‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 464 sur 633 · VIEIL -- VIEILLEVILLE · texte numérisé non relu

VIEIL -- VIEILLEVILLE

VIEIL-Baugé. Com. dudép. de Maine-et-Loire, arr. et cant. de Baugé, sur le Couesnon ; 1 .430 hab. Grès pour meules. Eglise des x®, xi^ et xii® siècles. Château Renaissance de Landifer. Victoire du maréchal Gilbert de Lafayette sur les Anglais en 4421.

VIEIL-Dampierre (Le). Com. du dép. de la Marne, arr. de Sainte-Menehould, cant. de Dommartin-sur-Yèvre ; 223 hab. Stat. du chem. de fer de l'Est.

YIEIL-EvREux (Le). Com. du dép. de l'Eure, arr. et cant. (S.) d'Evreux; 288 hab.

VIEIL-Hesdin. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Pol, cant. du Parcq ; 494 hab.

VIEIL-MouTiER. Com. dudép. du Pas-de-Calais, arr. de Boulogne, cant. de Desvres; 372 hab. Stat. du chem. de fer du Nord.

VIEILH DE BoisjoLiN, littérateur fr. (V. Boisjolin). VIEIL DE LuNAs, général français (V. Espeuilles). VIEILLARD de Boismartin (Pierre- Ange), littérateur français, né à Rouen le 17 juin 1778, mort à Paris le 12 janv. 1862. Employé au Trésor (1806), censeur royal (1820), il dirigea le Journal des Maires (1822-24) et dévint conservateur de la Bibliothèque de FArsenal (1826), puis bibliothécaire du Sénat (1853). Collaborateur d'un grand nombre de publications, entre autres V Encyclopédie des gens du monde ^ le Courrier des spectacles y le Publiciste, il eut comme auteur dramatique une renommée considérable que la postérité n'a point ratifiée et il encombra de ses productions le théâtre de l'Empire et celui de la Restauration. Citons de lui : le Mariage de Robert de France ou V Astrologue en défaut, comédie (Théâtre-Français, 1816) ; Brutal ou // vaut mieux tard que jamais, vaudeville (1806) ; le Concert aux Champs- Elysées , id. (1802) ; Gilles ventriloque, parade (1800) ; Marmontely comédie (1802), etc. Mais Vieillard était encore poète: romances, élégies, cantates, épitres, poèmes, odes, stances, tout lui était bon, et il en a fait imprimer des quantités. Mentionnons seulement : la Boîte de Pandore et Vénus Callipyge (Paris, 1802, in-8), contes en vers, et Psaphon et les Corbeaux (1822, in-8). Enfin il a encore donné en d'autres genres : Quelques aperçus sur la morale et sur les mœurs (Paris, 1855, in-18) et Souvenirs de théâtre, Méhul, sa vie et ses œuvres (Paris, 1855, in-12). R. S.

VIEILLE (Ichtyol.) (V. Vielle).

VIEILLE-Brïoude. Com. dudép. delà Haute-Loire, arr. et cant. de Brioude,au confl. duCéloux et de l'Allier (r. g.), à 460 m.d'alt.; 1.453 hab. Pont de pierre sur l'Allier ; église romane. Emplacement supposé de Brivas où se trouvait la basilique vénérée de Saint- Julien.

VIEILLE-Chapelle. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. et cant. de Béthune; 599 hab.

VIEILLE-Eglise. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Omer, cant. d'Audruicq ; 1.183 hab. Stat. du chem. de fer du Nord.

VIEILLE-Eglise. Com. du dép. de Seine-et-Oise, arr. et cant. de Rambouillet ; 217 hab.

VIElLLE-LoYE (La). Com. du dép. du Jura, arr. de Dole, cant. de Montbarrey; 507 hab. Verrerie à bouteilles dont l'origine remonte au xvi® siècle.

VIEILLE-Lyre (La). Com. du dép. de l'Eure, arr. d'Evreux, cant. de Rugles; 593 hab.

VIEILLE-MoNTAGNE (V. Moresnet).

VIEILLE-TouLOusE. Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. de Toulouse, cant. de Castenet, sur une hauteur qui domine la rive dr. de la Garonne; 230 hab. Restes d'antiquités romaines et celtiques ; emplacement primitif de Toulouse qui s'est transportée plus tard dans la plaine. VIEILLE (Jules-Marie-Louis), mathématicien français, né à Besançon le 23 déc. 1814. Elève de l'Ecole normale de 1833 à 1836, puis professeur de mathématiques au lycée Louis-le Grand, maître de conférences à l'Ecole normale, inspecteur général de l'enseignement secondaire, recteur

de l'Académie d'Aix et de celle de Dijon, il a pris sa retraite en 1880. On lui doit, outre de nombreux mémoires de mathématiques et d'analyse insérés dans le Journal de Liouville, dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences, etc., trois ouvrages classiques très estimés : Théorie , générale des approximations numériques (Paris, 2« éd., 1854,); Cours complémentaire d'analyse et de mécanique rationnelle (Paris, 1851); Eléments de mécanique (?ms, 1865 ; ¥ éd., 1882).

