AU TOME II
Page 22 : On nous fait liés justement remarquer que, parmi les défenseurs de la loi de trois ans au Parlement, nous avons omis de citer le général Lcgrand, sous-chef d'état-major général, commissaire du Gouvernement pour celte discussion où il eut une part très importante.
Page 46 : « La Woëvre est dépourvue de toute garnison du côté français ». Affirmation qui n'était plus exacte en 1914» plusieurs bataillons de chasseurs ayant été mis en garnison à Etain, Longuyon, Conflans, etc. Le régiment de cavalerie de Pont-à-Mousson avait été remplacé par le 26 e bataillon de chasseurs.
Page 4? ' « L'emploi des projectiles explosifs ». Lire des projectiles brisants.
Page 92, note : Nos corps d'armée n'ont pas été mobilisés à cinq brigades, mais à quatre, plus deux régiments de réserve non embrigadés, à deux bataillons, en général rattachés chacun à une division. Leur emploi n'avait pas été l'objet d'instructions précises. On les utilisa le plus souvent à des missions secondaires, en les qualifiant quelquefois de réserve d'infanterie du corps d'armée.
Page 106 : Le 16 e corps ne fut pas transporté par la Compagnie d'Orléans, mais par le P.-L.-M. (ligne Montpellier, Nîmes, r. dr. du Rhône, Dijon, Mirecourt).
Page i53 : La 8 e division de cavalerie, général Aubier, comprenait la 8 e brigade de dragons (général Gendron), la i4 e brigade de dragons (général Mazel) et la 8 e brigade légère (colonel Renard).
Page i55 : Au sujet de la première offensive en Alsace, on nous signale l'odyssée ridicule de l'administrateur du territoire de Relfort, partant en automobile avec un buste en plâtre de la République sfy- ses genoux. Cette « œuvre d'art » était destinée à orner l'hôtel de
ville de Mulhouse. Mais il fallut déchanter. Colis et fonctionnaire reprirent le chemin de Belfort, non sans hâte.
Page i56 et suiv., mouvement sur Akkirch : La 8 e division de cavalerie fut employée de la façon suivante : le 7 août, un escadron forma la cavalerie de sûreté de la brigade d'infanterie Berge, en marche sur Dannemarie, Altkirch. Le gros de la division dut aborder Àltkirch par le sud-ouest (Largitzen); la i4 e brigade (Mazel), avec un peloton cycliste et une batterie, reçut pour objectif Saint-Ulrich, où elle devait passer la Largue pour marcher sur Altkirch. En somme, la division attaquait directement Altkirch par le sud et le sud -ouest, au lieu de chercher à déborder cette ville par l'est, ce qui eût été facile.
Le gros s'avança sans précaution sur la route d'AHkirch, venant de Ferrette, au point que le premier obus allemand mit hors de combat, immédiatement derrière le divisionnaire, le cojonel de La Ruelle et le capitaine Deremetz. On stoppa; on engagea quelques fractions à pied, ainsi que * l'artillerie. Au sujet de cet incident, lire Commandant Bréant, De V Alsace à la Somme, p. 10 et suiv., l'un des Souvenirs les plus sérieux qui aient paru sur la guerre.
Quant à la i4 e brigade, après avoir rapidement déblayé les villages de la Largue, défendus seulement par des cyclistes, elle poussa une avant-garde (cyclistes et deux escadrons) tfu delà des bois d'Hirtzbach. C'est à ce moment que l'artillerie allemande ouvrit le feu (entre i4 et i5 heures). Toute la brigade déboucha des bois, laissant 'une arrièregarde sur la Largue. L'artillerie allemande accueillit ce débouché par un tir bien réglé, qui put néanmoins être évité, la brigade n'étant pas vue et les obus ennemis visant la poussière soulevée par la colonne. La batterie du général Mazel ouvrit également le feu sur les éclatements de la brigade Berge. Aucun Allemand n'était visible.
Bien que la liaison fût établie entre la i4 e brigade, l'infanterie et le gros de la 8 e division, il n'y eut aucune communauté d'action. La brigade Berge ne déboucha pas devant Altkirch à la tombée de la nuit, comme nous l'avons écrit (p. 157), mais en plein jour. Son attaque fut plutôt hésitante et le colonel Bourquin la déclencha sans ordre. Le combat ne fut pas commandé, au vrai sens du mot. La i4 e brigade de dragons revint cantonner dans la région de Saint-Ulrich.
