I.KS TAM.t* li'lliVrK
— Ali ! Dieu! que vous me faites mal. — J'ai le point.
— Ali î mon cœur se brise.
— J'en demande !
— Jamais! Je renais à l'espérance.
Du pique...
-- Fi donc. Je coupe... atout et la vole!
— 0 cher ami!... A vous à faire... nie faudrait-il le perdre!
— Trois à trois.
— Il a de si beaux yeux!...
— Je joue... Et des dents...
— Je n'ai pas de ça.
— Et des cheveux !
— Je n'ai rien de tout ça.
— 11 est bâti en Apollon !
— Je suis volée.
— J'ai gagné! A moi M. O.... la calèche et le spectacle.
La vieille que la chance a favorisée quitte vivement la table, où sa rivale reste accablée, anéantie ; elle se précipite dans le salon voisin, où elle a laissé le jeune homme qu'elle vient de gagner à l'écarté; elle le cherche des yeux ; il n'y est plus. Elle présume qu'il est en bas et l'attend dans la calèche; elle descend à la hAle. La calèche n'est (joint à la porte ; elle s'informe au concierge.
— Est-ce qu'une calèche n'est jws venue à sept heures?
— Si, madame.
— Est-ce que M. O n'est pas descendu ?
— Si, madame, M. O... est descendu en effet...
— Eh bien, pourquoi ne m'a-t-il pas attendue?... Mais il a dû vous dire où je devais le rejoindre.
— Permettez, madame, d'abord M. O... n'est pas descendu seul...
— Il n'était pas seul?... Quoi, il avait emmené do ses amis?... comme c'est imprudent...
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— Mais, non, madame, ce notait pas des hommes... il n'avait avec lui que la jeune dame étrangère...
— Qu'est-ce que vous dites! concierge?...
- Je dis ce que j'ai vu, madame : ils sont montés tous deux dans la calèche, et M. <).... a dit : t Vous ferez bien des remerciements à ces dames de notre part. Nous allons nous promenei au bois de Boulogne, et nous profiterons ensuite de la loge des Hou fies. »
La vieille reste pétrifiée, et lorsqu'elle se décide à remonter trouver sa rivale, elle lui dit d une voix lamentable :
- Ma chère amie, voilà la première fois peut-être que cela arrive à deux personnes qui jouent ensemble ! Nous avons perdu toutes deux.