‹ La granulation azurophileChapitre 24 sur 91 · RES · texte numérisé non relu

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fois. Dans ces cellules, comme dans le sang, nous n'avons pu constater une granulation azurophile spéciale pour chaque espèce cellulaire.

Cellules de la moelle osseuse. — Nous avons fait l'étude histologique de la moelle osseuse avec la même attention que

celle des ganglions lymphatiques et nous nous sommes

aperçu qu'on ne peut pas comparer les cellules de la moelle osseuse qu'on observe dans le sang anormal avec celles qu'on observe au sein de ce tissu. On peut distinguer des cellules

à un seul noyau rond et des cellules à un seul noyau irrégu-

lier, échancré et presque lobuleux, avec des formes intermédiaires dans ces deux types. Les cellules à un seul noyau rond, central ou légèrement excentrique, leptochromatique, dans un cytoplasme plus ou moins étroit, à périplasme grossier, spongieux, et d’une teinte bleu foncé, correspondent à la forme semblable que nous avons décrite dans les ganglions lymphatiques, c’est le myoblaste de Naegeli, lymphoïdocyte de Pappenheim. Dans ces cellules aussi on trouve un petit

nombre de granulations azurophiles, rouge vif et sphériques,

avec ou sans halo clair, quelquefois violet-rouge mat. D'autres cellules à structure identique mais plus petites qui correspondent aux microlymphoïdocytes de Pappenheim présentent aussi quelquefois une ou deux granulations azurophiles, plus difficiles à mettre en évidence à cause de l’étroitesse du

cytoplasme.

Après celte variété de cellules, il en est qui présentent un noyau irrégulier, quelquefois ovale, parfois légèrement échancré et non complètement pachychromatique, avec un cytoplasme large à périplasme grossier, coloré en bleu foncé

“et dont le noyau est entouré d'une partie cytoplasmique

presque claire (leucoblastes).

Dans ces cellules la granulation azurophile se présente presque toujours avec une forme sphérique, plus ou moins

grande, située irrégulièrement dans n'importe quelle portion

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du cytoplasme, d’une teinte violet-rouge mat. Ensuite viennent les cellules qui présentent un noyau plus irrégulier encore, de structure difficile à établir et dont les cytoplasmes commencent à se différencier entre paraplasine et spongioplasmes, larges, irréguliers, avec des expansions plus ou moins grandes. Dans celles-ci la granulation azurophile se présente aussi avec la même forme sphérique violel-rouge : abondante et parsemiée sur presque toute f’étendue du cyloplasme. Ces cellules correspondent pour nous aux promyélocytes de Pappenheim et on voit déjà commencer à apparaître des granulations neutrophiles rouge clair, presque roses, complètement différentes des granulations azurophiles. La situation de cette granulation neutrophile non mûre est plus régulièré, plus constante, que celle de la granulation. azurophile; la forme est aussi plus régulière, plus fine et plus pointue; la disposition est souvent en masse autour du noyau. Les autres cellules qu'on peut constater dans la moelle: osseuse (métamiélocytes et miéloeytes) ne présentent pas la granulation azurophile, mais une granulation neutrophile oxyphile, ou basophile bien différenciée. Comme nous venons de l'indiquer, la morphologie de la granulation azurophile dans les cellules de la moelle osseuse ne présente pas de caractères autres que ceux déjà décrits. On trouve la granulation violet-rouge ou rouge vif ronde ou pointue dans l’une ou l’autre variété de cellules. \ Pourtant cette morphologie a été très discutée par plusieurs hématologistes surtout dans la différenciation des granulations des cellules proméolicytaires. On-a pu voir, dans. les résumés historiques qui font l’objet du premier chapitre, que la granulation azurophile des cellules de la moelle osseuse a élé prise pour des granulations neutrophiles non mûres et que d'autre part on a voulu donner à la cellule myéloïde spécialement la granulation grossière violet-rouge mat …. comme à la cellule lymphoïde la granulation rouge vif brillant.

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Cette question nous la traiterons plus tard, toutefois nous -dirons ici que la plupart des auteurs qui ont étudié la granu- “lation azurophile dans les cellules de la moelle osseuse, l’ont -étudiée dans le sang leucémique, ce qui, pour nous, est une

erreur parce que leur morphologie n’est pas tout à fait iden- Mique.

