ANNEXE
Jetant de suite en ligne des unités nombreuses ei denses, elle les expose immédiatement au feu de l'adversaire qui les décime, arrête ainsi, naturellement, leur offensive et les laisse souvent à la merci d'une contre-attaque.
C'est au moyen d'une ligne de tirailleurs suffisamment espacés et entretenus continuellement que l'infanterie, soutenue par l'artillerie, doit mener le combat, le faisant ainsi durer jusqu'au moment où l'assaut peut être judicieusement donné.
Les divisions de cavalerie allemande agissent toujours précédées de quelques bataillons transportés en automobiles. Jusqu'ici les gros de cavalerie ne se sont jamais laissé approcher par notre cavalerie. Ils progressent derrière leur infanterie et de là lancent les éléments de cavalerie (patrouilles et reconnaissances) qui viennent chercher appui auprès de leur infanterie aussitôt qu'ils sont attaqués. Notre cavalerie poursuit ces éléments et vient se heurter à des barrières solidement tenues. Il importe que nos divisions de cavalerie aient toujours des soutiens d'infanterie pour les appuyer et pour augmenter leurs qualités offensives.
Il faut aussi laisser aux chevaux le temps de manger et de dormir, faute de quoi la cavalerie est usée prématurément avant d'avoir été employée.
JOFFRB.