‹ La grande énigmeChapitre 46 sur 66 · Comment le spiritisme rend-il iindividu meilleur · texte numérisé non relu

Comment le spiritisme rend-il iindividu meilleur

R. — En lui donnant la vraie notion de la vie et, partant, celle de sa destinée ; c’est-àdire en faisant l’éducation morale de l’homme individuel et de l’homme social.

102. Mais la sociologie el le socialisme modernes ne font-ils pas la même chose ?

R. — Ils fontmalheureusement le contraire.

Le socialisme actuel ne voit dans l’existence présente que ce qu’il appelle « la concurrence vitale », c’est-à-dire la lutte pour la vie..

Cette théorie est dangereuse parce qu’elle consacre le matérialisme, excite les appétits, déchaîne les convoitises, légitime tous les attentats et amène l’anarchie. Elle ne vise que le bien-être matériel, c’est-à-dire la vie du corps, et ne tient nul compte de la destinée immortelle de l’esprit.

LA DOCTRINE DU SPIRITISME

103. Comment la doctrine spirite corriget-elle cette erreur du socialisme?

R. — Le spiritisme démontre à l’homme que sa vie présente n’est qu’un anneau de la longue chaîne de ses existences. Par conséquent, il doit la considérer surtout à son point de vue réel, celui de l’éducation de l’âme, et non pour les avantages matériels qu’elle nous offre ; ceux-ci ne pouvant, si nous en abusons, que retarder notre avancement et notre véritable bonheur.

Cette seule considération n’est-elle pas déjà l’un des meilleurs arguments en faveur de la modération des appétits et la plus sûre de nos sécurités sociales ?

104. Comment le spiritisme comprend-il la solidarité humaine ?

R. — Dans sa notion la plus haute et la plus étendue. Chaque homme devant renaître un jour pour réparer ses fautes ou perfectionner sa vie sur cette même terre, qui est le champ de bataille de ses luttes et le terrain de ses labeurs, n’a-t-il pas tout intérêt à y faire le bien autour de lui, à aimer ses semblables, à leur rendre service, pour se préparer un retour heureux dans ce monde d’épreuves ?

L’homme comprend, grâce aux enseigne-

SYNTHÈSE OU CATÉCHISME

ments du spiritisme, qu'il travaille pour luimême en se dévouant pour tous : c’est le principe de la vraie solidarité par le sacrifice individuel, d’où résulte le bénéfice collectif. Si cette doctrine était comprise et consciencieusement appliquée, seulement pendant vingt-quatre heures sur la terre, le problème social serait définitivement résolu.

105. N'est-ce point là an rêve, une de ces utopies caressées par les esprits chimériques , mais impossible à réaliser?

R. — Les faits sont là pour prouver la possibilité de réaliser cette doctrine sociale. Il existe en Belgique et en France des groupes spirites d’ouvriers, et surtout de mineurs, qui fonctionnent depuis dix ou vingt ans.

Tous les dimanches, ils se réunissent pour écouter les enseignements des Esprits protecteurs et les communications de l’au-delà.

Chacun de ces humbles travailleurs prend sa part de l’Évangile des invisibles. Quelquesuns se sont complètement guéris de leurs passions et corrigés de leurs vices; tous sont consolés, instruits, réconfortés et deviennent meilleurs. Ces hommes, autrefois incultes et grossiers, sont maintenant éclairés sur les problèmes de la destinée et de la vie

LA DOCTRINE DU SPIRITISME

éternelle. Les voix d’outre-tombe, celles de leurs amis, de leurs parents, leur ont appris davantage que les sermons du prêtre ou les déclamations du sophiste et du rhéteur.

Un jour, et ce jour ne tardera pas à venir, ces communications du monde invisible deviendront la religion des peuples et celle de l’humanité ; un nouveau principe d’éducation sociale sera révélé au monde, et la paix, la justice, la fraternité régneront parmi les hommes.

YII. — Pratique expérimentale.

Page 1