Dans ces espèces de cellules qui se trouvent dans la moelle

osseuse on peut voir des dimensions plus petites que celles que nous avons décrites et qui correspondent aux microlymphoïdocytes, microleucoblastes et micromiélococytes. Il nous reste à parler, parmi les cellules qui se trouvent dans la moelle osseuse, des mégacaryocytes ; dans ces cellules, la granulation azurophile se présente déjà sphérique et grossière ou déjà fine, en quantité plus ou moins grande et de teinte rougè-violet marron, plus fréquemment qu'avec une teinte rouge vif, jamais nous n'avons trouvé une granu- ‘lation poussièreuse.

Cellules de la rate. — Les cellules du tissu splénique appartiennent comme on sait aux variétés de cellules des tissus -des ganglions lymphatiques et des tissus de la moelle osseuse;

on trouve des cellules à type lymphocytaire et myélocitaire. Malgré la ressemblance morphologique entre toutes ces cel-

, “lules nous avons constaté que les noyaux et les cytoplasmes présentent dans les cellules de la rate une structure plus pachychromatique et un cytoplasme plus homogène dans lequel la différenciation du spongioplasme et du paraplasme n’est pas nette. En tous cas, dans les cellules de ce tissu qui correspondent aux cellules lymphocytaires ou aux cellules myélocytaires nous avons trouvé que la granulation azurophile présente une morphologie semblable, c'est-à-dire -qu’elle est sphérique, petite, rouge-violet ou rouge vif, irrégulière, poussiéreuse, entourée de halo clair, et que, dans quelques cellules, d’autres fois ellemanque de halo. Elle peut se trouver dans les cytoplasmes de teinte bleu foncé ou bleu ciel

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pâle, soit vers la périphérie, Soit au milieu du cytoplasme. La quantité des granulalions qu’on peut trouver dans une cellule est toujours moindre (ainsi que dans les cellules de la moelle osseuse et des ganglions Iymphatiques) que dans les cellules correspondantes du sang circulant.

Dans les cellules des amygdales, qui sont des cellules du type lympho-adénoïde, la granulation azurophile est nettement visible, dans quelques cellules elle se présente petite, rouge-violet, entourée d’un halo clair, dans d'autres cellules. de la même variété, rouge vif, entourée souvent d’un halo clair, toujours dans la partie du cytoplasme moins bleu foncé -etoù il est le plus étendu. Dans ces cellules amygdaliennes on à confondu la granulation azurophile avec la granulation que Weidenreich étudiait et considérait comme granulation neutrophile.

Cellules du foie. — En dehors des cellules hépatiques que nous trouvons dans une préparation de frottis ou d'empreintes du foie, nous avons étudié la granulation azurophile dans les cellules propres à ce tissu, c’est-à-dire dans les ‘cellules des lobules hépatiques, polyédriques juxtaposés de 20 à 3 p et qui présentent un noyau à peu près -sphérique, unique, avec un réseau chromatinien très net, fin, dont quelques blocs chromatiniens sont irrégulièrement placés et où on voit des nucléoles basophiles; ce noyau se trouve dans un cytoplasme d'aspect granuleux, Spongieux, grossier, teinté de bleu foncé. Dans ces cellules il est très rare de trouver la granulation azurophile. L'orsqu'elles présentent un cytoplasme plus homogène, moins basophile et plus large, on peut trouver une où deux granulations vers le périplasme, ces granulations sont entourées d’un petit halo clair (qui manque parfois), d’une teinte rouge-violet mat ou rouge vif éclatant. Jamais on ne trouve une granulation poussiéreuse ou en petits bâtonnets.

Dans les cellules des reins, qu’elles appartiennent aux

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tubes contournés, aux tubes ascendants ou à la capsule de Bowmann, ou au glomérule, la granulation azurophile se présente aussi rarement que dans les cellules hépatiques et tout à fait avec le même aspect * elle est rouge vif ou rouge violet, toujours sphérique, plus ou moins grossière, entourée ou non de halo clair et sur la partie antheque du sos plasme.

