‹ La grandeduchesse de Gerolstein operabouffe en trois actes quatre tableauxChapitre 54 sur 103 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Vous voulez dire ?... .

Rien, rien...

FRITZ

Eh bien, alors !...

Comme elles sont heureuses, les femmes de la campagne... Quand une femme de la campagne aime un homme de la campagne... elle va à lui tout bonnementet lui dit...

FRITZ

Mon garçon, je t’aime.

Avec une bonne bourrade!... Mais dans nos sphères, c’est autre chose, et nous, quand nous aimons, nous sommes obligées de prendre des détours, de parler à demi-mot. — Ainsi, tenez, .ci même, dans ma cour, il y a une femme qui est folle de vous.

FRITZ

Dans votre cour?... Allons donc !...

Eh bien... au lieu d’allet tout bonnement à vous et de vous dire...

FRITZ

Avec une bonne bourrade!

Elle me l’a dit à moi.

A vous ?

FRITZ

A moi!

FRITZ

Oh I mais alors, dites donc, c’est une intrigue.

LA G RA NDE- DOCIIESSE.

C’est une intrigue.

FRITZ, riant.

Il faut en rire, voilà tout... il faut en rire.

LA GRA NDK-DUCHESSE, mécontent».

Comment, il faut ?...

F R I TZ, k part.

Ah 1 diablel non... il parait qn’ll ne faut pas... Soyons sérieux. (Haut.) Eh bien, mais, dites-moi d'abord... celte dame... est-elle bien de sa personne?

Mes courtisans affirment qu’il n’y en a pas dé plus belle... Quant à sa position, nous n’en parlerons pas.

F RITZ

Pourquoi ça ?

N’en disons qu’un mot : ces grades, ces honneurs, dont il m’a plu de vous combler, vous désirez les garder sans doute?

FRITZ

Mettez-vous à ina place.

LA GRANDE-DUCIIESSB.

Hé! mon gaillard, pendant que vous y êtes, vous ne seriez pas fâché d’attraper quelque chose d’inamovible ?

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