VI El LLE (Paul-Marie-Eugène), ingénieur français, fils du précédent, né à Paris le 2 sept. 1854. Sorti en 1875 de l'Ecole polytechnique comme élève ingénieur des poudres et salpêtres, il est devenu en 1879 sous-directeur et en 1897 directeur du laboratoire central de ce service. Il est, en outre, depuis 1885, répétiteur de physique à l'Ecole polytechnique. H a poursuivi, ayec Sarrau (V. ce nom), d'importantes études de balistique intérieure et toute une série de recherches sur les explosifs qui l'ont conduit à l'invention, en 1884, de la poudre B ou poudre sans fumée, aussitôt adoptée par l'armée française. Son nom est également attaché, de façon toute particulière, à l'invention du manomètre enregistreur employé dans les expériences de balistique (V. Balistique, t. V, p. 135 ; Explosion, t. XVI, p. 964, et Poudre, t. XVH, pp. 468 et 475). En 1889, l'Académie des sciences de Paris lui a décerné, pour ses découvertes, le prixLecomte, deSO.OOOfr. vieilles-Maisons. Com. dudép. du Loiret, arr. de Montargis, cant. de Lorris ; 577 hab.

VIEILLESPESSE. Com. du dép. du Cantal, arr. et cant. (N.) de Saint-Flour; 623 hab.

VIEILLESSE. La vieillesse est caractérisée par une tendance à la surcharge minérale des tissus. BouiHaud écrivait au commencement du XIX® siècle : On a l'âge de ses artères, loi rigoureusement vraie. Avec l'âge, les vaisseaux sanguins se chargent de calcaire, l'artério-sclérose se généralise, entraînant une modification grave dans l'économie générale. Le cœur forcé de travailler en milieu moins élastique, touché lui-même, assure mal la circulation générale, et la nutrition de tous les tissus en souffre. Les cartilages s'ossifient, la membrane du tympan perd son élasticité, d'oii la surdité. Le cristallin prend une teinte cornée et le cercle sénile, caractéristique de la vieillesse, apparaît sur ces bords, les muscles accommodateurs de la vision fonctionnent mal, d'où la presbytie; certains appareils mal nourris disparaissent, tels les dents, les cheveux, qui ont subi au préalable une dépigmentation. La loi de BouiHaud, citée plus haut, montre que l'on ne peut fixer de limites précises à la vieillesse ; on peut être vieux avant l'âge, suivant l'expression populaire. En règle générale, on fixe la vieillesse au commencement de la soixantième année. Les maladies de la vieillesse sont surtout caractérisées parla faiblesse de réaction défensive de l'organisme: le vieillard fait difficilement de la fièvre. J.-P.Langlois. VIEILLEVIE. Com. dudép. du Cantal, arr. d'Aurillac, cant. de Montsalvy; 487 hab.

VIEILLEVI6NE. Com. du dép. de la Haute-Gai-onne, arr. et cant. de Villefranche ; 214 hab.

VIEILLEVIGNE. Com. du dép. de la Loire-Inférieure, arr. de Nantes, cant. d'Aigrefeuille ; 3.393 hab.

VIEILLEVILLE (François de Scépeaux, seigneur de), comte de Duretal, né en 1510, mort à Duretal (Maineet-Loire) le l®'^ déc. 1571, fils de René de Scépeaux et de Marguerite de La Jaille. François I®' le donna comme compagnon à son fils le duc d'Orléans. H prit part au siège de Naples, à la défense de la Provence, à la bataille de Cérisoles. Ambassadeur en Angleterre en 1547, il entra au conseil en 1551. Gouverneur de Metz (1553), il fut l'un des négociateurs de la paix du Cateau. Envoyé à Vienne, il y prépara le mariage de Charles IX avec Elisabeth. En 1564, il fut chargé d'une ambassade auprès des cantons suisses. Pendant les guerres de reHgion, sa modération et son désir de paix le firent, à tort, suspecter

VIEILLEVILLE - VIELLESÉGURE

de calvinisme. Après la bataille de Saint-Denis, il refusa l'épée de connétable. Il était maréchal de France. Il mourut (empoisonné, dit-on), pendant des fêtes qu'il donnait au roiàDuretal.Ses Mémoires (panégyrique très inexact) sontl'œuvre de son secrétaire, Vincent Carloix; le P. Griffet les publia en 1757 (5 vol. in-42). H. Hauser.

BiBL. '.Additions de Le Laboureur. ~ M"*' Coignet, Fr. de Scépeaux^ maréchal de Vieilleville ; Paris, 1886, in-8.

VIEILLEY. Gom. du dép. du Doubs, arr. de Besançon, cant. de Marchaux; 374 hab.