Nous devons ajouter que la granulation azurophile, quand nous l’avons trouvée dans ces cellules siégeait dans des parties du cytoplasme moins fortement teintées en bleu que le reste, mais toujours plus foncée que dans les cellules du sang circulant. Dans les reins les cellules qui présentent plus fréquemment la granulation azurophile sont les cellules épithéliales des glomérules ou les cellules endothéliales de quelques vaisseaux sanguins.

En dehors de ces tissus, nous avons trouvé la granulation azurophile avec la même morphologie, la même structure et la même teinte ::

Dans quelques cellules propres des tubes séminifères du testicule, des canaux déférents ou des tissus intersticiels intercanaliculaires. i

Dans les cellules endothéliales des parois internes des vaisseaux sanguins, la granulation azurophiie peut se trouver aussi en présentant le même aspect et avec la même chromophilie.

Nous avons étudié les cellules épithéliales de la couche de Malpighi de la peau, de la muqueuse buccale, des glandes, nous avons trouvé parfois de ces cellules qui contenaient une où deux granulations azurophiles et toujours avec le même aspect morphologique et tinctorial que dans les cellules du foie, du rein, du testicule, etc. Naturellement, pour trouver cette granulation il faut examiner un grand nombre de ces cellules ou faire plusieurs préparations, toujours en se servant des frottis ou d'empreintes de façon qué

les cytoplasmes puissent être”assez larges. D'autre part la morphologie du noyau et du cytoplasme de ces cellules est toujours à peu près semblable et caractéristique des cellules jeunes : un noyau leptochromatique, nucléoles basophiles; tous les noyaux présentent une teinte rouge-violet et les cytoplasmes une teinte bleu foncé. Si on peut trouver parfois dans le noyau une morphologie spéciale qui corresponde à une évolution biochimique de sa parachromatine, on trouve ainsi quelques modifications morphologiques dans le paraplasme, mais pas aussi nettement et si accusées que dans les cellules sanguines; dans ce cas-là la granulation azurophile morphologiquement ne suit pas cette évolution.

La granulation azurophile n'avait été étudiée que dans les cellules des ganglions lymphatiques, de la moelle osseuse normale ou anormale; nous avons pu l’étudier histologiquement dans toutes les cellules de l'organisme où elles peuvent se présenter avec les mêmes caractères, soit sphériques ou en bâtonnet (très rarement) grossières ou poussiéreuses, entourées on non d'un halo achromophile, parsemées dans le protoplasme; rouge-violet ou rouge vif transparentes, grêles où plus épaisses. S'il est vrai qu'elle est moins nombreuse dans les cellules appartenant à d'autres tissus que ceux du sang, elles ne présentent pas de caractères morphologiques différents; on trouve seulement la granulation dans un cyloplasme d’une teinte bleu foncé plus pure que celle des cellules sanguines et aussi fréquemment entourée d’un petit halo clair. | |

La granulation azurophile dans les cellules du sang et d'autres tissus normaux de quelques animaux de laboratoire.

Nous commencerons d'abord comme précédemment par donner quelques détails sur les cellules mononucléaires du

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cobaye, du lapin, de la souris et de la rana-esculenta, animaux sur lesquels nous avons fait nos recherches; nous suivrons la même classification que chez l’homme.

Les microlymphocytes de la première et de la seconde formes chez le cobaye, le lapin et la souris présentent généralement une plus grande dimension que chez l'homme; les noyaux ont une structure aussi pachychromatique, mais on voit plus nettement une différence entre chromatine et parachromatine. Les blocs de chromatine sont moins épais, c'est-à-dire, que les noyaux ont l'apparence d’être moins compacts; leur teinte est toujours violet-rouge, quelquefois plus bleuâtre, le cytoplasme présente une couleur relative-

ment plus bleu foncé que celle qu'on-observe chez l'homme.

Les mésolymphocytes, qui sont extrêmement fragiles, ne diffèrent pas de beaucoup dans leurs dimensions des précése leur structure nucléaire est plus diffuse et plus nébuleuse, plus étendue, moins compacte encore que la corresdante de l’homme. La caryolyse, qu'il est fréquent d'observer dans ces cellules, dépend souvent de la mauvaise technique employée pour faire les frottis. Leur cytoplasme est homogène; mais relativement plus basophile, c’est un bleu plus intense qu'il présente comme ton.

