LE BOULE VAUT DU GRIME
Comme u,Uui le m- r grill de ville défend de nrolrger l'innocence — Le mélodrame , — Il vole a la I r «girlie M coiipe et ton jKjignard. — Marie- Antoinette et la Mnrteillaine. — Le Waterloo de M. llarel,— Miracle .1 l' Ambigu, iiiarionnetles vivante*. — Le» ange» indigne*. — Tout l'Liiinirr wiu» vm regard». — fu linge au Théâtre- Kranrai* — Le» calotte* de Martaiiivillr. — Jule, Jjiim rl Ikbuieau :
«ont urretice. — La i|ueue. — M. Bourttanfy, fabricant de ooircenr* — (iracieut i 'lu
|>euplc. — Mademoiselle Léonlim , reine ilr l'nrgie. — l'rene* »o» billet»!
D'où vient qu'une parti»* «If celte belle promenade, que l'Kurope nous envie, df cette avenue splendide. qui < « mit de la Bastille a la .Madeleine. soit baptisée de 06 nom de fâcheux augure?
La vie du passant m trout e-t-elle menacée, lorsqu'il se hasarde, le soir, sur l'asphalte solitaire, alors que 1rs liées de ^az ne jettent plus qu'une clarté mourante, que les magasins ont fermé leur devanture lumineuse et que les rayons de la lune se trouvent interceptés par les hautes maisons du voisinage ou les rameaux des vieux tilleuls? I n assassin se ea< he-t-il dans l'ombre, derrière ce tronc d'arbre* on va-t-il débusquer de cette rue désert '
Le boulevart du (.rime .Miséricorde! Il doit v avoir lit tout un
recueil de sombres histoires, toute une série de coups de poignard, île meurtres ténébreux, de vols, de trahisons et d'embûches?
Tout cela s'y trouve, et plus encore.
N ous voyez passer devant vous des fantômes sanglants. L'adultère, le viol, l'inceste, le parricide, se présentent effrontément SOOS vos regards; vous pouvez les entendre discuter leurs hideux projets ; ils déroulent, en votre présence, avec un cynisme qui vous glace d'effroi, leurs trames infernales et leurs machinations impures. Las pleurs, les gémissements, les cris de désespoir de la victime.
LK MOL LK VA HT DL ClUMfc.
sa lutte avec le bourreau, son dernier combat, sa dernière prière, les angoisses inouïes de la torture, le râle de l'agonie, rien ne manque à ce spectacle de sang et de mort. Et, si la pitié vous prend au cœur, si vous voulez sauver l'innocence, si vous essayez de fléchir le misérable qui se porte à de pareils excès, vous vous exposez vous-même aux traitements les plus rigoureux. 11 vous est défendu d'interpeller le meurtrier, de vous opposer à ses coupables manœuvres. I n mot peut-être éveillerait ses remords, un geste l'empêcherait de frapper... Mais le moindre mot, le moindre geste, soulèveraient contre vous des clameurs unanimes ; ou se moquerait de votre humanité, vos tentatives auraient pour résultat d'attirer sur votre tête un effrayant orage. Un vous accablerait d'injures et de projectiles de toute espèce, et, pour en finir avec ce scandale, un sergent de ville, vous prenant aussitôt au collet, se mettrait en devoir de vous conduire à la préfecture, et vous entraînerait aux applaudissements de la salle entière.
Car nous sup|>osons «pie. tout en \ons promenant sur le ImmIc-