Page 157 : Le 8 août, la 8 e division opérait par brigades. La i£ e brigade avait mission de reconnaître, le jour même, la direction générale de Landser, au nord-est, et la lisière ouest de la forêt de la Hardt; la 8* brigade suivait d'assez loin. Le général Mazel détacha des reconnaissances et porta son gros sur la voie romaine au nord-est de Tagsdorf. La nuit survint et l'on bivouaqua, la bride au bras, couvert par des postes de sûreté et par les reconnaissances. La 8 e brigade de dragons cantonnait à Tagsdorf (Commandant Bréant, p. 20).
Page 159 : Le 9 août, la i4 e brigade reste dans la région de Landser, sans être inquiétée. Les reconnaissances ont trouvé les entrées de la-
forêt de la Hardt tenues par de» éléments ennemis, qui les arrêtent. D'après les habitants, des réseaux de fils de fer électrifiés et d'autres organisations défensives barraient ko voies d'accès. La 8 e brigade de dragons cantonnait le g à jettingen (Commandant Bréant, p. ao).
Page 160 : Le 10 août, la 8 e division fut rassemblée et couvrit la droite de la 4i e division, général Superbic, du 7* corps, qui fut criblée d'obus et se retira sur Beîfôrt. La 8 e division ne fut pas engagée.
Dans l'après-midi, la i4 e brigade reçut l'ordre de couvrir la retraite de l'infanterie entre Soppe-le-Haut et Soppe-le-Bas, face au nord -est. L'ennemi ne se montra pas. Dans la soirée, le mélange des unités d'infanterie et les propos entendus au passage indiquaient une dépression assez accentuée. Le 8 e brigade de dragons cantonnait à Tagsdorf le. 11 août, à Hindlingen le 12, à Suarce, où la 8 e division se reconstituait, le i3 (Commandant Bréant, p. 22).
Après la retraite, il fallut plusieurs jours pour reformer l'infanterie du 7 e corps. Son moral se rétablit très rapidement, dès que l'on connut la nomination du général Pau à l'armée d'Alsace. La 8 e division de cavalerie reçut une mission de couverture à l'est de Belfort. Nulle part elle ne fut engagée, mais la fatigue de ses chevaux s'accentua néanmoins en raison de l'agitation du commandement, du manque de repos et de fourrage.
Page 160 : On nous confirme le fait que cette première offensive en Alsace fut engagée malgré les protestations du général Bonneau, dont l 'initiative fut d'ailleurs entravée par les ordres du grand quartier général. Ce dernier voulait à tout prix qu'on tentât de s'emparer des ponts du Rhin. Les Allemands coupèrent court à cette tenbative avortée en attaquant par Cernay, ainsi que le général Bonneau l'avait prévu, dit et écrit.
Page i65, note 3 : De renseignements sûrs, il résulte que la panique d'une division de réserve fut exagérée (nuit du i3 au i4 août). Mais le défaut de solidité de ces grandes unités, dans les débuts de la campagne, paraît surabondamment démontré. Les exceptions comme celles de la 74 e division ne font que confirmer la règle.
Page i64, au sujet des obusiers allemands : Au lieu de l'effet de leurs projectiles, plutôt moral que matériel, lire encore plus moral que matériel.
Page 166 et suiv. : Le i4 août, le général Aubier fut remplacé à la 8 e division de cavalerie par le général Mazel, que le général de La Tour remplaça à la i4 e brigade de dragons.
L'ordre de l'armée d'Alsace pour le i5 portait que la 8° division marcherait en avant et à droite, afin de reconnaître entre Altkirch et Ferrette. Le général Mazel envoya des reconnaissances jusqu'à la voie
ierrée qui unit ce» deux villes et porta le gros de la division de Morvillars et de Grand villars dans la région de Seppois-le-Bas, au sudouest d'AItkirch. Partout la découverte fut négative. On ne signala que de petits éléments cyclistes, qui se repliaient devant nous.
