I.argiri validé nobilis hic didieit
Prisca Sibyila eanit, quem cui modo crédite cuncti,
Scribo, quoi! r\ istn prisca .Sibvlla eanit.
Esse B priiicipium Ducis insit nominis liujus,
Non ratione caret esse H principium.
Limpîdus atque Bonus racie Botiiracius eitat,
Actihus et dii-l^ linipiilns arque honus.' Esse pro plie ta 1 eu m luruplelein aariiicimique .
Victorem jugiter esse proplietat eum.
..Quai mulier cetinit de te bouc Du\ habuisti,
APPENDICE
Vera fuisse reor, qua; mulier cecinit.
Mtilla loeuta fuit de Christo Judieioque,
Fîneqiie di- mundi iiiulla loeuta fuit.
Ni'iiili' ni-ij'iiiîiim trihiit Drus, et tibi dif-num.
Ma;;ua Beat ri x est nubile conjugium.
Stirpe fui! genita Regali pulehra Beatrix,
Majorum mundi stirpe fui! genita.
Splenduil ipsa Lia 1 pi\;rul. n Haelii'b- linnnrc
lit sapiens Saraa splenduil ipsa proetd ; l'na figura Boatriecm, Bonifadum dut,
Amborum iiomeii una flfpira B dat.
Sunt Botiitate pares, simula Jitur nobilitale,
Couveuiutii bette, qui suiu bom'tate pares.
> Prœhuil llalia Bonifaciuin gerierosum.
Atque Bentrieem Gatlia fart ltalis.
Huie. veluti mimdo sic amho beentur Olympe ;
Ambo polo rutilent , liuie veluli mundo.
Quoi annls vkll E!ralri\ [h..: Il.nif.,, ii ri prutlcnler olimla régit,
Quis narrare pntest quantum prudenter honores,
Ejus post tinpin, lenuit eonjux sua viveus Bis dénis aimis jinsl inmm uuiiiquo peractis?
Oppida. Castflla. Man liam prnpriam quoque lerram Ititè gubernavil. lenuit Couiitissa Beatrix
Morihus iti puleliris natam nutrivit nb ulnis, Seilieet exeelsam xialbildi'iii mente iiiodi'stain.
Bina Moiiasleria eum qua simul edidit ipsa ; lit tueatur cas qui Cœli ducit tiabenas,
Faxinorensn Mouastcrium prinium. fuit illud; l'raîdia multa salis decJil illis iimaiia Beatrix;
Eecc quia Miuiarhus plu» qiiam Clericos venerandos Credebani ambar, Canusina: quoque Sancl»
Eeclesia; nomeii muiaverunt et honorent In melius. dudum cui pra?positus fuit unus,
Usus cum Cleris non ni t.intùni duodenis Desertlre quidem, diidc Abbas servit ibidem
Cum Monacltis Christo mullis famulantibus îllo.
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Le duc Godefroi IV, surnommé par ses contemporains le Barbu, le Hardi et même le Grand, second mari de Béatrix, était fils de Golhelon ou Goielon I", et compte parmi les plus puissants des ducs de Lothicr ou basse Lorraine et Brabanl. Il montra dans sa jeunesse le caractère turbulent de la plupart des grands vassaux de celle époque, prêts à s'abandonner à des violences sans frein qu'ils s'efforcent de racheter ensuite par des aeles de pénitence et d'humilité.