VIEL-Arcy. Corn, du dép. de l'Aisne, arr. de Soissons, cant. de Braisne; 267 hab.

VIEL-Saint-Rémy. Com. du dép. des Ardennes, arr. de Rethel, cant. de Novion-Porcien ; 857 hab.

VIEL-Castel (Horace, comte de), littérateur français, né à Paris en 1802, mort à Paris en 1864. Petit-neveu de Mirabeau par sa mère, il s'adonna à la littérature, publia Costumes, Armes et Meubles des Français (1826), fut conservateur du musée du Louvre de 1853 à 1862. On lui doit de nombreux ouvrages contenant des études de mœurs [le Faubourg Saint- Honoréy 1839 ; la Noblesse de province ; Marie- Antoinette et la Révolution, 1858 ; Documents sur la Terreur, 1862, etc.). Ses Mémoires, publiés en 1881 et saisis sur plainte delà famille, vont du coup d'Etat de 1851 à 1864 : ils sont très malveillants.

VIEL-Castel (Charles-Louis-Gaspard Gabriel de Salviac, baron de), administrateur et littérateur français, né à Paris le 14 oct. 1800, mort à Paris le 6 oct. 1887. frère du précédent. Secrétaire d'ambassade en Espagne (1821), en Autriche (1829), sous-directeur politique aux affaires étrangères de 1829 à 1848, directeur en 1849, il démissionna en 1851. Membre de l'Académie française en 1873, il a composé une Histoire de la Restauration (1860-70, 2 vol.), ouvrage dans lequel la première place est accordée aux faits diplomatiques, livre documenté, mais qui manque de portée et de vie.

VIELLA. Com. du dép. du Gers, arr. deMirande, cant. deRiscle; 1.626 hab.

VIELLA. Com. du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. d'Argelès-Gazost, cant. de Luz ; 242 hab.

VI ELLA RT (René-Louis-Marie), homme politique et magistrat français, né à Reims le 17 août 1754, mort à Paris le 23 févr. 1809. Lieutenant au présidial de Reims en 1782, il apaisa en mars 1789 une émeute qu'avait provoquée dans cette ville la crainte de la disette. Député aux Etats généraux par le tiers du bailliage de Reims, il s'associa au serment du Jeu de paume, lit des rapports sur l'abolition des justices seigneuriales et de la fiscalité féodale, sur les troubles des départements, contre les prêtres non assermentés. Le 16 mars 1791 , il fut élu par le dép. de la Marne juge au tribunal de cassation. Il remplit les fonctions d'accusateur public près la haute cour de Vendôme, dans le procès de Babeuf et des Babouvistes. Révoqué après le 18 fructidor, il fut remis en place, à la cour de cassation, par le premier consul, et, comme président de la section criminelle, concourut à la rédaction des codes civil et pénal. Il organisa les écoles de droit de l'Empire sous le titre d'inspecteur général de l'Université. H. MONIN.

VIELLE (Mus.). La vielle est un instrument de musique assez ancien et qui, s'il est aujourd'hui en pleine décadence et abandonné aux ménétriers rustiques qui semblent même déjà le dédaigner, n'en a pas moins connu des jours de gloire au temps passé. On en trouve des traces dès le x® siècle. A cette époque, l'instrument, de grandes dimensions, est joué par deux musiciens qui le tiennent sur leurs genoux. Dans ce temps-là et plus tard, la vielle figure, sous le nom à'organistrum ou chifonie (corruption de symphonie), aux mains des trouvères et des troubadours qui célèbrent ses mérites. Elle a sa place dans les concerts royaux ou à la cour des grands seigneurs. Mais dès

le xv^ siècle, elle tombe de ces hauteurs aux mains des vagabonds et des mendiants, des chanteurs des rues de la plus infime condition. Au xviii® siècle, la mode, passagèrement, s'en empare, et il devient de bon goût d'en jouer dans les salons. Une foule de professeurs l'enseignent aux gens du bel air qui n'hésitent pas à faire transformer en vielles les plus beaux luths du siècle précédent dont personne ne se sert plus. Si ces derniers instruments sont aujourd'hui si rares, la raison principale en est que leurs propriétaires, sans se soucier de leur valeur, leur ont fait subir cette métamorphose.