Le 16, la gare de Waldighofen fut détruite à la mélinite par le peloton de sapeurs cyclistes, sans pertes. La 8 e brigade de dragons tenait encore la droite de la division, vers'Seppois et Moos (Commandant Bréant, p. 29).
La division, d'abord en avant et à droite du gros de l'armée, reçut l'ordre de se. porter à sa gauche, entre les Vosges et l'Ill, par Altkirch. Ce mouvement délicat, dont on a peine à comprendre la nécessité, fut opéré sans accroc, grâce au brouillard, en trois colonnes. Les trains longèrent les Vosges, les troupes marchèrent par Aspach-le-Bas et Remingen.
Après avoir reconnu vers Ensisheim, la division s'arrêta dans la région de Felkirch, en reconnaissant vers Guelwrtller, Rouffach et l'Ill. Le quartier général s'établit à Watwiller, où il resta plusieurs jours. On détruisit à Guebwiller une usine électrique (1).
Page 167 : Le matin du 19, la 8 e division reçut l'ordre de se porter par Mulhouse dans le flanc droit des Allemands attaqués par le gros de l'armée d'Alsace. Elle forma deux colonnes, l'une marchant sur Mulhouse par Pulversheim; l'autre (brigade Qendron), par Wittenheim, de façon à passer immédiatement à Test de la ville.
Quand la division déboucha au sud de Mulhouse, l'ennemi en était déjà parti. Le général Mazel eut l'ordre de retourner à Watwiller. Il y revint le jour même, tout en laissant la i4 e brigade à la droite de l'armée, suivant l'ordre du général Pau. La 8 e brigade de dragons séjournait à Bolweiler les 21 et 22 août; le 23, elle partait pour Munster (Commandant Bréant, p. 4o).
Page 169 : D'après certains témoignages, en marchant sur Colmar, le général Pau aurait craint d'être attaqué de flanc et rejeté -dans
les Vosges.
Page 170: Après la dislocation de l'armée Pau, le général Mazel prit le commandement du groupement sud de Belfort (i£ e brigade de dragons, 66* division de réserve (2), un peu d'artillerie lourde), avec
(1) D'après le commandant Bréant, p. 29, le 17 août, la 8 e brigade de dragons est à Moos; le 18, à Brunighofen; le 19, à Ensisheim; le 20, elle est rappelée vers Mulhouse, puis cantonne à Bolweiler. Au sujet de l'accueil fait à nos troupes en Alsace, lire le commandant Bréant, p. 39. Cette note paraît juste.
(2) Le général Mazel remplaçait au commandement de cette division le général Woirhaye.
mission d'empêcher l'invasion du territoire, sans se laisser, en aucun cas, enfermer dans la place.
Page 166, note 3 : -Lors de la première offensive en Alsace, le 7 6 corps était commandé par le général Bonneau, la i4 e division par le général Curé et la 4i e par le général Superbie. Dès le n, le général Vàutier remplaçait le général Bonneau et, le 17, le général de Villaret (1) remplaçait le général Curé. A cette dernière date, le Quartier général du 7 6 corps était à la Chapelle-sous-Rougemont; celui de la i4 e division à Sternenberg et celui de la 4i e à Guewenheim. En arrière de la droite, la 57 e division de N réserve, général Bernard, avait son quartier général à Traubach-le-Bas; la 63 e , général. Lombard, avait* le sien à Bretten; la 66 e , général Woirhaye, prolongeait la i4° division vers Balschwiller. Le général Archinard commandait ce groupe de divisions de réserve.
Le 18 août, bond en avant. La 4i e division est vers ScHweighausen, la 1 4 e à Burnhaupt-le-Haut; notre ligne avancée passe par Balschwiller, à l*est d'Ammertzwiller, entre Galfingen et le Heimsbrunner-Wald, entre Heimsbrùnn et Reiningen, à la, lisière du Vorwald et du Heidenwald.
- Le 19, marche sur Mulhouse, la 66 e division par Hochstatt et Didenheim, la i4 e et l'artillerie de corps par Heimsbrùnn et Niedermorschwiller; la 4i e , au nord de la Doller, par Lutterbach.