Ln guerre s'alluma d'abord entre lui et Adelbert ou Albert d'Alsace, à qui l'Empereur avait donné In haute Lorraine ou Mosellnue. Godefroi tua Adelbert. L'empereur Fleuri III, dit le Noir, pour punir le meurtrier, rendit ce duché héréditaire en faveur de Gérard d'Alsace, neveu de la victime. Il dépouilla en oulrc Godefroi de la basse Lorraine peur la donner ù Frédéric do Luxembourg. Godefroi. profondément irrité, se ligua avec Baudoin de Lille, comte de Flandre, son parmi, se mit en révolte ouverte contre l'Empereur el commença à la fois la guerre contre Frédéric et contre Gérard. 11 se rendit bientôt maître de la ville de Nimègue, dont il brûla le magnifique palais. Gérard, son compétiteur, eut le malheur de tomber entre ses mains et se vit retenu un an prisonnier. Dés qu'il eul obtenu la liberté, l'Empereur s'empressa de le confirmer dans le duché de haute Lorraine. D'un autre cûlé, Frédéric pénétrait dans les Antennes, où le duc Godefroi avait de grands domaines. Ce dernier s'empara du comté de Verdun, possédé autrefois par ses aïeux et qu'il considérait
comme faisan! partie de son héritage- C'est à ce moment que se présente un événement qui laissa îles traces profondes dans la vie du prince lorrain. Dans sa colère contre Thierry, éveqnc de Verdun, qui n'avait pas voulu, non plus que son prédécesseur, accepter de lui l'investiture, niais l'avait reçue immédiatement de la imun de l'Empereur, il livra aux flammes la ville de Verdun. L'incendie se communiqua à l'église cathédrale de Nolrc-liame. Les livres, les chartes, le trésor, furent détruits cl les richesses éparirrA'f- [>,u le l'<'u pillées piir 1rs ftens du duc. Mais bientôt, louché du repentir de cette action, Godefroi en fil une pénitence publique el restitua à l'église les seigneuries et les fonds qu'il lui avait pris. Presque du, déchaussé, rampant sur ses genoux el sur ses coudes, il descendit de l'extrémité de la ville jusqu'au maître autel de Notre- Dame, et là il reçut une rude discipline (mulds vei-berib«s) devant les fidèles assemblés, il se soumit en outre aux donations et fondations pieuses qui lui furent imposées en réparation de son allenlat. L'historien ajoute que, quand il fui question de rebâtir l'édifice et de réparer ses brèches, Godefroi se mit au nombre des ouvriers, et qu'on le vil porter au milieu d'eux les pierres elle mortier. Toutefois il ne céda pas sur un point : il était de règle, dans la pénitence, publique, de se couper les cheveux ; le Barbu vuulut se racheter de cette condition par le don d'une grosse somme d'argent. On Ironie dans les chroniques peu de détails sur ces guerres; on sait seulement que l'Empereur, étant venu en Flandre avec une armée, obligea Godefroi ù se soumettre, el que le pape Léon IX s'employa en vain auprès du monarque pour obtenir la grâce du vassal révolté. Godefroi abandonna la Lorraine et passa eu Italie; il y servit utilement le comte Bonifaee, et, après
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la mort de celui-ci, il épousa sa veuve la comtesse Béa- Irix (I). Cet événement, dont les circonstances ont été racontées dans le texte, cl lu mariage de Mulliilde avec le fils du duc, redoublèrent la colère de l'Empereur. Le prince lorrain prit de nouveau les armes contre son souverain , et se vil chassa de la Lonibardie et dépouillé des terres el dignités acquises en Italie par l'effet de celle union. Néanmoins, après la mort de Frédéric, en iûtij, Godcfroy reconquit son duché de la basse Lorraine.
Il parait avoir professé dans les derniers temps de sa vie des sentiments de la plus grande dévotion. Voyant, par exemple, que le corps de saint lia go ho ri, roi d'Austrasie, qui reposai! ù SI cria;-, était foiï infligé par les chanoines de cette église, adonnés à une vie toute mondaine, il fit venir, avec l'agrément de Conrad, archevêque de Trêves, di's religieux de l'abbaye de Gorzr, el leur confia le soin de l'église avec Ions les biens qui y étaient attachés. Lu historien raconte qu'étant attaqué de la maladie dont il mourut, il se til transport' ilaus l'église île Saint-Pierre, au delà de la |)e!ite rivière qui passe à Itouillon , et qu'en présence des abbés el des piètres <limt II était entouré, il prit une chaise pleim- de roiiqiios , la porta lui-même à l'autel el déclara devant celte cliàsse qu'il n'avait été séparé de Béatrix qu'à condition de bâtir un monastère de religieux. Il chargea Thierry, abbé de Sainl-Huberl, de faire exécuter par son lils -es intentions sur ce point; telle fui l'origine du prieuré connu sous le nom de Saint-Pierre de Bouillon, qui ne fut du reste érigé qu'en 1075, car Godefroy le Bossu montra peu d'empressement à réaliser
(1) Ce mariage eut lieu en 1054, selon la continuateur de la chronique d'Ilcrman le Raccourci ; mais Sigebert le met à l'anuéc in:,:} uu mime 1052,
les pieuses volontés rie son père. Le vieux duc no survécu! qu'un mois u ht sulenuilé du s m vœu. On ajoute que, depuis le commriueuient de sa maladie , il ne voulut admettra à sa fable que les pauvres dont il était entouré. Son corps reposa dans cette même cathédrale de Verdun qu'il avait autrefois brftléc, mais qu'il avait depuis enrichie de
Les chroniqueurs allemands contiennent peu de détails sur le second prince lorrain, premier mari de Mathilde.
dans le duché de busse Lorraine. Il était, dit dom Calmet, d'une taille petite et mal prise, « mais il avait l'aine grande et généreuse el les belles qualités «le son cii'ur réparaient avec avantage les défauts de son corps. » Il ne suivit pas les traces de son père et se montra très-altaché à lu cause de l'empereur Henri IV; il lit la guerre en Allemagne, en Flandre et en Frise avec liciiurmip de succès, au relourde la guerre lie Saxe dans laquelle il avait accompli, au milieu de l'armée impi'i iule, des prodiges de valeur.
