CHAPITRE VI. - Le TReaBLE.ïtNT de ieiuie ut
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Le pajg que nous parcouruDS en ce moment offre à cbaque pas les traces de la terrible commotion qui, en bouleversa la surface 333
La Calabre, située entre trois volcans, l'Etna, le Vésnve et le Slrombotj, est un sol continuellement travailla par des actions yolcaniqaes d'une extraordinaire violence. . 334
On peut dire que le sol calabrais est presque, constamment en mouvement 33G
Néanmoins le xv et le xvi» siècles paraissent avoir Été une époque de calme souterrain 338
Mais il s'y produisit en 1606, 16S2 et 1623 de violentes secousses. qui firent un certain nombre de victimes 339
Cent mille personnes périrent dans le tremblement de terre de 1693 Ibid.
Celui de I7S3 a été le plus épouvantable cataclysme dont on ait garde la mémoire. Le naturaliste frajiçais, Déodat de Dolomieu, alors eu Italie, nous en a conservé les détails les plus circonstanciés 340
Le chevalier Hamilton, urcbéologue et ambassadeur d'Angleterre à Naples, visita également la Calabre pendant les couvulsïons terrestres Ibid.
Nous Gommes donc amplement renseignés sur la catastrophe. II y avait quatre. vingt- dix ans qu'aucun ébranlement ne s'était produit eJi Calabre. L'été de 1182 avait été, Il est vrai, marqué par une chaleur et une sécheresse extraordinaires 312
Mais rien ne faisait pressentir le lléau, lorsque le 3 février 1183, par nne belle, fraîche et calme matinée, les animaux avertis par un ecci'et Instinct montrèrent une angoisse et une terreur étranges Ji3
Béùt du tremblement de terre qui éclata à midi et deuil par uu épouvantable coup de tonnerre souterrain 34i
Rôcit de Dolomieu. Le sol s'agitait on tous sens, il ondulait comme les vagues. Bien de ce qui était édifié â la surlace de la terre ne pouvait résister à de tels mouvements. 34S
4fô TABLE ANALYTIQUE
P»ge8.
La plupart des victimes furent écrasées par la chute dee maisODs st monnmeata, d'autres étaient englouUes par les fissures qui s'ouvraient sous leurs pas, d'autres trouvèrent la mort dans les Incendies qui s'étaient allumée 316
Le même jour S février à minuit, une seconde secousse se produisit Ibid.
Les seconsees ne se bomâ^nt pas là, on eu compte 919 jusqu'au moia de mars nU 343
Mesures prises pour apporter du secours aux populations si cruellement frappées 349
Alexandre de Humboldl, témoin de plusieurs tremblemeats de terre en Amérique, remarque que rien ne tronble plus les honHues que ce genre de phénomène; il analyse les causes de cet effet de la terreur. ;. 3S1
Dire de Sénéque sur le même sujet. 352
Jamais tetritoire ne fut bouleversé, labouré, changé comme le f|it La Piana, région comprise entre la mer Tjrrhéoienne et la portion de ta chaîne de l'Apennin qui relie ' te mont Astore à l'Aspromon(« Ibid.
Eu 1183 on comptait, dans tes deux districts de La Piana, 109 Tilles et villages avec 166,000 bahitants; deux minutes suffirent pour a'j pas laisser debout une seùk maison 3S1
Exemples de ce que furent les bouleversements du sol de La Piana 385
Les fissures profondes du sol ne fOrent nulle part plus nombreuses qn'autonr de Polistena, une est encore béante 337
Qnquefrondi, Terranova, Castalnuovo surtout, furent le théâtre des plus étranges bouleversements '. 359
Dëlalls sur Gerace, Terranova, lÂesIma. Puits naturels ouverts par le tremblement de terre qui existent encore . , 364
Mileto fut, vers le nord, le point extrême où les deux secousses du 25 février se firent sentir avec le maximum de leur intensité. Rien n'y rest^ debout 353
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DU TOME TROISIEME 4i3
Hais les bonlerersements du boI, les raines des Édifiées ne sont pas les résulUts les plus tragiques d'un tremblement déterre j 367
La destruction de toute une population et les horribles tortures endurées par les Tictimee d'un tel cataclysme, c'est là ce qui nons.émeut le plus I6id.
Renseignements donaËs sur la catastrophe par le général Colletta ; 3GS
La commémoration perpétuelle de la terrible catastrophe se célihre encore chaque année. Le S février on prie pour les âmes des malheoreux tués ou engloutis 369
Curieuses observations recneillies lors des exhumations faites à la suite des déblaiements 374
Férocité et dépravation que montra le bas peuple des viUes féodales 375
Le dernier effet du cataclysme fut une prodiglease épidémie de litiges et de procès 380