Page 167 : Le combat de Dornach (19 août) fut uniquement mené par la i4 e division (Villaret) et par J 'artillerie de corps. La 28 e brigade (général Faëz [35 e et 42 e ]) aborda très vivement l'ennemi, appuyée par l'artillerie divisionnaire (47 e , lieutenant-colonel Lucotte), Le 35 e était au sud de la route de Niedermorschwiller à Mulhouse, le 42 e entre cette route incluse et la Doller. La section du lieutenant Robert (42 e ) enlevait à la baïonnette une batterie qui se déplaçait dans Dornach. Tout le personnel était tué ou blessé.
Peu après, Partillerie de corps, colonel Nivelle, en batterie au sud de Niedermorschwiller, prenait sous son feu et 'détruisait un groupe de 77.
La position enlevée, le général de Villaret laissait à Dornach, au .sud de la voie ferrée, la brigade Faëz. Avec la 27 e brigade et l'artillerie, il traversait Mulhouse sans encombre et s'établissait à l'est, face à la Hardt, avec un poste détaché dans l'île Napoléon, au débouché ouest de cette forêt. Des travaux de défense furent entrepris aussitôt et menés très vivement.
Page 169, note 1 : Contrairement à ce que nous avons rapporté, d'après ljauteur de La Victoire de Lorraine. Carnet d'un Officier de dragons, 16 e édition, p. 5 et suiv., il n'y eut jamais un régiment de
(1) Rentrant de Grèce où il était le chef de la mission militaire.
dragons attaché à la 76 e division de réserve, mais deux escadrons seulement.
Page 170 : Lors de la dislocation de l'année Pau, k 4i e division (7 e corps) resta dans les Vosges; la i4 e se replia le a4 août, dans la nuit, sous le canon de Belfort et commença le a 5 son mouvement sur Amiens par le nord de Paris.
Page 171 et suiv. : Un témoin très renseigné déclare qu'à son sens, en faisant occuper Mulhouse et les hauteurs au sud par les troupes mobiles de Belfort, en les prolongeant au nord-ouest par la 4i e division et les groupes alpins du général Bataille, il eût peut-être été possible de conserver ces gages si importants.
Pages 177-178 : Les détails que nous, don non s sur le 21 e corps, empruntés pourtant à un document officiel, ne sont pas exacts. C'est le g août seulement que ce corps d'armée attaqua les cols du Bonhomme et de Sainte-Marie, avec succès immédiat pour le premier, avec difficulté pour le second. On ne pouvait attaquer Saaks qu'après avoir assuré son flanc droit et, l'attaque du col Sainte-Marie ayant progressé plus lentement qu'on ne l'attendait, à la suite d'un échec du i4g e , le corps d'armée fut retardé d'autant devant Saales. . Une fois dans la vallée de la Bruche, il marcha bon train. Le «i4, devant Saint-Biaise, Plaine, il livra un brillant combat qui lui valut, avec le premier drapeau pris aux Allemands, 12 canons et 1.200 prisonniers. . —
Page 181 : De retour à Watwiller, avec la 8* division de cavalerie, le général Mazel reçut, au moment où lé général Bataille attaqua Turkheim, l'ordre de se relier à lui par la plaine d'Alsace. Cette opération se fit par les contreforts des Vosges, l'ennemi barrant la plaine.
Quand la retraite fut décidée, la 8 e division, moins la i4 e brigade toujours détachée au sud, couvrit lé~mouvement rétrograde; puis>elle se porta, en une marche de nuit, par Thann et le col de Bussang, d'abord sur Saint- Amarin, puis sur iRemiremont. Dès lors, elle fut provisoirement disloquée en trois tronçons: la brigade Gendron, en liaison dans les Vosges avec la i* 8 armée; le gros à Remiremont; la brigade La Tour à l'est des Vosges. Le général Mazel prit le commandement de la 66 e division, en remplacement du général Woirhaye, et du groupement sud de Belfort, rattaché pour la forme à la i* 8 . armée et, en réalité, sous les ordres directs du général Joffre.
Page i84 : Le 16 août, le 2 e corps de cavalerie, général Conneau, fut constitué et rattaché provisoirement à la i re armée : 2 e division de cavalerie, général Varin, remplaçant le général Lescot disgracié à la suite d'un mouvement malheureux sur Moyenvic; 6 e division, général Le Villain; 10 e , général Grellet, remplaçant par intérim le général Conneau.
