PREFACE V
l'espère, abordable sans fatigue à toutes les classes de lecteurs. Je m'y adresse au grand public et non pas seulement aux gens spéciaux. Je voudrais qu'il put être emporté comme une sorte de guide par ceux qui feront à l'avenir le voyage de la Grande-Grèce. Ceci étant, j'ai cru devoir m'y interdire tout développement d'appareil extérieur d'érudition pour l'indication des sources historiques et archéologiques. A l'égard de la majorité des lecteurs simplement curieux et lettrés, un étalage d'indications de ce genre eût été pour beaucoup une sorte d'épouvantail , pour d^autres un petit charlatanisme dont il m'a semblé que je pouvais me dispenser. Je m'imagine avoir donné assez souvent, dans d'autres travaux, la preuve de ce que je suis un érudit exact et consciencieux, qui n'avance pas les choses sans autorités et sans raisons décisives, pour avoir le droit d'agir ainsi dans un ouvrage qui n'est pas proprement et exclusivement scientifique. Mes sources, d'ailleurs, en dehors de l'exploration personnelle des lieux, ne sont pas inédites. Ce sont des écrivains qui se trouvent à la portée de tous, qu'un érudit doit sans cesse lire et relire^ s'il veut se pénétrer de la connaissance de l'antiquité. Du reste, sans m'être attaché à donner des références minutieuses, en évitant même soigneusement tout appareil de notes, je crois avoir indiqué suffisamment mes sources, toutes les fois que cela était nécessaire, pour que ceux qui en auront le désir et qui y trouveront intérêt puissent encore les vérifier sans grand embarras.
Aussi suis-je persuadé que malgré la forme littéraire