La vielle est cependant, toute dédaignée qu'elle soit de nos jours, d'une construction fort ingénieuse, et l'inventeur y a mis en œuvre des principes de facture qui, appliqués en d'autres lieux, ont eu une fortune singulière. Elle se compose d'une caisse sonore, à fond plat comme les guitares ou bombé comme les luths, sur lequel sont tendues un certain nombre de cordes, quatre généralement ou six. Ces cordes sont mises en vibration par une roue dont la circonférence frottée de colophane les touche et les fîiit résonner. Une manivelle fixée à la partie postérieure permet au joueur de lui imprimer un mouvement de rotation. Quelques-unes de ces cordes sont tendues à la place qu'occuperaient les cordes d'un violon, au milieu de la caisse : elles passent sur une touche qui porte, en outre, huit ou dix sillets mobiles que pressent les doigts de la main gauche. La position de ces sillets est calculée de telle sorte que, enfoncés, ils viennent appuyer sur la corde à l'endroit convenable pour produire les notes de la gamme. Trois autres cordes tendues en dehors de la touche sont mises également en vibration, mais sans que leur longueur puisse être modifiée par un mécanisme quelconque. Elles forment pédales, donnant la tonique et la quinte du ton d'une façon continue à la façon des musettes et cornemuses. Une d'elles repose sur un chevalet dont un seul pied est fixe, de façon à produire, quand la corde vibre, une sorte de tremblement ou nasillement continu, caractéristique de l'instrument. Certains artistes villageois avaient acquis autrefois une grande virtuosité sur la vielle. Ils y exécutaient des airs populaires, airs de danse composés par eux et souvent fort originaux. Les paysans du Bourbonnais, de l'Auvergne et du Berry, ainsi que les Savoyards, cultivaient jadis cet instrument, national chez eux comme la musique qu'il interprétait. Mais il est rare d'en rencontrer encore qui se consacrent à cette étude ingrate. Car si le timbre de la vielle semble original et pittoresque, il est fort monotone à la longue, aucune nuance n'étant possible, et le jeu en est assez difficile et pénible. H. Q.

VIELLE (IchtyoL). Nom vulgaire des poissons du genre Labre (V. ce mot).

VIELLE. Com. du dép. des Landes, arr. de Saint-Sever, cant. d'Aire; 620 hab.

VIELLE-Adour. Com. du dép. des Hautes Pyrénées, arr. et cant. (S.) de Tarbes ; 508 hab. Stat. du chem. de fer du Midi.

VIELLE-Aure. Ch.-l. de cant. du dép. des Hautes- Pyrénées, arr. de Bagnères-de-Bigorre ; 403 hab.

VIELLE-LouRON. Com. du dép. des Hautes-Pyrénées, arr. de Bagnères-de-Bigorre, cant. de Bordères-louron : 119 hab.

VIELLE-Saint-Girons. Com. du dép. des Landes, arr. de Dax, cant. de Castets; 750 hab.

VIELLE-Soubiran. Com. du dép. des Landes, arr. de Mont-de-Marsan, cant. de Roquefort; 416 hab.

VIELLENAVE. Com. du dép. des Basses-Pyrénées, arr. deBayonne, cant. de Bidaclie; 121 hab.

VIELLENAVE. Com. du dép. des Basses- Pyrénées, arr. d'Orthez, cant. d'Arthez; 198 hab.

VIELLENAVE. Com. du dép. des Basses-Pyrénées, arr. d'Orthez, cant. de Navarrenx; 295 hab.

VIELLESÉGURE. Com. du dép. des Basses-Pyrénées, arr. d'Orthez, cant. de Lagor; 570 hab.

YIELMANAY — VIENNE

VIELMANÂY.Com. du dép. de la Nièvre, arr. de Cosne, cant. dePouilly; 603 hab.

VIELIVIUR. Ch.-l. de cant. du dép. du Tarn, arr. de Castres, sur l'Agout, affl. g. du Tarn; 994 hab. Stat. du chem. de fer du Midi. Filature de laine.

VIELPRAT. Com. du dép. de la Haute-Loire, arr. du Puy, cant. de Pradelles; 387 hab.

VIELS-Maisons. Com. du dép. de l'Aisne, arr. de Château-Thierry, cant. de Charly ; 917 hab.

VI ELSALM. Localité de Belgique, prov. de Luxembourg, arr. de Bastogne, à 80 kil. N. d'Arlon, sur la Salm, affl. de l'Amblève; 4.000 hab. Stat. du chem. de fer de Verviers à Luxembourg par Trois-Vierges. Carrières d'ardoises, de granit et de pierres à rasoir.

VIELVERGE. Com. du dép. de la Côte-d'Or, arr. de Dijon, cant. de Pontailler-sur-Saône ; 726 hab.