— vu —
«Page 1 85 : Le 17 août, le 2 e corps de cavalerie reçoit l'ordre de se porter, le 18, sur Sar rebourg, la 6 e division passant la Sarre au sud de cette ville, la 10 e marchant par Xouaxange et Bébing, la 2 e par Imling.
Le 18 août, la 6 e division marchait sur Sarrebourg, en prenait possession après un léger engagement avec l'infanterie ennemie; les deux autres divisions, arrêtées par cette même infanterie, ne paraissaient pas. A 10 heures, la 6 e division se reportait sur He-rming, poar échapper à l'artillerie lourde allemande. A i5 heures, elle ralliait vers Kerprich le reste du corps Conneau, qui cantonnait dans la région de Dianne-Capelle.
Page 188, note 1 : Voir ce qui est relatif à la page 92.
Page 189 : Le 19 août, le 2 e corps de cavalerie se porta sur Kerprich et Langatte. Vers 9 heures, la 6 e division vit arriver à l'ouest de Kerprich les restes du i34 e (i5 e division). On apprit ensuite que la brigade Grand jean (56° et i34 e ) avait reçu l'ordre de partir des environs de Herming, à 21 heures, pour attaquer, à 1 h. 3o, en direction de Saint-Jean-de-Bassel et de Gosselming. Elle ne put déboucher que vers 4 heures et l'ennemi, dissimulé dans des tranchées en ciment, lui fit subir de grosses pertes : 750 hommes au i34 e et i.i5o au 56 e , avec une forte proportion d'officiers. Il fallut que la 6 e division de cavalerie couvrit désormais, par un détachement, le flanc gauche du 8 e corps. Elle recula ensuite jusqu'au sud du canal, vers Landange.
A 21 heures, la 6 e division était rattachée directement à la i ro armée et, provisoirement, au 8* corps. Elle allait cantonner au sud de Blâmont; deux escadrons de cuirassiers et le groupe cycliste livraient un combat de nuit à Herzing, pour défendre le pont du canal.
Page J91 : D'après des renseignements provenant de la 6 e division de cavalerie, la retraite du 8 e corps aurait été sensiblement différente. Cette division se rassemble le 20 août matin, à l'est des bois de Réchicourt. A 8 h. 3o, elle reçoit avis que le 8° corps se retire en deux colonnes de division, celle de droite passant par Igney, Gondrexon, Vého. La 6° division couvrira la retraite. A cet effet, elle établit son artillerie et le. 2 e dragons pied à terre au nord d'Avricourt; deux de ses batteries y sont fortement éprouvées. Le soir, elle cantonne dans la zone Herbéviller, Ogéviller, Bénaménil, Fréménil, Pettonville, où elle a repos le 21 août.
Page 192 : En passant le Donon, le 18 août, avec la 43° division et les éléments non endivisionnés du 21 e corps, le général Legrand laissa la i3 e division rattachée provisoirement au i4 e corps. Elle ne repassa sous ses ordres que le 23, après son recul.
Page 194 : Supprimer dans la note 2 la première phrase.
Page 196 : « Dans la matinée du 30, de violentes contre-attaques rejetaient ses deux corps de droite (a 6 armée) au sud de Bisping et de Dieuze ».
En réalité, le i6 6 corps continua de tenir dans le Mûhlwald jusqu'à midi au moins. C'est dans l'après-midi que la 3 2 e division fut au sud du parallèle de Bisping.
Page 197 : « Cette retraite (de la i" armée) dut être accélérée à la suite du repli de la 2 e armée jusqu'au delà de Lunéville ».
Lunéville resta occupé toute la matinée du 22 août par les avantgardes du 16* corps qui l'évacuèrent assez tard dans l'après-midi. Le repli de la i w armée, le 21, ne put donc être accéléré par » cette évacuation.
Page 198 : Il est absolument faux que la retraite de la 6 e division de cavalerie ait entraîné celle du 8 e corps.
Le 22 août, le 2 e corps de cavalerie occupe le terrain entre la Vezouze et le fort de Manonviller; la 6* division le relève à son départ, continuant de couvrir la retraite du 8 e corps, comme elle Ta fait dès le début. À midi, elle se met en marche sur Saint-Clément, où elle doit cantonner, par la forêt de Mondon. On n'entend pas un coup de feu; on ne voit pas un éclatement, mais la route est jonchée de fers perdus par les chevaux. Le 7 e cuirassiers est laissé en bordure nord de la forêt, pour garder les passages de la Vezouze. La nuit est très calme.
