‹ La grande énigmeChapitre 60 sur 66 · La nature est donc le reflet de Dieu · texte numérisé non relu

La nature est donc le reflet de Dieu

R.—Oui; la nature est un transparent sous

lequel on découvre Dieu; chacun des phénomènes de la nature est le symbole d’une pensée divine, et chaque être, animé ou inanimé, retrace, exprime l’une de ses perfections.

154. Comment se fait-il que si peu d'hommes voient la nature de cette manière?

R. — Parce que le plus grand nombre des hommes regardent ces choses avec un œil fatigué par l’habitude ou fatissé par la passion. L’homme qui a gardé la jeunesse du cœur et la pureté du regard voit la nature et la vie dans la vraie lumière. C’est dans ce sens que Jésus a dit : « Heureux les cœurs purs parce qu'ils verront Dieu » ; et encore : « Si votre regard est simple , tout votre corps sera illuminé . »

155. Mais celle manière de comprendre la nature n est-elle pas exclusivement mystique , puisque la science moderne ny voit qu'un phénomène purement matériel?

R. — C’est précisément l’erreur de la

SYNTHÈSE OU CATÉCHISME

science contemporaine de ne voir dans la nature que le phénomène matériel ; et c’est aussi sa punition de ne pouvoir, à cause de cela, saisir ni la loi de la nature, ni la vie profonde des êtres qu’elle renferme. Le spirite, lui, comme son nom l’indique, interroge en tout et partout «l'esprit » des choses ; et c’est l’Esprit qui lui répond et l’instruit.

156. Ainsi , le spirite est en communion plus intime avec la nature ?

R.— Certainement; c’est là la véritable communion universelle. Au milieu de la nature, le spirite n’est jamais seul. Le monde des Esprits l’environne ; une protection invisible l’enveloppe ; partout, il découvre un mystère et entend des voix. Il sent qu’un immense amour demeure au fond de toute vie ; que chaque être redit un chant du grand poème, et apporte sa note particulière au concert universel.

157. Vous avez dit que le spiritisme avait aussi une esthétique spéciale, c'est-à-dire une conception de la Beauté ?

R. — C'est l'esthétique unique ; la seule qui soit adéquate à la raison universelle :

l’esthétique spiritualiste.

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