Tandis qu'il visitait, eu 107(i , ses propres Fiais, ses *ujels, dit-on, apii-Ji' ii-nl un l'a'.elier du nom de (iislibeil,
qui le lua en guet-apens dans un moment où il était occupé à satisfaire un besoin de la nature. Le chroniqueur ajoute même cetlo circonstance singulière ; l'er secretitm naturx cuspide ictut, exuitur cita. Selon Jean de ltayon, le crime fui commis sur la Meuse , pendant la nuit. Lambert d'Aschaffenbourg dit que ce fui a Anvers; Sigebert attribue le forfait à un nommé Richard , et place l'événement dans la Frise. Quoi qu'il en soit, le malheureux duc fui porté à Ulrecbt, où il mourut au bout de quelques heures, Gode f roi le Bossu avait été nommé, comme on a vu dans le texte, par l'inlluence de Malhilde, général rie
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l'Église; «près sa mori, ce généralal (ut décerné h Maihilde clle-m&me qui ['exerça pendant plus de quarante ans, ainsi que le vicariat de l'Empire. (Extrait de dora Calmet, Histoire ecclésiastique et civile de In Lorraine, l. I, passim.)
Voici des pièces qui montrent Maihilde exerçant le pouvoir conjointement avec son second comme avec son premier mari :
Dura in I)ei nomme in CivitaU Pisense in Palatin D. Régis in judicio residisset Domina Heatri.r ac IJnrnfrix mu eum Gottifreda Dttcr et .Vtireliinne ad émisas audiendas bac delibernndas Residentibus mm eis llupo vieecomes Pisensis, Guido Episeopns
Pisensis l'une pnecl. Bernardus À.bb. tina rum jam nomi-
nato Avncato Sun pnstidavenint ail j;im jimii [n.itsm D. Beatricem et ad pra?d. CMiij'mhim Puer m et Marcliionem ut super ïpsns et super jnm dd. res misisset Raumim l). Régis in libras auri ccivlum propler Deum et anima: 1). Régis Buszque niercedis, et eum ipsa D. BetttrU: et prœd. Gottifrid'isDux et Mnrchio
L'original de celle pièce, dont nous ne citons qu'un fragment, se trouvait dans la bibliothèque de l'abbaye de Sainl-Ponliao, daos le Lucqunis.
- In iiomiue S. et Individ. Triniiatis, Bealrix, Grotia Dei, dux et Co mi tissa, et Mailiilda. dilcctru-jus lilia. CuiunieisS. Luceusis Ecclesia:. in perpetuum. Quotieus illa a nostris fidelibus postulamnr, qiue et lequilaiis rnlioni concurdiint, et ad saluteni pertinent auiniaruin unstranim, mm solum ohstiaalo animn non sunt denefMiula. veruiu etiam promptn corde et mente benigua laudabililer sunt ooncedeoda ; nec enim justis preribus iisavime eorum qui ex divine mis p.irii- inierpelhnl rclm lavi. sed auuuere
rite de bonus, quateuus et Dei omuipotentis nobis miserirordiam et graliam conciliemus, et Mêles noslri, ut fideliores evistatit, ea quai pctuiit se impetrasse laMewur. Et ideo taelinau devotis preeibus Bardi pra:d. Sancta; Lucensïs Ecries. Primicerii. et Lamberti Arcliipri'sli. ncu rcliquurum Fratruni et Canonicomm ejusdeni Ecclcsia:. suit imstra liitela cl deteusiono recipimus mansionem illam qua; a:di(icata est ad liospitium et susceptionem pauperum jmta ramdciii r.nlcsiain Kpix opatus S. Martini, et juAta Eecles. S. Aleiandri, ac prupe pusterulam . qua! dicilur LeoDis Judieis, quant flainerius q, Bouic doua vit S. Martino ad (Sue opus eiplenilum. ïiccipimu- ii.ujiic [ii'a'falam domum eum universis suis rébus moliiiibus il inimuHlilms, que ad eam modo pertinent , ici in antea Dto animeiile pertiucre videbtintur, etnniversos rnlonos nldinncs, seu maudites, ad ïpsum vencrabilem loriini