C’est dans les monocytes qu'on peut observer plus clairement quelques différences morphologiques et structurales avec les monocytes de l'homme.

Ces cellules se rapprochent beaucoup du grand mononucléaire de l'enfant, qui paraît être une cellule jeune; 1ls présentent un noyau ovale ou presque sphérique, légèrement excentrique, de structure presque leptochromatique, mais cependant pachychromatique. On voit nettement une différence de chromophilie dans la chromatne, quelquefois 1ls présentent un ton plus violet bleuâtre que rougeätre; leurs dimensions sont de 15 à 25 u. Les cytoplasmes ne sont pas irès larges et moins homogènes et plus bleuâtres que chez

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l’homme, ils présentent un” type morphologique “presque identique à celui du grand lymphocyte, même on peut voir parfois un périplasme plus grossier.

Les monocytes de la seconde variété sont au contraire moins typiques que ceux de l’homme, surtout chez le cobaye; ces cellules présentent un noyau échancré, irrégulier, avec des lignes presque droites et où la chromatine est homogène, diffuse et où on ne voit pas nettement le noyau pachycromatique. Les cytoplasmes sont aussi teintés en bleu homogène et parfois présentent des filaments rouge-violet qui correspondent au réseau azurophile décrit par Decastello et d'autre part par Hynek dans les cellules anormales.

Nous devons décrire ici quelques cellules-mononucléaires de cobaye qu'on ne trouve pas chez l'homme, ce sont les cellules à corps de Kurloff. Les cellules qui contiennent ces corps présentent parfois le caractère de cellules monocytaires ou de cellules mésolymphocytaires, soit avec un noyau à chromatine diffuse, homogène, nébuleuse, soit avec un noyau grossier nettement pachycromatique; ce noyau, toujours excentrique, ovale ou légèrement échancré, se trouve dans un cytoplasme large avec des expansions, de teinte bleue plus

ou moins foncée dans lesquelles se trouvent une vacuole con-

tenant un corps violet-rouge de structure homogène ou grumeleuse qui est le corps de Kurloff.

Chez la grenouille, les cellules à un seul noyau sont des microlymphocytes, des mésolymphocytes et des grands mononucléaires : les microlymphocytes ne différent pas beaucoup des autres ‘microlymphocytes déjà décrits, toutefois les noyaux présentent une structure chromatinienne un peu diffé rente, ils sont moins grossiers et on peut y voir netlement quelques nucléoles. La cellule a presque l'aspect de microleucoblaste, seulement, les structures du noyau ne sont pas tout à fait identiques à celles-là ; il présente une teinte violet rouge ou bleuâtre, le cytoplasme est étroit et bleu ciel.

Les mésolymphocytes se caractérisent par un noyau ovale, de structure homogène et à faible chromophilie, en tous cas il présente un réseau chromatinien plus compact que dans les autres mésolymphocytes. Le cytoplasme est large, étalé, irrégulier et d'une teinte bleu ciel pâle, pas tout à fait homogène. ;

Les grands mononucléaires sont des cellules à noyau ovale, globuleux, volumineux et de structure pachychromatique. Ils sont dans un cytoplasme large très étendu quelquefois avec des petites vacuoles sphériques nettes; parfois homogènes bleu ciel, parfois à spongioplasme périphérique -grossier et plus teintés; dans sa chromophilie les cellules sanguines de la grenouille apparaissent comme des cellules jeunes leucoblastiques.

Bien qu’elle ne diffère pas morphologiquement de celle. que nous trouvons dans les cellules sanguines de l’homme, la granulation azurophile des cellules mononucléaires présente certaines particularités chez les animaux d'expérience.

Chez le cobaye, le lapin, la souris et la grenouille, elle est généralement d'un volume plus grand que celui que nous avons observé dans les cellules lymphocytaires de homme: elle est plus épaisse, plus compacte, presque toujours sphérique, régulière, présentant le halo achromophile et presque toujours elle est colorée en violet-rouge et rarement rouge vif pourpre; elle est plus nette et moins nombreuse dans une même cellule. Dans le cytoplasme on voit par-ci par-là de grosses granulations azurophiles isolées, quelques-unes sur le périplasme, même sur le noyau dans les parties pauvres en chromatine.