Le 23 août, la 6 e division de cavalerie conserve la même mission, le 8 e corps marchant en deux colonnes, celle de droite par Vathiménil, Moyen, Valois.
La 6 e division part à 6 heures de Saint-Clément par Fraimbois, Gerbéviller. Elle croise la brigade légère de la 2 e division, qui a déjà élevé des barricades « à la croisée de la route de Lunéville ». Le 2 e corps de cavalerie forcera ainsi l'ennemi à se déployer et" son action ne cessera que le soir du 24.
A midi, la 6 e division est en position près de Franconville, sans avoir aucune connaissance de l'ennemi. Elle a ordre de protéger le front nord du 8 e corps, établi au sud d'Essey, Saint-Pierremont, et le flanc ouest du i3« corps qui est au sud de Saint-Pierremont, Baccarat. Elle cantonne dans la zone Mattexey, Valois, Magnières, Domptail, Saint- Pierremont.
Page 209 : « Les 59 e et 68 e divisions de réserve à Vandœuvre et à Laxou ». A noter que la 5g 6 division ne serait au complet que le 19 août. Il devait sans doute en être de même pour la 68*.
Page 210 : « Les autres corps en furent sensiblement ralentis, le i6 6 corps allant seulement jusqu'à Igney, Avricourt... ».
Les objectifs assignés au 16* corps, par l'ordre de mouvement de la 2 e armée furent constamment atteinte jusqu'à Angwiller (20 août).
Page 212 : « Le 16 e corps, ainsi laissé en flèche, jugeait nécessairs [de se replieT sur Àngwiller... ».
Jusqu'au 20 août, le 16* corps n'effectua aucun mouvement rétrograde. Tous les points atteints furent conservés jusqu'à ce que la perte de Dieuze par le i5 e corps rendît un repli indispensable.
Pages 212 et suiv. : Mouvements des 18, 19 et 20 août. t
Le 16 e corps a la sensation, dès la journée du 18, qu'il est en flèche et même dans un traquenard. L'ennemi résiste mollement, le laissant s'engager dans le couloir entre l'étang de Lindre et celui de G011-' drexange. Il atteint ainsi une clairière au milieu des bois, clairière qui n'est autre qu'un champ de tir de l 'artillerie allemande, repéré dans toutes les directions, au moyen de 'planchettes clouées au sommet des arbTes. En tête, la forêt du Miihîwald, doublée comme obstacle par le canal des Salines. Sur le flanc droit, des étangs et le canal des Houillères; sur le flanc gauche, l'étang de Lindre. A l'arrière, des chemins peu nombreux, dont les ponts sur le canal de la Marne au Rhin ne livrent passage qu'à une voiture de front.
De plus, le 16 e corps est gêné sur sa gauche par une colonne du i5 e corps, qui a marché par la rive est de l'étang de Lindre, ce qui amène le v gros de ce corps d'armée à se porter sur Verga ville, pour faire la liaison.
Toute la journée du 19 août est consacrée par le 16 e corps à des attaques sur le Miihîwald. Il atteint la lisière nord de ces bois, sur la route 4 e Dieuze à Fénétirange et vers Mittersheim, qu'il trouve solidement retranché avec des tranchées profondes et des réseaux de fils de fer, toutes choses encore inconnues de nos soldats. La fusillade ne cesse pas le 19 et la nuit suivante. '
Des contre-attaques allemandes venant de l'est et cherchant à franchir le canal des Houillères furent maintenues.
Un gros détachement (un régiment d'infanterie, un groupe d'artillerie) porté sur la» rive est de ce canal avait mission de marcher vers le nord, la gauche à cette voie, en nettoyant ses bords, de façon à attaquer Mittersheim de flanc et de revers. Mais il se laissa entraîner dans la zone d'action du 8 e corps (i re armée), qui lui demandait inst animent de couvrir son flanc gauche. Il perdit ainsi de vue sa propre mission, s-'engagea vers Kerprich et ne coopéra point à l'attaque directe sur Mittersheim, qui échoua.