alitpm modo pcrtiiicnlcs, ita ut quodeunque datum, ici relictum seu adquisitum fuerit ipsi veuerabili loeo eum jam dd. personis sit aluminium, et lilicrum ob omui impupatioue, et moleslia, vel coiilrarielale (minium personarum. Quapropter prrcripicnlcs jubemus, ut jam d. venerab. loeum, et omnes cjus Redores sive Coltiiios, nec non omnia ad cum modo vel dcinc.eps pertiiienlia. nullus \ icecomes Caslaldinus. E\aetnr, Dctanus, Yicccommissarius, seu qiiiclibct magna vel parva persoua audeat inquieisre vel roiiiurbare in aliquo modo, sut iugeuio prasumat de ipsis reluis aut personis se in tro mit 1ère nisi tanlum ad ^ilvatiimcm ci ddniHiuiii'm ipjius venerab. loti, quatenus ea qua; ad lande m Jlci et refri péri um pauperum ibi rollata fuerint e\ devotionc lidclium sint absulnta ab omui iliatione iiseali . et tilulu nijuslilici irihuli vel vwtijialis. llae (le rausa volumus. et nostra aullinritalc firmamus. ni si qui 5 lemerarki ausu banc salubrcm nustraiii juwiiiucni per aliqiiod ingeniiui) inlViiincrr M'I linlare [rmpla\cril. et ci>niuma\ aut rubt'llis eoutra nos et ipsum veuorab. loeum veuirc prcesumpserit. et nmua qua.' superius diela sunt pleniter non observaverit. ceiiluui libras auri ptena; nomme cotiipt>:itunii cvisiai. ni edi et aïeul Caméra; nostra!, mcdiclalcin ip.-i u-ncraliili lace, eui injuria illata fuerit, et iusuper ruimixitiuiii-m Mibiturus nostra; indigliationis palialur per-tias severissima; ultiouis.
(N° 14 ex Orig. in TabUlaria dd. Cnimanic. Luceus. Plnteo CC. 20.)
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.\otum (icri l'iipiimis mmiilnis riusli'.i' pmctiaiis iidelibus, Uni prastntibus quam futuris, linspitale paupcrum in rampo Camolasio sitiim, ejusqiic bahitatorrs, et rateras res modo vol in antea sibi pertinentes, sub rtostru- nus defeiisiunis fil noslra? tutela: «nstodia suseepisse, sibiqur ad usum pnuperum quatuor sestari» terra.' priedirw dniiiui adjarentia, partent quoqiin ïiriiia! Sylvie, uniini sc.ilieel jugenim (oliuii conlinimm . ulii Girardus lîcvcrendus t'reshyter. ejusdcm bospitalis primiis Fabrîeatoret enltor. visus est iiisi'rvissf et iniit uiissc eastnneas, tain pro nostra; anima; quam Parenttim nostrorum mercede. remota omnium molesta tione pcrpeliio Deo devotissime nbtidisse. Ko videlicet tenore. ni si quis, qiiod ahsit, liane iHkitrmi iiblatiiinem ad alios usus sec. il lares transtulrril, et reqiiisilus a nnbis defensoribus noslris infra mensem non emeiidavcrit, vel ad supradietos egenoruni usus non restituent, tune hnjns lerrat ohlatio ad iiostros vel sueccssoriun nostrorum usus redeat. quoadusqup aiiquis. qui ad usus pauperum liane lerram retinere velit. appareat. (Juaproptcr rofiamns. alqur r.i^ambi pravipimus, ut milln deinreps niiijtir miimnr jHTMHia [iia'latiiiii hospitium audeal in aliquo iimWanv tel Ixma sua j">h' in q uisila vel acquirenda ci i m in u ère. Si quis vero. quoil ahsït, secus agere tentaient, et bona bospitalis diniinuere. et mnlestare prasuniprit, seiat se nosrram iratu inriirrere. w insuper Haut» pcenam deeem libres argenti délivre persnlvere. mertietatcni liospitali, medietatem vero Caméra? nostva;. lior tamen se.ripto in suo semprr robore permanente. Qund ut vérins eredatur. et futtiris lemporis incommutahile cl invinlabile habralur, proprie inanus subsrriptione Qrmavimus.
Aetum anno ab Inearnatioue
MA