il se cramponne aux objets qui l'entourent, perd l'équilibre et tombe. Sa chute a lieu toujours en avant et du côté de l'oreille malade. Le malade peut raconter ses sensations et se relève en conservant une diminution de Fouie. La crise se termine parfois par des nausées et des vomissements.

On rencontre le vertige dans quelques maladies de l'estomac, soit à la suite d'un trouble fonctionnel, soit dans l'abstinence ou l'inanition ou même dans l'indigestion, ïl est fréquent dans les gastralgies et les dyspepsies avec atonie gastro-intestinale. Dans le vertige produit à jeun, l'ingestion d'aliments empêchera le malade de fléchir sur ses jambes. On ne confondra pas le vertige gastrique avec celui qui est symptomatique d'une lésion cérébrale : dans les deux cas, il y a des vomissements, mais ceux-ci ne persistent pas aussi longtemps chez les dyspeptiques. Le vertige est un des signes précurseurs de Fépilepsie, et il est une des manifestations observées dans les cas de tumeurs, de congestion, d'hémorragie cérébrale ou de paralysie générale.

Nous n'insisterons pas davantage sur les vertiges laryngé, hystérique, neurasthénique, mental, arthritique, trauraatique, etc., ou de l'helminthiase, du mal de mer, de l'insolation. Ces accidents vertigineux sont dus aux différentes causes qui déterminent les affections générales dont ils dépendent, mais ces causes agissent ici sur l'encéphale. Il en est ainsi dans beaucoup d'intoxications, urémie, saturnisme, oxyde de carbone, méphitisme, chloroforme, quinine, opium, etc.

Le vertige étant essentiellement subjectif, il importe de bien préciser l'interrogatoire du malade, pour formuler le diagnostic. Comme phénomènes objectifs, on a les déviations de la marche et la chute. On examinera les fonctions auriculaires et on recherchera les causes générales (neurasthénie, arthritisme) ; on écartera les troubles moteurs ou sensoriels analogues. Enfin le retour de la connaissance et du mouvement distinguera le vertige de la crise épileptique. Le pronostic dépend de la cause déterminante. Dans le vertige simple, les sensations illusoires peuvent être passagères ; en cas de troubles viscéraux, la sensation vertigineuse subit les mêmes alternatives d'amélioration. Le vertige auditif peut durer longtemps, d'une façon continue, et persiste même quand le malade est couché. Le malade est en outre exposé aux accidents traumatiques résultant d'une chute.

C'est à la médication bromurée qu'on a le plus souvent recours pour combattre les accidents vertigineux. Le traitement varie d'ailleurs suivant la nature ou les causes du vertige. Pendant les accès, le patient doit rester immobile, plutôt dans le décubitus dorsal. Le vertige oculaire peut disparaître par l'occlusion des yeux ; les vertiges gastriques, toxiques ou de causes internes sont atténués par l'ouverture des yeux et le fonctionnement des sens de contrôle. Le sulfate de quinine modifie les bruits subjectifs et sert dans les cas où l'audition n'est pas lésée. Toutefois, dans le vertige de Ménière, il est donné à haute dose, par périodes séparées par des intervalles de repos.

En principe, on appliquera à chaque espèce de vertige le traitement indiqué pour l'affection générale dont il relève : strychnine, quassine, eaux bicarbonatées, dans le vertige gastrique ; toniques, chez les anémiques ; salicylate de soude chez les arthritiques ; bromure de sodium chez les épileptiques; extrait de belladone dans le vertige oculaire ; saignée et drastiques, dans le vertige congestif, etc. Enfin, dans le vertige du mal de mer, on combat les nausées et les vomisseme its par le port d'une ceinture, la position horizontale et les reconstituants. D^^ V. -Lucien Haiin.

Vertige laryngé (V. Glotte).

VERTILLY. Com. du dép. de l'Yonne, arr. de Sens, cant. de Sergines; 248 hab.

VERTOLAYE. Com. du dép. du Puy-de-Dôme, arr. d'Ambert, cant. d'Otliergues ; 764 hab. Stat. du cbera. de fer P.-L.-M. Tissage de toiles et de soieries.

VERTON. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. et cant, de Montreuil; 889 hab.

VERTOT (René-Aubert de), écrivain français, né au château deBenetot (pays de Caux) le 2a nov.4655, mort à Paris le 15 juin 1735. Après avoir fait ses études chez les jésuites, à Rouen, il entra au séminaire. Au bout de deux ans, il fit secrètement profession chez les capucins d'Argentan (1671). En 1675, épuisé par ses austérités, il consentit, sur les sollicitations des siens, à passer dans l'ordre des prémontrés. L'abbé Colbert, général de l'ordre, le remarqua bientôt, le prit pour secrétaire et lui donna, en 1683, le prieuré de JoyenvaL Ce don ayant excité des jalousies, il y renonça, se retira dans la modeste cure de Croissy-la-Garenne et s'y livra en paix à son goût pour l'étude. Plus tard, en 1693, il fut pourvu de la cure de Fréville et, en 1695, de celle de Saint-Paer. Son premier ouvrage, Histoire de la conjuration de Portugal, lui valut les éloges de Bossuet et de M™® de Sévigné ; son Histoire des révolutions de Suède eut cinq éditions et le fit entrer à l'Académie des inscriptions. En 1703, il revint s'établir à Paris pour n'en plus sortir, Il semble qu'à la fin de sa vie, il se soit épris de W^^ de Launay, la future M"^® de Staal. Il mourut, presque octogénaire, au Palais-Royal. Ses principaux ouvrages sont : irait é /u'storique de la mouvance de Bretagne (4710) ; les Révolutions romaines (1719) ; l'Histoire des chevaliers hospitaliers de Saint- Jean de Jérusalem (il 'îlQ) ; Origine de la grandeur de la cour de Rome et de la nomination aux évêchés et aux abbayes de France, ouvrage paru après sa mort en 1 735 ; un recueil des OEuvres choisies de Vertot a été publié à Paris, en 18r9,

BiBL. : De Boze, Eloges. — Villemain, Tableau du xviii« siècle. — NisARD, Hisiloire de la littérature française.

VERTOU (Vertavum). Ch.-l. de cant. du dép. de la Loire-Inférieure, arr. de Nantes ; 5.321 hab. (844 aggl.). Stat. de la ligne de Nantes à Bordeaux. Dans une situation pittoresque, au sommet et sur la pente d'une petite colline dominant la rive dr. de la Sèvre-Nantaise. Elève de bestiaux ; vins blancs, salaisons et fabriques de conserves alimentaires. — Menhirs aux environs, notamment celui de la Haute-Lande. Vertou est célèbre par une abbaye bénédictine fondée vers 570 par saint Martin, dit de Vertou ; l'église paroissiale actuelle, seul reste de ce monastère, est en partie moderne, de style gothique, surmontée au-dessus de la façade d'une élégante flèche, en partie du xi® siècle par sa riche façade, l'abside et les croisillons. Ch. Del.

BiBL. : L'abbè Auber, Histoire de saint Martin de Vey^tou; Poitiers, 1869. — Marionneau, Collection archéolog. du cant. de Vertou, 1878.

VERTPRÉ (Jenny), actrice française née à Bordeaux en 1797, morte à Paris en 1865. Fille d'un maître de ballet, Botte, surnommé Vertpré, elle parut à cinq ans sur le théâtre, figura sur diverses scènes parisiennes, alla jouer en Russie, fut ramenée pendant la retraite de la grande armée dans un fourgon d'artillerie, devint célèbre à Paris par sa création de la Pie voleuse, mélodrame de

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