Une forte artillerie lourde était sur la rive nord du canal des Salines. Elle couvrait d'obus toute la clairière, avec le concours des avions, sans que nos 75 pussent répondre, faute de vues, de téléphones et d'avions. L'infanterie ne put que se maintenir à la lisière nord du Miihîwald.
Page 2i3 : Le 2 e groupe de division de réserve est commandé par le général Léon Durand et non par le général Pol Durand, qui est à l'armée de Lorraine. La 59 e division (117 e brigade) relève la 18 e divî-
sion (g* corps) sur le front Sainte-Geneviève, Mont Saint- Jean v Le quartier général de la division vient à Belleau.
Page 218 : « A Rorbach, le 63 e ... ».
Lire le 53*. Le colonel Arbanère fut tué. Le colonel Lamole, du 122 e (3-1 e division) fut également mis hors de combat.
Zommange était le point de liaison entre les 16 e et 16* corps. C'est le i5 6 qui l'occupait. Le 20 août, dès 10 heures, les troupes qui tenaient ce village (alpins, infanterie et artillerie) étaient en pleine retraite vers le sud. Elles suivaient leur route d'arrivée à l'est de l'étang de Lindre, coupant ainsi les lignes de communication de la 32* division, contrairement à l'ordre de la 2 e armée.
Ce mouvement découvrait la gauche du 16 e corps. Le général Taverna avait encore des réserves pour y parer; mais il apprenait, entre 10 et 11 heures, la réoccupatiori de Dieuze par l'ennemi. C'est alors seulement qu'il arrêtait ses dispositions de retraite (11 heure.? environ).
Page 224 (20 août) : La 118 e brigade (59 e division) avait à Nomeny deux compagnies du 277 e , qui furent surprises et rejetées de ce bourg. La 117 e brigade porta sur Manoncourt, en repli, les deux bataillons du 325° qui furent appuyés à grande distance (5 .000 et 6.000 mètres) par une batterie de 75 établie au Mont Toulon. Néanmoins, le 325 e , très vigoureusement entraîné par le lieutenant-colonel d'Uston de Villeréglan, dépassa Manoncourt et atteignit la grand 'route d'Atton à Nomeny. La mort du colonel arrêta net le régiment, qui rétrograda bientôt avec de lourdes pertes (3 officiers tués et 9 blessés, dont les deux chefs de bataillon). Seule, la 23 e compagnie, énergiquement maintenue par le capitaine Beyîer, resta devant Nomeny et constata son évacuation par l'ennemi dès le 21 août. Les pertes de la 69° division dans le combat de Nomeny furent de 20 officiers, dont 5 tués, i3 blessés, 2 disparus; 659 hommes, dont 75 tués, 5i3 blessés, 71 disparus. Le général de La Masselière fut remplacé, dès le 21, par le général Kopp, qui commandait jusqu'alors la 35 e brigade.
Page 227 : « Nos deux corps de droite, le i5 e en particulier, montrèrent peu de mordant... ». i
Ce qui précède montre que cette appréciation est trop sévère en ce qui touche le 16 e corps.
Page 228 : « Dès le 20 août, à midi, l'une des divisions du 16 e corps s'était repliée sur Gelucourt... »1
La 32° division (à gauche), engagée devant 'Rorbach et dans le Miïhlwald, se replia dans l'après-midi seulement vers Maizièrcs et non sur Gelucourt.
Page 23i : « Le corps d'armée entier (16 e corps) codait sous In pression ennemie et se retirait par les ponts de » Lunéville,
Le gros du 16 e corps était au sud-ouest de Lunéville. Il n'y avait en avant des ponts que la brigade Dauvin (61 e ) et le I er hussards.
Page a3 1, note 3 : « Les i5* et i6* corps paraissent s'être retirés tous deux par Lunéville ».
Ce détail, emprunté à La Victoire de Lorraine. Carnet d'un Officier de dragons, p. 7 et suiv., est faux. Le i5 6 corps n'a pas paru à Lunéville, sauf peut-être des isolés. En dehors du 16 e corps, il n'y eut dans cette ville qu'un bataillon de chasseurs, attaché sans doute au corps Conneau. Cantonné au quartier de cavalerie du faubourg d'Ein ville, il fut difficilement alerté dans la matinée du 22, aucun officier n'étant logé avec sa troupe?
