Comment cela
R. — La Terre est inclinée profondément sur son axe ; par là, elle est sujette à des variations perpétuelles qui amènent de brus-
ques changements de température. La différence des saisons et des climats et les perturbations atmosphériques font de la vie humaine un combat perpétuel contre la nature, la maladie et la mort. Tout cela indique que la Terre est par excellence la planète de b expiation, du travail et de la douleur.
51. Mais les autres globes ne sont-ils pas dans les mêmes conditions physiques, et leur place n est-elle pas la même dans le monde sidéral ?
R. — Nullement; aucun de ces globes n’a le même poids ni le même volume et n’est placé à la même distance du soleil qui l’échauffe et l’éclaire. Aucun n'a non plus la même inclinaison sur son axe : Jupiter , par exemple, est d’une fixité et d’un équilibre inaltérables ; il règne à sa surface une température toujours égale.
52. Peut-on dire que sur la Terre , comme dans tout monde expiatoire , la somme du mal l'emporte sur le bien ?
R. — Il n’y a pas à en douter. La plus simple expérience de la vie suffit pour le constater. L’histoire nous montre combien il a fallu de siècles pour permettre à l’humanité d’atteindre le degré de civilisation rela-
SYNTHÈSE OU CATÉCHISME
tive où elle est parvenue. Malgré cela, on ne peut nier que l’erreur y obscurcisse encore bien des intelligences : le vice y opprime la vertu ; la force y prime le droit; l’égoïsme y étouffe l’amour. Prendre part à cette lutte, vivre dans cette société troublée, en être souvent la victime et le martyr : c’est en cela que consistent le mérite et le progrès pour les Esprits incarnés sur la Terre.
53. Que faire alors et comment utiliser notre vie ici-bas pour être un jour plus heu reux ?
R. — Faire le bien et profiter de notre séjour sur la Terre pour progresser en faisant progresser les autres, de telle sorte que nous ne soyons plus obligés d’y revenir, sinon en missionnaire, en guide de l’humanité.