A GRANDE ITALIENS L
mus, sive per ri'lrra loca in Comilnm Mantuann jarciitia. piscalionïs. et eliam per Humilia, et paludcs. scilicel ut ras que ripas Humiais Tartan, deinde sursum usqite ad Jlumcn Olei. De alia parle usque in Fossam altani. De tertia parte nsque in Kcclesia Saneli Fanstini in Caput Yariana', et ilcinilc sursum serere usque in Agreeia luajurr. I t lierai illis [lalnilaiv. capulare. sre-
rarr. iv 'i i-t (|iiiil'|nii( t::n?. ipsnrum pan-iiles anli[|uilus in il-
lis habuerant. Deee lui nuis cliaiu , nt lierai umnibus preilirir* Civihus et Suluirlianis per omnciu uostrani potestatein seeuro ire, et redire, sive per aquam et per terrain quocunqne voluerint, ita lit née tlieliimimi, ncr lipalicum dent. Et insnper Nlani lionam, et jnstam rtuisueludinem eus lialiere finnainiis . quain [|in'liln'[ iiplinui t jvilas I.riii^iilianlii' iiplincl. (luii iinque vcl nos siipra scri|iti I>n.r t.mlfu et Cumilhsii Mntitda, ïel nostri !ia> redes, nul cpn'lilicl rm-hv poteslatis uiaiuia r 1 . juj i il' pi'rsojia Imjus eriiK'L's-iiiuis, cl rcsliliiliimis vinlalnr rMilrrit. libras anri centum eomponat snpradiriis Ciiïbus et Suburbains, illnniniqne beredibus. ita ut medietas expendatur in restaurât inné, el p penam solutam liée eoneessio et eonfirmatio in sua reinan llmulatr. Kl ut lier niiilre l'onlirmaliiinis anrtnritas Mahiliv que Arma permanral, liane Cariant inde runscriplnm manu p pria, ut infra videUir, eorronoranles. sigilli nustri imprcssioui jussimus signari.
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(Ippolilo Cuttllo, Généalogie de la Maiton de Gonsagve.)
Miilliilde mourut à Itiinilctiu. il;m- le diuCL'.'-H' île Hi.:ggu>. le Si juillet 111S ; elle .mît ordonné que son corps fut transporte à San-lk'nedetln de Pulinmc, monastère fondé par son aïeul. On exéculM sa volonté. Elit fui inhumée cil grande pompe dans la chapelle île ta Vierge, sous un caveau île l'albatrc le plus fin {ili finistima alabaslro); huil colonnes Av. marbre soutenaient une urne, sue laquelle se lisaient les inscriptions suivantes :
Qiib meruil clara Ma (lui dis nomma, vide :
Pro qua Pont i fie i reddita Itoma fuit.
Et tune déposait formas invicta virago :
Qualis Amazouides Pf ntesilea solet.
Qua nunquam s:e\i per tut discrimina belli
Mars potuit veri vmeerejura Del.
Haie ij-itur tanin belli définir ta labore:
Hoe niveo tandem marmore ctausa jaeet.
Ut génère, ut forma, ac regno pra'divite. sic et Virtutem meritis. pk'lalisipu'; indyta laude. Hoc sua, duni vila- iiimunïali rcsliliinntiir, Ossa adservari voluil Matliilila sépulcre.
Slirpe. opibus, fur ma, gestis. et nomme quondam .Inclyta Malhililis, hic pcet. ;>stra tenons.
En Mi5, Guido Gonzaga faisant restaurer le monastère de Poliront-, on fut oblige de changer île place le cercueil île Malhilde, par suite de l'éfal de ruine où se trouvait son
cl d'Eusebio, abbé du monastère de San-Benedelfo ; ou trouva le corps parfaitement conservé et on le replaça dans la chapelle de Sainte- Justine.
Le 32 juin 1613, le due de Mantoue, Ferdinand IV,
t/espÈce de tiare riant sa lèle est ornée el qu'un retrouve ilans .ses portraits et sur son tombeau de Pndoue, filait parfaitement conservée. Cet ornement particulier Tut recueilli par les marquis de i!aimssa, patriciens 'de Hcggio.
lin IliU.'i, souk Urliaiu VIH, et par sou ordre, le corps de Malliildc fui transporté de San-llciicilctlo de Poliront a. Rome. Ce pontife lui fil élever un magnifique lumlieau de marbre blanc dans la basilique du Valieau, sur lequel ou grava l'inscription suivante :
Urbanus VHIPont. Max.
Coniîlissa: llathildi vïrili auimi fœniiuie Sedis apostolicaî propugnatrici
l'ielaU' iiisif^ti lik'raliiate cddien-inue.