VI EN (Joseph-Marie, comte), peintre français, né à Montpellier le 18 juin 1716, mort à Paris le 27 mars 1809. Doué d'une vive intelligence, il manifesta dès sa jeunesse son goût pour le dessin; son père le fit entrer dans les bureaux d'un procureur, mais le laissa bientôt entrer dans Tatelier de Giral, peintre et architecte des Etats du Languedoc; en 1741, Vien vint à Paris et fut accueilli dans l'atelier de Natoire. Rompant avec le commun, il s'efforça de reproduire fidèlement la nature; en 1743, il obtint le grand prix de Rome ; pendant son séjour, il peignit : un Ermite endormi (Louvre) ; un Saint Jean, et dix toiles représentant la Vie de sainte Marcelle; pendant la traversée de Marseille à Rome, au départ, il avait composé sa superbe esquisse du Massacre des Innocents, Revenu à Paris en 1750, il ouvrit un atelier, qu'il dirigea pendant vingt-cinq ans et qui devint célèbre comme le berceau du classicisme français (V. David). En 1732, son entrée à l'Académie de peinture fut comme le baptême de l'école classique. Vien, le premier, introduisit dans son atelier le modèle vivant et compta parmi ses élèves David, Girodet, Girardot et Gros. Il dirigea l'Académie de Rome de 1775 à 1781 (après Natoire). Revenu à Paris en 1881, il devint premier peintre du roi en 1789, sénateur après le 18 brumaire, et enfin comte de l'Empire; il fut inhumé au Panthéon. Parmi ses œuvres principales, nous citerons : Saint Denis prêchant dans les Gaules, qui est regardé comme son chef-d'œuvre ; Saint Louis remettant la régence à Blanche de Castille ; Mars s'arrachant des bras de Vénus; Jésus rompant le pain ; Dédale et Icare (au Louvre) ; V Enlèvement de Proserpine (Grenoble), et un certain nombre de tableaux bibliques.

VI EN N AY. Com. du dép. des Deux-Sèvres, arr. et cant. de Parthenay ; 569 hab.

VIENNE (ail. Wien, lat. Vindobona, Vienna). Yille d'Autriche, ch.-l. de la prov. de Basse-Autriche, l'une des capitales de la monarchie austro-hongroise, par 48« 12' 33^' de lat. N. et 14« 2' 27'^ de long. E., à 203 m. d'alt., sur la r. dr. du Danube, dont une dérivation traverse la ville. Vienne est dans une admirable position naturelle, sur un léger renflement que forme la plaine au pied des derniers escarpements des Alpes. Sa situation géographique générale n'est pas moins favorable ; placée à la limite d'une grande plaine de l'Orient et des régions montagneuses de l'Occident, elle se trouve de plus au point de croisement des deux plus grandes routes naturelles de l'Europe centrale : celle que forme le Danube pour pénétrer en amont dans le plateau bavarois et arroser en aval la Hongrie ; celle qui longe depuis l'ItaHe les contreforts des Alpes et se prolonge au N. vers la Bohême et l'Allemagne. Au point de vue démographique enfin, elle présente des caractères analogues puisqu'elle est au point central où se réunissent et se limitent les races slave, allemande et hongroise. Le climat est tempéré, quoique assez instable (température moyenne de l'année, -j- 9,2 ; précipitation, 617 millim. d'eau par an et 150 jours pluvieux). Toutes ces conditions de prospérité

ont assuré à Vienne une grande importance historique et un rapide accroissement de population; elle comptait 175.000 hab. en 1754, 231.000 en 1800, 318.000 en 1840, 408.000 en 1846, 607.000 en 1869, 704.000 en 1880, 817.000 en 1890. Cette dernière année, l'annexion d'un certain nombre de communes rurales portait d'un seul coup la population à 1.364.548 hab. Enfin ledernierrecensement(1900)accuse un total de 1.662.269 hab., ce qui fait de Vienne la quatrième ville de l'Europe (après Londres, Paris et Berlin); sur ce nombre, il faut compter, au point de vue des nationalités, plus de 100.000 Hongrois et de 900.000 Tchèques; au point de vue religieux, environ 140.000 Israélites. Le taux de l'accroissement de la population a été de 2,27 «/o pendant la période décennale 1880-1890.

Services publics. Industrie. Commerce. Bien que Vienne ait perdu, à la suite du duaUsme, une partie de son importance administrative, elle centralise encore un grand nombre de services pubhcs. Comme ancienne capitale de l'empire, elle est la résidence de l'empereur et de ministères communs aux deux parties de la monarchie (affaires étrangères, armée et marine, finances) et du corps diplomatique étranger; comme capitale de la Cisleithanie, de tous les ministères autrichiens, de la cour de cassation et de la cour des comptes ; comme capitale de la Basse-Autriche, du commandement du 11^ corps, de la diète et des administrations provinciales. Au point de vue rehgieux, un prince-évêque catholique la régit spirituellement.

Au point de vue intellectuel, elle est célèbre dans toute l'Allemagne du Sud par le nombre et l'éclat de ses établissements d'instruction. Son Université, fondée en 1365 par Rodolphe IV, comptait (en 1895) 429 professeurs, 6.714 étudiants, et se plaçait ainsi au premier rang des Universités allemandes ; sa faculté de médecine a été le berceau d'une Ecole de chirurgie appréciée de l'Europe entière; enfin, la Bibliothèque compte 340.000 volumes. Parmi les autres centres de haut enseignement, il faut citer encore : V Ecole technique pour les ingénieurs (fondée en 1813) avec 1.200 étudiants; V Ecole d' agriculture {^^Q étudiants); V Académie des beaux-arts (fondée en 1692) avec 24 professeurs et 300 étudiants ; les Facultés de théologie protestante et Israélite. L'enseignement moyen est distribué par 13 gymnases, 8 écoles réaies, 4 lycées de filles, une Ecole normale d'instituteurs et d'institutrices ; les enseignements spéciaux, par l'Académie orientale (fondée par Marie-Thérèse en 1754) par oii passent les agents diplomatiques et consulaires destinés à servir en Orient ; par l'Académie Marie-Thérèse (fondée en 1746), où les jeunes nobles se forment aux carrières administratives. Plusieurs séminaires, une Académie de commerce (fondée en 1837), un conservatoire de musique (900 élèves), une Ecole de pharmacie et un Institut vétérinaire, complètent cet ensemble.

