soit
En outre, 10.075 gens sans profession et individus non classés (enfants en nourrice, étudiants ou élèves de pensionnats vivant loin de leurs parents, personnel interne des asiles, hospices, etc.), ou de profession inconnue. Au point de vue social, la population comprend (en 1891) : 86.981 patrons, 5.623 employés, 83.768 ouvriers. Les personnes inactives de leurs familles sont au nombre de 223.749, plus 8.787 domestiques.
La population manufacturière est presque égale à la population agricole, comme dans les dép. de Meurtheet-Moselle, de la Somme, du Pas-de-Calais, de l'Oise, etc.
Etat économique. — Propriété. — La statistique décennale de 1892 accusait une surface cultivée totale de 550.914 hect., dont 353.473 appartenant à des particuliers, 56.555 àl'Etat, 586 au département, 135.527 aux communes, 3.059 aux établissements hospitahers,
DÉSIGNATION
NOMBRE des cotes
SUPERFICIE
(en hectares)
Petite propriété :
Biens de moins de 1 heci
— de 1 à 5 hectares
Moyenne propriété :
Biens de 5 à 10 hect
— de 10 à 20 —
— de 20 à 30 —
— de 30 à 40 —
— de 40 à 50 --
Grande propriété :
Biens de 50 à 100 hect
- de 100 à 200 -
- de200à300 —
Au-dessus de 300 —
Totaux.
1.714 à d'autres propriétaires. Des 353.473 hect. appartenant aux particuliers, 218.613 étaient des terres labourables, 92.116 des prés naturels, herbages et vergers, 4.655 des vignes, 2.973 des jardins de plaisance et parcs, 35.116 des bois et forêts. Le nombre des cotes foncières était, en 1893, de 280.^93 dont m.m non bâties et 9^,409 bâties,
L'enquête faite par Tadministration des contribulions directes, en 1884, a relevé dans le dép. des Vosges 74.771 propriétés non bâties imposables, savoir : 59.469 appartenant à la petite propriété, 14.928 à la moyenne propriété, 374 à la grande propriété.
Nous donnons ci-dessus un tableau indiquant le nombre et la contenance des cotes foncières non bâties (en 1892).
On voit par ce tableau que la petite propriété occupe 22.945 hect., la moyenne 235.726 hect. et la grande 254.689 hect. La contenance moyenne d'une cote foncière est de B^^'^^^.SG, alors que la moyenne française est de 8^»^^^65. La petite propriété domine.
La valeur de la propriété bâtie était évaluée (d'après l'enquête de 1887-89) de la manière suivante :
Maisons Usines
Nombre (en 1897) 91 . 611 1 . 901
Francs
Francs
Valeur locative réelle. . . .
— vénale (en 1887).
Il faut y ajouter 1 .680 bâtiments publics (asiles, presbytères, préfectures, etc.), d'une valeur locative réelle (en 1887) de 289.000 fr. — La part du département dans la valeur de la propriété bâtie sur le sol français représente 1/1 44^ de la valeur totale, soit 20.848.150 fr.
Agriculture. — L'agriculture fait vivre 165.091 personnes (en 1891), soit 403 hab. sur 1.000, alors que dans l'ensemble de la France cette proportion atteint 460. Le dép. des Vosges est donc un département industriel autant qu'agricole. Nous rappelons que les divisions fondamentales du département sont la région dite de la Montagne (région vosgienne) et celle de la Plaine (moitié occidentale du département). V. le § Relief du sol. D'après l'assiette de la contribution foncière, la valeur du sol non bâti du dép. des Vosges représente environ le 1/107^ de la valeur totale du sol français, soit 8i 4.740.928 fr.
Nous donnons ci-après un tableau indiquant la superficie et le rendement des principales cultures en 1898. Dans la péî iode décennale 1890-99, la production moyenne annuelle du froment fut seulement de 635.290 hectoL; celle du méteil, 136.860 hectoL; celle du seigle, 258.700 hectol.; celle de l'orge, 31.760 hectoL; celle de l'avoine, 1.159.750 hectoL
CULTURES
Froment.
Méteil...
Seigle...
Orge
Avoine . .
Sarrazin.
F^ommes de terre
Betteraves fourragères.
Trèfle
Luzerne
Sainfoin ,
Prés naturels et herbage Tabac
Chanvre
Lin
Pommes à cidre..
Prunes
Vignes .
SUPERFICIE PRODUCTION
Hectares 48.450
Hectolitres 769.400 Quintaux 582.810 Hectolitres 136.8'tO 279.900 28 870 1.191.520 10.970 Quintaux 4.006.890 543.780 292.510 242.900 42.990 4.224.540
Filasse Graine Filasse Graine
Hectolitres
Les prairies et les pâturages ont beaucoup d'importance dans la région vosgienne (chaumes). D'après l'enquête décennale de 1892, il y avait 17.120 hect. de prairies irriguées naturellement par les crues des ri viefe?^ 42.659 hect, de prairies imguée^ à Tai^^ âe tra^
VOSGES
vaux spéciaux, 30.884 hect. non irrigués, 1.756 hect. d'herbages pâturés dits de plaines, 3.239 hect. d'herbages pâturés de coteaux, 2.052 hect. d'herbages pâturés de montagnes ou alpestres. Les fourrages verts annuels n étaient cultivés que sur 405 hect., dont 133 de trèfle incarnat, 216 de vesces ou dravières, etc. Il y avait 4.696 hect. de prés temporaires.
