‹ La Grande encyclopédie (volume 2)Chapitre 97 sur 633 · TOME (Econ. rur.) (V. Fromage · texte numérisé non relu

TOME (Econ. rur.) (V. Fromage

TOMEK (Vaclav), historien tchèque, né à Koeniggraetz le 31 mai 1818. Professeur à l'Université de Prague (1850), il devint premier recteur de l'Université tchèque après la scission (1882) ; deux fois député à la Chambre autrichienne, il fut appelé en 1885 à la Chambre des seigneurs. Il est l'auteur d'une Histoire de la ville de Prague (en tchèque, 1855-85, 7 vol.), et d'une Topographie historique de Prague (en tchèque, 5 livr., 1859- 61), d'une biographie de Zixka (iSSO) , etc.

TOMINO. Com. du dép. de la Corse, arr. de Bastia, cant. de Rogliano ; 659 hab.

TOM lOKÀ. Village de la région centrale du Japon^ situé dans la province de Kodzouké, à 12 kil. S.-O. de Takasaki, sur le Kaboura-Gawa. Cet endroit est uniquement renommé par la filature de soie qu'un Français, Paul Brunat, y étabUt pour le gouvernement japonais, en 1873. Les soies grèges sortant de cette filature sont, pour les trois quarts, exportées en France.

TOMLINE (Pretyman), évêque anglican (V. Pretyman).

TOMMASÉO (NiccoLÔ), homme de lettres italien, né à Sebenico (Dalmatie) en 1802, mort à Florence le 1^^ mai 1874. Collaborateur assidu de YAntologia, que Vieusseux venait de fonder à Florence, ses articles y résument presque tout le mouvement littéraire italien de cette époque. Lorsque, en 1834, VAntologia fut supprimée, il se réfugia à Paris, publia une biographie de Pasquale de' Paoli (XI® vol. de VArchivio storico italiano, \^^ série). Rentré à Venise, après l'amnistie, il fut emprisonné avec Daniele Manin (V. ce nom) ; libéré par la Révolution du 17 mars 1848, il devint membre du gouvernement provisoire, ministre de l'instruction, ambassadeur; lorsque la ville tomba, il se réfugia àCorfou, où il écrivit son fameux Supplizio d*un Italiano, et se maria. Il passa ensuite à Turin, refusa un emploi officiel et commença son Diûonario universale delta lingua italiana, auquel il employa le reste de ses jours, après avoir publié le Dizionario dei sinonimi italiani. En 1861, il se retira à Florence. Homme d'une indépendance absolue, de profonde conviction religieuse, il est un des principaux écrivains italiens du xix® siècle.

BiBL. : Marco Tabarrini, Niccolô Tommaséo, dans le vol. Vite e ricordi d'Italiani illustri del secolo XIX ; Florence, 1884.

TOM MASO, dit Giottino, peintre (V. Giottino).

TOM MASO (Rabisino da Modena), peintre italien du XIV® siècle, originaire de Modène. Il a peint vers 1352, à Trévise, des images de saints, à San Niccolo, puis dans le cloître des Dominicains une série de tableaux qui reproduisent les traits des plus célèbres membres de l'ordre des Dominicains, généraux d'ordre et cardinaux ; on lui doit aussi une fresque du Christ crucifié, dans la cathédrale de Trévise, postérieure aux tableaux précédents. En 1357, Charles IV l'appela à Prague, selon la tradition, et on trouve trace de son passage ; il peignit une Madone et un Ecce homo dans la chapelle du burg de Karlsstein, près de

Prague. A Modène, il existe encore une Madone de Tommàso da Modena datant de 1375. Le musée du Belvédère, à Vienne, possède aussi une Madone avec des saints.

TOM MASO DA Celano, franciscain italien, né à Celano (Abruzze ultérieure) au xiii® siècle, à qui l'on a parfois attribué le Dies irœ,

BiBL. : Schwartz, l'Auteur du « Dies irss », dans Revue britannique, juin 1874.