Parmi les innombrables sociétés savantes qui ont leur siège à Vienne, il convient de mentionner surtout V Académie impériale des sciences, qui jouit d'une réputation européenne. Parmi les bibliothèques, les plus importantes sont : celle de la Cour (500.000 volumes, dont 20.000 incunables, 20.000 manuscrits et 300.000 gravures) ; celle de l'Université et celle de la ville ; enfin les Archives de Cour et d'Etat^ récemment ouvertes au public, et où se trouvent de précieuses correspondances diplomatiques. Parmi les collections scientifiques et artistiques, le Musée de la Cour, installé dans un splendide palais moderne, contient 1.800 chefs-d'œuvre des maîtres italiens, allemands, hollandais; en face se trouve le Musée d'histoire naturelle.

Le commerce viennois est favorisé par l'artère fluviale du Danube et par les Ugnes de chemin de fer qui partent des sept gares de la capitale pour se diriger vers la périphérie de l'Empire : la ligne du Nord, la première en date (1836), qui conduit à Cracovie ; la ligne de l'Etat, qui

VIENNE

mène à Prague ; la ligne du Sud, qui franchit les escarpements du Sommering pour pénétrer jusqu'à Trieste et Venise ; deux autres lignes de FEtat, qui mettent Vienne en communication, l'une avec Munich et Paris, l'autre avec Budapest et Constantinople; à l'intérieur, un chemin de fer métropolitain, construit en 4896, ne présente que des avantages restreints pour la circulation des voyageurs, mais sert à relier les différentes gares et ferait gagner un jour à la mobilisation. Enfin 122 millions de florins ont été dépensés pour améliorer la canalisation du Danube. On retrouve à Vienne les mêmes industries variées que dans toutes les grandes capitales, mais certaines d'entre elles ont un caractère plus particulièrement local : ce sont celles des objets en cuir, des meubles et des vête-

ments. A ce point de vue, Vienne est le marché, non seulement de la monarchie, mais de toute l'Europe orientale. Elle est aussi une importante place financière ; parmi les nombreux établissements de crédit destinés à seconder le mouvement des affaires, le plus ancien et le plus important est la Banque impériale et royale d'Autriche-Hongrie, fondée en 1816 et réorganisée en 1878. ^

Au point de vue communal, Vienne est divisée en 19 arrondissements {Bezirk) : P% Ville intérieure ; II«, Leopoldstadt ; lïls Landstrasse; IV% Wieden; V^ Margarethen ; VI% Mariahilf ; VIP, Neubau ; VIII«, Josephstadt ; ÏX«, Alsergrund ; X% Favoriten ; XI% Simmermg; XII% Meidling; XIII% Ilietzing; XIV% Rudolf-

Echelle : 150 ô5b

sheim; XV^ Fiinfhaus ; XVI% Ottakring; XVI[% lîernals; XVIIP, Wâhring; XIX«, Dœbling.

Aspect de la ville. Principaux monuments. Les quartiers de Vienne présentent des caractères très différents, suivant la date à laquelle ils ont été construits. Au début, et jusqu'au xïx° siècle, la ville ne comprenait que le quartier appelé aujourd'hui ville intérieure (innere Stadt), situé sur la rive droite du canal du Danube, et délimité par des remparts circulaires, bordés eux-mêmes de larges glacis. Après 1815, des faubourgs populeux s'élevèrent, soit sur la rive gauche du canal, soit en dehors des murs. En 1867, la démohtion des remparts permit de construire sur leur emplacement un superbe boulevard circulaire (Ring). Enfin, par suite du développement croissant de la population, les localités de la banlieue se sont peuplées au point de pouvoir être considérées comme des annexes et des prolongements de Vienne. On peut donc distinguer dans la ville cinq parties : 1« la Ville

intérieure; 2» le Ring; 3° les faubourgs de la rive droite du canal ; ¥ les faubourgs de la rive gauche ; 5^ la banlieue.