Hue es Mante,; sanrti H.'iinlieti
(iraliis ;r
Consulter de plus sur le tombeau de Malhilde : ISaeebi- Isius, F ioreiitini , Mellini, Miiralori, Leander {Ùeserizioni a'Italia), elê.
U'I'KNDK'.l:.
Malhilde, lidélc aux traditions rte sa luiinllc. !il exécuter do grands Iravaux dans les pnrls ik- Mues cl Au l.ivoui m 1 ; elle construit nu grand nombre de punis ?ur l'Arno, le Minrio , li' Pil j'-cc litre iiiullt tnbili >t nUli ponti so/iru plu fiumi in Lombardia); elle fit travailler avec un soin vigilant aux endiguemcnls du Po et des autres neuves cl
Ce qu'il y a de remarquable dans la vie de cette héroiiie, c'csl qu'an milieu de ses luîtes incessantes avec l'I-inpirc, dans ses moments li s plus critiques, clic n'a jamais perdu de vue les travaux qu'elle faisait exéculer: des documents en font foi. Elle avaii cet esprit de détail sans lequel il n'est pus de génie de gouvernement.
On a vu, dans une des pièces précédentes. .Malhilde instituer une eumniission pour remédier a l'étal de dilapidation dans lequel se trouvait l'hôpital qu'elle avait créé
clic surveillait la construction d'une église dédiée ii saint Jacques, au culte duquel elle était IrÈs-attachéc.
La plupart de ses biographes italiens . appartenant à l'1'.glisc, ont l'ai! île prél'éreuee l'énuiliératiiiu de ses fondations religieuses, négligeant de mentionner les travaux de tout genre qu'elle a entrepris.
Malhilde portai! , dit-on , d'azur, à l'aigle eployé d'argent; ces armoiries se trouvent encore dans l'écusson de
ÏBU la grande italienne.
la famille il'Estc. Klnicnl-cc bien I» les armoiries de Matkildeï Esl-il même certain que cotte princesse ail ou
On croit généralement qu'il n'existe plus aujourd'hui aucune monnaie du lempsdr M;illiilde : Finrenlini [édil. de H .">(>, p. i,Vi) sr livre à une dissertation à it sujet : il en résulte qu'on ije connaissait de son temps positivement aucune monnaie de la comtesse Matbilde; il conserve toutefois l'espoir iju't.n en Iriiuvcni ; ear. ilit-il, l'oii'arrlii, dans son Histoire de la famille Malaipina, Kv. r\', affirme avoir vu une monnaie d'Adalbert, grand marquis de Toscane (Miilbertus Ttueix Marchio).
Un personnage du nuiu de Matliilde ligure dans le Purgatoire de Dante; les comme nia leurs se sonl demandé si le poète avait eu en vue la grande comtesse de Tos- • *in. i ii . , i, i . |.ni,..f, .!< I un <!■■► pnii. i[> iin coin mentale ois du poêle florentin :
Cette dame est Mathildc dent le pc.Hr dira le nom au vers 1 1!) de ce rhant et dont il continuera de parler dans les chants suivants. Ce qu'il y a île eerlain. i-Vs! que |nmr le poêle elle signifie la Vie ai-live. Il esl ilil'lîeile île uE i- qui elle peut i?tre. T.rs edinmentaleiiiv iliins leurs eliiirls. Mi|ipiisrnt qu'elle est la glorieuse etinilesse Matliilde, à laquelle fF^lite et l'Italie durent tant. Sur ce sujet on peut voir F. -M. Funenlini dans l'oini-a^e où il traite d'elle.
Matelda, que Villnm appelle également la comtesse Matbilde — Que ce soit la eouilesse même que Dante introduise
APPENDICE. SOI
ici on une antre Mattnlde . on ne peut douter que ce personnage ne soit fort différent île Lia. sœur de Rarhel, sous les traits Je laquelle Dante a déjà ligure la Vie active, — Laissant de cfité In Vie active, clierdums dans nuire Matliililc une autre persoimi-
Il ration.
Dans l'histoire de Malliildc. la célèbre comtesse, le caractère saillant , et qui peur ainsi dire saute au\ yeux . est l'entraînement et l'affection qu'elle eut |nnir la sainte Kjilise; el. comme d'ordinaire il est nécessaire à qui se livre à l'an nu à la science, pour y profiter, d'y apporter de I "amour, de même il est nécessaire à qui veut profiter dans l'Kelise. d'y apporter de l'amour, je pense que l'intention de notre poète a été d'exprimer cet amour sous le voile de cette daine qui lui apparaît, l'introduit et raccompagne dans la divine forêt, type, comme il a été dit. de J' Église.