TOMPA (Michel), poète hongrois, né à Rima-Szombat le 28 sept. 1817, mort à Hanva le 30 juil. 1868. Il fit ses études de théologie à Sârospatak, devint précepteur, puis pasteur, prit part, comme aumônier, à la Révolution et passa la période de réaction comme pasteur du village de Hanva. Tompa est, avec Petôfi et Arany, le représentant le plus illustre de la poésie populaire magyare. Né et élevé à la campagne, il conserva toute sa vie une sympathie profonde pour le peuple qu'il chanta. Son penchant vers l'allégorie le servit bien pendant la réaction, lorsque les poètes ne pouvaient écrire que sous l'œil vigilant de la censure. Sa pièce la Cigogne devint célèbre. Interdite par la censure, elle fut copiée mille et mille fois et circulait dans tout le pays. Tompa remporta ses premiers succès avec les Contes et Légendes populaires (1846), puis vinrent le conte épique Mathias Szuhaj (1847), les Contes de fleurs (1854) et de nombreuses poésies recueillies, en 1870, par Charles Szâsz. Tompa excelle dans le genre mélancolique. J. K.

BiBL. : J. Ferengzy, Michel Tompa, 1877; Eloges de Szâsz, Lévay et de Gyulai. '- L. Tolnai, la Poésie de M. Tompa, dans Budapesti Szemle, 1878. — Polignac, Poésies m,agyares, 1896. — Kont, Hist. de ta litt. hongroise, 1900, pp. 3^'7 et suiv.

TOMSK. Ville de la Sibérie occidentale, ch.-l. de gouv., au confluent de la rivière Tom avec l'Ouchaika, à 4.300 kil. S.-E. de Saint-Pétersbourg. Une des plus belles villes de la Sibérie et des plus étendues ; sa superficie est d'environ 1.400 hect. ; 52.400 hab. (en 1897). La fondation de Tomsk ne remonte qu'à 1604, alors que, sur la demande d'un groupe de Tatars, les Cosaques vinrent établir un ostrog (campement fortifié) sur le bord du Tom, afin de garantir le pays contre les incursions des tribus voisines. A la fin du xviii® siècle, Tomsk était déjà une ville d'environ 8.000 hab. Sa position sur une rivière navigable, à 40 kil. seulement de l'Ob, et sur la grande route de Sibérie, devait permettre à la ville de se développer rapidement durant le xix® siècle. Elle est actuellement le siège de plusieurs sociétés scientifiques et de bienfaisance, compte plus de 40 institutions d'enseignement public, dont l'Université de Sibérie, inaugurée en 1888, une école des mines, une école technique, etc. Des services de vapeurs assurent, durant la saison navigable, les communications avec le grand fleuve ; la ville est reliée en outre par un embranchement à la grande voie ferrée transsibérienne (à la station Taéjnaya). On y compte 21 églises orthodoxes, dont la cathédrale, actuellement en construction, 5 chapelles, 2 couvents, une église catholique, une synagogue, une mosquée. Plus de 130 ateliers et usines occupent un millier d'ouvriers ; production annuelle, environ 800.000 roubles. Haras important. Grande foire du 15 déc. au 15 janv. (vieux style). Budget de la ville, 270.000 à 280.000 roubles.

Le gouvernement de Tomsk occupe dans la Sibérie occidentale une superficie de 857.682 kil. q., peuplés de 1.917.527 hab. (en 1897) ; il touche au N. aux gouv. de Tobolsk et de riéniseï, à l'O. à la prov. de Semipalatsinsk, au S. à la Mongolie ou à l'empire chinois.

La région forme, au point de vue physique, une vaste cuvette bordée au S.-E. et au S. par les monts Altaï et leurs ramifications, Ala-tay, Sayan. Le sol est de qualité fort inégale, offrant, tantôt un terrain propre à toutes les cultures, tantôt des marais inabordables. La région renferme, par contre, des richesses minérales inestimables : gisements aurifères, mines d'argent, houille, granité, porphyre, pierres colorées (alexandrinette), le tout concen-