1^ La Ville intériem^e (mn^r^ 5 ^ac^if) contient quelques monuments du moyen âge, mais date en grande partie de la période d'activité architecturale qui signale les règnes de Joseph P"^ et Charles VI. Aussi l'influence italienne prédomine-t-elle, et le style rococo est-il largement représenté dans les monuments. Les rues sont étroites et tortueuses, s'épanouissant parfois, comme un grahen, en larges perspectives ou aboutissant à des places d'une pittoresque irrégularité. Le centre de la ville intérieure est occupé par le plus considérable et le plus important, historiquement, des monuments de Vienne. C'est la cathédrale Saint-Etienne (Stephankirche), superbe édifice gothique, bâti de 1300 à 1510, sur les plans du maître Klosterneubourg ; il a la forme d'une croix latine de 108 m. de Ijng, à trois nefs, et il est surmonté d'une

VlliNNE

seule tour, de iS6 m. de haut, d'où Ton découvre un panorama magnifique sur le Marchfeld, la plaine hon~ groise et les Alpes ; l'intérieur contient de curieuses chapelles. — Devant l'église, la place Saint-Etienne fait un angle droit, avec le Graben^ centre de la vie viennoise. C'est une large et courte rue, élevée sur remplacement de l'ancien fossé (graben), barrée à son extrémité par le Kohlmarkt, bordée de riches magasins, et ornée, au centre, d'une colonne de la Trinité, érigée par l'empereur Léopold I®"^ après la peste de 1679. A l'extrémité, le Kolhmarkt mène : d'une part, au Palais Impérial et à l'église Saint- Michel d'autre part, au Hohe Markt^ centre de la ville romaine, et au Am Hof, vaste place irrégulière que borde le ministère de la guerre et qu'ornent une colonne de la Vierge éiii^^ée en 4667 par Léopold I^"^, et une statue équestre de Radetzki, par Zumbusch. Le Freiung, place toute voisine, a la forme d'un triangle, limité, au S.-O.: par le palais Rarrach (1689) qui contient une galerie de 400 tableaux de maîtres; au N., par l'église des Ecossais, (Schottenkirche), qui renferme le tombeau de Stahremberg (f 1701), au N.-E. par le palais Schônborn en style rococo, dont la galerie de tableaux rivalise avec celle du palais Harrach. — Dans les quartiers S.-E. de la ville intérieure, Téglise des Augustins (Augustinerkirche), paroisse de la cour, contient de beaux monuments élevés à Marie-Christine (f 1798), à Léopold II {-[ 179^) et au feld-maréchal Daun ; l'église des Capucins (Kapuzinerkirche), édifice de style baroque (16^22), qui repose sur un caveau où sont enterrés les membres de la famille impériale. Le Palais Impérial (Eofburg) est un ensemble de constructions de ditîërentes époques, qui couvre au S. un vaste espace de terrain. La plupart datent du xviri^ siècle, présentent un aspect uniforme et grisâtre et renferment des places régulières, ornées au centre de statues, où le pubhc peut circuler. Ce sont : la place François, avec la statue de François II (f 1835) par Marchesi, sur laquelle donnent les appartements de l'empereur; la cour Amélie (xvii^ siècle), la cour des Suisses, la plus ancienne de toutes, avec l'entrée de la chapelle du château; la place Joseph, ornée du monument de Joseph II par Zauner et sur laquelle donne la magnifique salle de la Bibliothèque impériale, La Burg a été récemment renouvelée et complétée : au N., par la somptueuse façade de la place Saint-Michel; au S., par une vaste construction semi-circulaire, qui séparera le Jardin delà Cour {Hofgarten) du Jardin public (Volksgarten) où s'élèvent les monuments élevés à l'archiduc iCharles, au prince Eugène et au poète Grillparzer. Le Burgthor, portique dorique deNobile(182'2), conduit du jardin dans le Ring.

2° Le Rinci ou Ringstrass est une splendide avenue circulaire de 3.800 m. de long sur 57 m. de large, aménagée sur l'emplacement des anciens remparts. Elle fait tout le tour de la Ville intérieure. Elle prend différents noms, suivant les quartiers qu'elle traverse. La Schottenring présente l'aspect régulier et banal deioutes les grandes rues modernes. Seule, la Bourse, bâtie de 1872 à 1877, dans le style de la Kenaissance, sur les plans de Hansen et de Tietz, vient rompre son uniformité. Mais à son extrémité, h Frano^ensring et le Bwgring forment un ensemble d'une majesté incomparable, unique peut-être dans les capitales européennes. Des flots de verdure qui couvrent les squares émergent des masses architecturales de styles divers et d'allure imposante. A chaque pas, des avenues latérales découvrent d'immenses perspectives. Ce panorama commence au carrefour situé à l'extrémité du Schottenring. A droite s'élève l'Église votive (Votiv-Kirche), bâtie en 1853, à la suite d'un vœu prononcé par l'empereur qui venait d'échapper à un attentat. C'est un magnifique et élégant édifice gothique, d-e Ferstel, avec deux tours sculptées à jour de 99 m. do haut ; elle est entourée d'un parc, devant lequel