La culture des arbres fruitiers est importante. La statistique décennale de 1892 accusait les résultats suivants pour les cultures arbustives : pommes et poires, 70.934 hectol.; pêches et abricots, 238 hectoL; prunes, 19.801 hectoL; cerises, 20,025 hectol.; noix, 238 hectol. La fabrication du kirsch est une industrie essentiellement vosgienne (Bains, Clerjus, Fontenoy-lc-Château, Trémonzey, etc.). — La vigne est cultivée sur 5.226 hect. La récolte de ^1898 fut'de 120.085 hectol., d'une valeur de 3.999.621 fr. La moyenne décennale annuelle de 1888-97 était de 125.239 hectol. Les principaux crus sont ceux de Charmes et des environs de cette localité, dans la vallée de la Moselle.
Les cultures maraîchères sont développées. Les jardins potagers et maraîchers occupaient, en 1892, une superficie de 3.221 hect.; il y avait J.189 hect. cultivés en légumes secs (haricots, pois, fèves, féverolles, lentilles, etc.), 884 hect. cultivés en carottes, navets, choux, etc. — Le tabac est cultivé sur 32 hect., ayant produit 755 quintaux, d'une valeur totale de 61.790 fr. (en 1899).
Les forêts occupent (en 1892) une superficie considérable qui est égale au tiers de celle du département, soit 209.586 hect., dont 56.440appartiennentàrEtat,118.030 aux communes, 35.116 à des particuliers. Il y a 115.261 hect. en futaie, le reste est en taillis. Les principales essences sont le chêne, le hêtre, la sapin, le pin, le charme, le bouleau, le tremble, l'érable, etc. Les forêts les plus importantes sont celles de Soudaine, de Framont, de Mortagne, de Bussang, de Humont, d'Hérival, de Vioménil, deMonthureux, de Darney, de Neufays, de Lamarche, etc. La production du bois mis en coupe est évaluée à 1.006.452 m. c. par an; le dép. des Vosges venant à ce point de vue au 4® rang des départements français (après les Landes, la Gironde et la Nièvre). L'exploitation des forêts occupe environ 300 scieries (environ 9.000.000 de planches par an). La boissellerie de Gérardmer est renommée (environ 320.000 kilog, d'objets par an).
L'élevage est assez prospère. Le nombre des animaux de ferme existant au 31 déc. ^ 899 était :
Espèce chevaline 31 . 230
■ — mulassière 60
— asine 260
— bovine 145.570
— ovine 59.330
— porcine ,.... 77.110
— caprine. 15. 470
Les chevaux appartiennent aux races lorraine et comtoise (V. l'art. Race, § Zootechnie). — La production du lait fut, en 1899, de 1.260.580 hectol., d'une valeur de 19.260.150 fr., celle du beurre était de 2.146.360 kilogr. en 1892, d'une valeur moyenne de 1 fr. 96 le kilogr. La fabrication des fromages est très importante et a donné (en 1892) 5.513.495 kilogr., d'une valeur totale de 4.294.312 fr. Les principales variétés de fromages sont les géromés (Gérardmer) . La production delà laine était, en 1899, de 950 quintaux seulement, valant 181.380 fr. — Les basses-cours ont une assez grande extension et comptaient (en 1892)483.000 poules, 7.000 oies, 25.000 canards, 2.000 dindons, 38.000 pigeons, 150.000 lapins, etc. — L'apiculture est très développée. Il y avait (en 1899) 22.680 ruches d'abeilles en activité, ayant produit 78.060 kilogr. de roiel et 15,270 kilogr. de cire d'une valeur globale de
190.470 fr. — Il y a une ferme-école à Lahayevaux, près de Neufchâteau.
Les exploitations agricoles sont peu étendues, généralement 4 à 5 hect. : 59.469 ont moins de 5 hect., 8.882 de 5 à 10 hect , 5.897 de 10 à AO hect., 523 plus de 40 hect. Le nombre des propriétaires cultivant euxmêmes leurs terres est de 60.550, exploitant des domaines d'une étendue moyenne de 4^'^^S07, celui des fermiers est de 14.008, celui des métayers est de 278 seulement.
Industrie. — L'industrie fait vivre 149.851 personnes (en 1891), soit 365 hab. sur 1.000 (moyenne française, 250). Elle est très développée.
Mines et carrières. Le total des concessions minières était, au i^^ jauv. 1900, de 4 seulement, pour une superficie totale de 12.31 6 hect. de terrains exploités. Il y avait 3 mines de combustibles minéraux et 1 mine d'autres minerais métallifères (plomb argentifère).
Le combustible minéral est représenté par 2 concessions de mines de lignite (Norroy) dont la production était, en 1899, de 1.666 tonnes.
On extrait des tourbières, au nombre de 18 environ, i .400 tonnes de tourbe, valant 10 fr. la tonne, pour une consommation toute locale destinée au chauffage domestique.
Pour la consommation du combustible minéral, le dép. des Vosges emploie 395.000 tonnes, valant en moyenne 23fr.60 la tonne sur les lieux de consommation, soit 9.321.000 fr. en tout. On achète 166.400 t. auNord (Valenciennes) et 221.700 t. à l'étranger (Belgique, Allemagne et Angleterre).
Les carrières ont fourni les résultats suivants en 1899 :