tré dans la partie montueuse de la région ou V Altaï (V. ce mot). Le gouv. de Tomsk correspond au bassin supérieur de YOb (V. ce mot et Sibérie). On y compte près de 1.500 lacs (superficie globale, 10.320 kil. q.), eau douce ou salée, ces derniers étant en grande partie exploités comme salines. Les forêts occupent également des espaces considérables et renferment les essences communes aux régions septentrionales de la zone tempérée : cèdres, pins, bouleaux, peupliers, saules, trembles, etc. Le climat est très sévère dans le N. du gouvernement (froids jusqu'à — 50<* ; chaleur ne dépassant pas 30*^) et relativement plus doux dans la partie méridionale. A Tomsk, la moyenne de Tannée est de 0,570. Au point de vue administratif, le gouvernement (créé en 1804) est partagé en six cercles {okrougs), d'étendue inégale, dénommés d'après leurs chefs-lieux : Tomsk, Barnaoul, Biysk, Kainsk, Kouznetsk, Mariinsk. Le gouvernement possède environ 1 .400.000 chevaux, 1 .200.000 bœufs, 1 .500.000 moutons, 250.000 porcs ; on y récolte environ 7 1/2 millions d'hectol. de blé, autant d'avoine, 4 de seigle, 1 d'orge et 2 de pommes de terre. Le nombre des fabriques est de 1.200, avec une production annuelle de 25 millions de francs. Le chem. de fer transsibérien traverse la portion centrale du gouv. par Kaïnsk, Kolyvan, Mariinsk ; des embranchements desservent Tomsk au N., Barnaoul, Kouznetsk et Biysk au S. ~- Le cercle de Tomsk (282.200 kil. q.) a une population de 136.900 hab. P. Lem.

TOMYRIS. Nom d'une reine des Massagètes (V. ce mot), contre laquelle mourut, en combattant, Cyrus, roi de Perse. Hérodote raconte que Tomyris, attaquée par le roi perse, aurait perdu son fils Spargapisès qui, capturé par l'ennemi, se suicida, mais que, pour se venger, ayant pris à son tour le corps de Cyrus, tombé dans la bataille, elle l'aurait plongé dans une outre remplie de sang, comme emblème de la cruauté du roi de Perse. Hérodote dit, il est vrai, que, parmi les récits nombreux et discordants débités sur la fin du grand roi, cette narration lui avait paru la plus digne de foi : mais il ne faut pas oubher que Ctésias fait succomber Cyrus en combattant contre les Dadices, et que Xénophon, dans la Cyropédie, le laisse mourir chez lui, dans son lit. D'après les documents babyloniens, Cyrus est encore en vie et roi de Perse en déc. 529 (9472), puisque, deux ans après l'avènement de Cambyse au trône de Babylone, il n'y est pas question de guerres lointaines. J. Oppert.

TON. I. MusfQUE. — Ce mot est employé dans la terminologie musicale avec plusieurs sens fort distincts. En premier lieu, il désigne un intervalle qui est justement celui que la gamme diatonique, et généralement tout notre système musical, prend comme unité. Toutefois, dans la rigoureuse théorie, tous les tons ne sont pas égaux entre eux : on en compte deux sortes qui diffèrent par une quantité, dite comma, très petite à la vérité. Ce sont : 1^ le ton majeur, qui est représenté par le rapport 8 à 9 : c'est celui qui résulte de la différence de la quarte à la quinte ; 2" le ton mineur, dont le rapport est de 9 à 10: c'est la différence de la tierce mineure à la quarte. Il ne faut pas confondre le ton avec l'intervalle de seconde, qui est celui qui est compris entre deux notes consécutives de la gamme, lequel, suivant le cas, sera égal par conséquent à un ton ou à un demi-ton. — On appelle aussi ton le degré d'élévation absolue sur lequel on règle la justesse de l'accord. Le ton est aujourd'hui fixé par l'adoption d'un diapason uniforme. Autrefois chaque théâtre, chaque église, chaque concert avait le sien, et ils différaient beaucoup entre eux. Quant aux autres acceptions du mot ton, on les trouvera aux art. Musique, § Théorie, Plain-Chant et Mode.

n. Beaux-ârts (V. Couleur, t. XUt, p. 45).

TON. Rivière du dép. des Deux-Sèvres (V. Sèvres [Deux-], t. XXIX, p. 1125).

TONALE (Col). Un des passages les pi us bas des grandes Alpes (1.884 m.). Bien que situé sur la principale ligne

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