se réunissent la Wahringerstrasse et VUniversitâtssirasse. Après cette église, le boulevard s'infléchit à gauche et passe devant le Rathkauspark, grand parc rectangulaire, dont les quatre côtés sont entourés par des édifices modernes. Ce sontil^ sur le côté N., VUniuersité, construite de 1873 à 1884 par Ferstel, dans le plus beau style de la Renaissance. C'est une vaste construction carrée, avec une grande cour centrale à portiques. 2^ Sur le côté 0., FHôtel de ville {Rathhaus) est, au contraire, de style gothique. Construit de 1873 à 1883 par Friedr. Schmidt, il a coûté 15 millions de florins, et sa flèche, haute de 100 m., domine tout le quartier. Il contient, outre une vaste bibliothèque, un intéressant musée historique. 3*^ En face, sur le côté E., le théâtre delà Hofburg (1876-89) est de style Renaissance. 4» Enfin le style grec est représenté, sur le côté S., par le Parlement (Reichsrathsgebailde), qui étale au dehors ses colonnades et ses rampes d'accès. A l'intérieur, la Chambre des seigneurs et la Chambre des députés forment deux bâtiments indépendants, réunis seulement par les ailes basses. Après le Parlement, le Ring fait encore un coude à gauche, laisse apercevoir à droite le Palais de justice (1875-81) à travers des masses de verdure, prend le nom de Burgring et aboutit à la place Marie-Thérèse, qui présente la même disposition que le Rathhauspark : un quadrilatère planté d'arbres, encadré par des monuments publics. Ce sont, en tournant le dos à la Burgthor et à la Hofburg : en face et au fond, les écuries de la cour; en face et à gauche, les musées impériaux, bâtiments symétriques et semblables, construits de 1872 à 1889, dans le style de la Renaissance italienne, par Semper et Hasenauer, et contenant, l'un un magnifique musée artistique et historique {Kunsthistoriche Muséum), l'autre un intéressant musée d'histoire naturelle (Naturhistorisches Muséum). Au centre de la place s'élève le somptueux monument de Marie-Thérèse, érigé en 1888 par le sculpteur Zumbusch. L'iiîïpératriceest représentée par une statue assise, en bronze, de 6 m. de haut, autour de laquelle sont dressées les statues équestres, aussi en bronze, des généraux Laudon, Daun et Khevenhùller. Après le Burgring, VOpernring conduit à l'Opéra (Hofoperntheater), splendide édifice du style Renaissance, qui date de 1861-69. Plus loin, le Ring se resserre, c'est le Kdrnthnerring et !e Kolowratring, où se concentre la vie élégante, où l'on trouve les beaux magasins et les grands hôtels. Entre les deux, la place Schwarzenberg contient la statue du prince de ce nom (f 1820), qui commanda les armées alliées en 1814; derrière le second s'élève, sur une petite place, le monument de Beethoven (V. fig., art. Beethoven), d'après Zumbusch. Plus au N., le Par kring côtoie l'élégant Stadtpark ou parc de la ville. Plus au N. encore, le Stuberning va se terminer au Danube, après être passé entre le musée d'art et d'industrie (1868--77), de style Renaissance, et les grands bâtiments rougeâtres et crénelés de la caserne François-Joseph. Le Ring se termine au canal du Danube, à 1.200 m. de son point de départ, auquel il est relié par le Franz-Josephsquai.

3^ En dehors du Ring s'étendent les faubourgs de la rive droite du canal. Ce sont, en allant comme précédemment, d'amont en aval : VAlsergrund (IX^ district), prolongé en dehors par Dôbling (XfX®), Wdhring (XVIII^) et Hernals (XVIl®) ; c'est le quartier des médecins, et les principaux monuments en sont, outre le palais Liechtenstein, l'Hôpital général {Allgemeines Krankenhaus) et Académie des médecins (/05^/>/imww), fondée en 1784 par Joseph II. Dans Josephstadt (VHP), ISeubau (VII«) et Mariahilf (VP), le palais Czernin et sa galerie de tableaux, et l'église gothique de Fiinfhaus méritent seuls une mention. Derrière s'étendent Ottakring (XVP) avec le champ de manœuvres de la Schmelz, Fûnfhaus (XV^), Rudolfsheim (XIV^), Hietzing (XIÏI«) et Meidling (Xiï«). Margarethen (V^)

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VHlNNF.

ne contient aucun monument remarquable, tandis que dans Wieden (IV ^), on peut remarquer, outre de beaux bôtels particuliers, l'église Saint-Charles (Carlskirche)^ construite de 1716 à 1737 par Fischer d'Erlach dans le style baroque italien. Favoriten (X®), placé derrière, contient un immense arsenal, construit de 1849 à 1855, long de 690 m., large de 480, avec un curieux musée militaire. Dans le Landstrasse (III®) sont placés THôtel

Plan de Vienne (Ville intérieure) au 35000».

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