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peaux ronds, mais nos casquettes à petites visières , sur une figure ù longue barbe et à moustaches , en vérité cela n'est point en harmonie! Portez des toques, messieurs, portez des chapeaux pointus et à grands bords , puisque vous voulez avoir de la barbe et des moustaches.
Mais à Paris nous doutons que le règne de la barl>e et des moustaches se prolonge beaucoup. Cette mode demanderait chez ceux qui la suivent un soin extrême, une excessive propreté. Kl l'on rencontre parfois des hommes à longue barbe dont la tenue plus que négligée inspire un éloignement involontaire ; on ne voudrait |>as#se trouver assis contre ces messieurs qui vous rappellent ce moine entretenant dans sa barbe quelque chose de aeraphiquv.
Certes, il est fort juste que chacun ait la liberté de se coiffer et de porter ses cheveux suivant son goût ; si un jeune ouvrier espère faire plus facilement la conquête de sa maîtresse en portant une liarbc de sapeur et des cheveux longs, il est dans son droit en se présentant ainsi devant sa fleuriste ou son enlumineuse ; pour plaire maintenant à ces demoiselles, il faut qu'un homme ait quelque ressemblance avec un ours.
Saint-Foix a dit encore avec beaucoup de raison :
« On voit avec surprise, et souvent avec pitié, toutes les que-
• relies, tous les livres, tous les décrets de nos ancêtres sur les « prétendus abus des cheveux tantôt longs et tantôt courts, des
• cheveux artificiels, des mentons rasés ou non rasés; et le ridicule « de ces disputes dispose le lecteur à une sage tolérance, vertu ' d'une excellente pratique, lorsqu'il n'est pas question des points
• essentiels au bien fie la société. •
Nous ne nous |>ermettrons qu'une réflexion :
Nous ne sommes plus les Francs du temps de ('loris, ni les !//gnons de Henri III, et il faut nous en féliciter, car nos uneurs y ont gagné : nous n'avons rien |>erdu en bravoure, mais nous ne nous servons plus d'une huche d'arme et d'une massue ; nous avons