Page 23 1 : « Une attaque très violente... se déclenchait sur les positions du 16 e corps, vers Grion et Sionviller... ». Ces positions n'étaient tenues que par la brigade Dauvin- (81 e et 96 e ).
Page s3 1 : « Le 20* corps (allant) vers Saint-Nicolas, après des combats heureux sur les hauteurs de Flainyal ».
La 22 e J>rigade, général Ferry, arrive à Dombasle, dans la nuit du 21 au 22 août, après une marche de plus de 70 kilomètres. Le 22, à 8 heures, ordre du général Foch au général Ferry de porter la brigade, avec l'artillerie de la 11 e division, un groupe de 120, une compagnie du génie et un élément de cavalerie, sur la position de Sommerviller, Flainval, Anthelupt, Hudiviller, tenue jusqu'alors par des fractions du i5 e corps. Ces troupes sont en place vers 11 heures, le 37 e à gauche, le 79* à droite. Après un violent bombardement, l'ennemi attaque vivement jusqu'à Crévic, que le 173 e abandonne. En outre, le détachement est menacé sur sa droite par Hudiviller, la forêt de Vitrimont. Le général Ferry arrête sur cette position le 111 e (i5° corps) qui était en retraite. Les 37 e et 79 e tiennent sans broncher.
A 23 heures, ordre du général Foch de se décrocher pendant la nuit, pour gagner la rive gauche de la Meurthe, en faisant sauter les ponts entre Dombasle et la ferme Placieux (cinq ponts, dont deux de circonstance). Le 23, à 3 heures, l'ordre est exécuté; le 37 e s'est peplié par Dombasle sur Saint-Nicolas; le 79 e , par les ponts en amont, sur Coyviller, i:a 11* division est alors chargée de tenir les hauteurs de cette rive entre Rosières et Saint-Nicolas.
Page 232 : Le long extrait de La Victoire de Lorraine. Carnet d'un Officier de dragons, p. 10 et 12, est « un pur roman », d'après un témoin des mieux renseignés. Le commandant du 16 e corps était, de sa personne, au carrefour de Chaufontaine, sur la route de Lunéville à Bayon, à f.5oo mètres d'Hériménil. Il ne vit rien de pareil. L'exode des populations gênait grandement la retraite des troupes, qui marchaient pourtant dans un ordre relatif.
Page 233 : « Après avoir traversé la 74 e division dé réserve, les i5 ft et 16 e corps se reformèrent... ».
Le 16* corps ne traversa pas les positions de la 74 e division entre Saffais et Belchamp. Il s'arrêta sur la Mortagne, en avant^ou au plus à la hauteur des positions avancées de là 74 e division.
Page 237 : « On se hâta d'adopter une solution provisoire, en recouvrant de cotonnade bleue le pantalon rouge et le képi de l'infanterie ».
C'est vers le 10 août que l'ordre fut donné de recouvrir le képi. Pour le pantalon, les dispositions ci-dessus ne s'appliquèrent qu'aux détachements venant de l'arrière.. Le pantalon rouge resta longtemps à découvert sur le front/ Nous en vîmes en Champagne tout l'hiver de igiH-igib.
Le général Boulanger n'avait pas prescrit l'emploi de la capote bleue, mais de la vareuse de cette couleur, que sa forme disgracieuse fit baptiser aussitôt salopette. C'est en 1895 ou 189Ô seulement que, sur la proposition de la Direction de l'infanterie, la capote bleue fut rendue réglementaire pour les officiers. Mais cette disposition tomba très vite en désuétude. En 191 2 ou 191 3, on adopta pour les officiers d'infanterie une nouvelle vareuse en drap de capote et une capote-manteau de même nuance. Tous les officiels, sauf ceux de réserve, devaient en être pourvus à la revue de mobilisation du printemps de 1914. Il se peut que cette prescription ait été éludée. Nous nous souvenons d'avoir prescrit une revue en capote, lors de notre prise de commandement d'un régiment de couverture (octobre 1903). A notre grande indignation, nous nous aperçûmes que plusieurs officiers n'avaient aucune fspèce de capote.
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