Chez le lapin, fréquemment la granulation azurophile se confond sur le périplasme, surtout dans les cellules à corps étroit, microlymphocytaire, et mêmé mésolymphocytaire. Il en est de même chez.le cobaye et la grenouille; là aussi la

granulation se trouve toujours dans un cytoplasme plus for-

tement teinté en bleu, par rapport aux teintes des mêmes cel- lules de l’homme. à

Dans les cellules monocytaires et les grands mononucléaires de la grenouille, la granulation azurophile ne diffère pas beaucoup par son volume de celle des cellules lymphocytaires; elle est aussi grossière, rarement fine et poussièreuse, el on peut la compter dans une cellule, il y a une différence avec celle qu'on trouve dans les cellules monocytaires de l'homme ; ainsi que chez le cobaye, elle est rouge vif au lieu de rouge-violet. .

La granulation azurophile dans les corps de Karloff ne présente aucune différence morphologique avéc celle déjà

décrite. S'il est vrai qu'elle montre une coloration identique

aux corps de Kurloff, elle est plus compacte, plus petite et a | l'apparence d’être constituée d’une matière moins fragile. Elle est située parfois près de la grande vacuole qui contient le corps de Kurloff, d’autres fois à une extrémité opposée du cytoplasme et même quand elle atteint sa dimension la plus grande on voit la différence qui existe entre ces deux corps.

Chez la grenouille on trouve plus souvent là granulation azurophile rouge vif, irrégulière, non sphérique, mais tout de même la plus abondante est la granulalion sphérique violet-rouge peu nombreuse, dense, compacte, entourée d’un halo clair dans le cytoplasme, que celui-ci soit homogène ou spongieux teinté en bleu foncé. \

Dans les cellules d’autres tissus de ces animaux; qui d’ailleurs, comme les cellules du sang ne présentent pas grande différence morphologique avec celles de Fhômime, la granulation azurophile se trouve dans les cellules des ganglions lymphatiques, de la moelle osseuse , de la rate, etc. Elle ne présente là non plus aucune différence structurale et morphologique suffisante qui permette de ne pas les considérer histologiquement identiques à celles de l'homme; elle est presque loujours sphérique, compacte, volumineuse, et d’une

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teinte rouge-violet ou rouge vif, entourée d'un halo achro- mophile; moins nombreuses dans le cytoplasme qui est toujours plus teinté en bleu et qui les contient dans sa partie la plus étendue, parsemées, par-ci par-là, isolément et non groupées. 5

Quant aux cellules du liquide péritonéal du cobaye, nous avons dû les classifier malgré quelques petites différences morphologiques et tinctoriales qui paraissent plutôt dépendre du milieu où elles se trouvent, ou peut être de la fonction particulière qu'elles doivent accomplir, en michrolympho- .Cytes, mésolyÿmphocytes, monocytes ou grands lymphocytes. . Cette classification nous l'avons faite d’après les structures nucléaires et cytoplasmiques en comparaison avec celles des cellules du sang et en observant seulement que dans les liquides séreux, les structures chromatiniennes paraissent êlre plus différenciées et donnent au noyau l'apparence leptochromatique, soit dans les petites et grandes cellules et même on trouve des noyaux pachychromatiques dans des cytoplasmes larges, amiboïdes et parfois vacuolés. Plus souvent la teinte que présente le noyau ainsi que le cytoplasme diffère un peu de celle des cellules sanguines, le noyau apparaît plus violet bleuâtre ou rougeâtre, le cytoplasme plus gris violacé.

Dans ces cellules la granulation azurophile est nette, grossière, rarement fine et pointue et presque toujours d'une teinte violet-rouge-marron mat; elle siège plus fréquemment dans la partie équatoriale du protoplasme, déjà sur les périplasmes dans les microlymphocytes, plus près du noyau dans les cellules mononucléaires, monocytaires où grands. lymphocytes; déja en suivant l'expansion cytoplasmique dans les cellules à noyau échancré, globuleux, ou réniforme, on peut trouver les granulations une à une entourées du halo clair.

Nous résumant brièvement, nous dirons que nous avons

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