re ou te he
agir des substances telles que les colorants employés. La coloration du noyau généralement acceptée comme un indice de la mort de la cellule, n'empêche pas que la coloration des granulations qui se trouvent dans les cytoplasmes ne donne pas cette indication. Certains phénomènes d'oxydation et de réduction ont été constatés par la coloration vitale, toutefois beaucoup d’inclusions cellulaires ne sont pas vivantes lorsqu’elles sont déjà colorées.
Pour quelques auteurs, Mayer, Galotti, etc., quelques-unes de ces colorations ne sont pas de vraies colorations; Pappenhein et d’autres auteurs conviennent que ce ne sont pas les granulations mêmes qui se colorent, mais seulement une gaine lipoïde qui les enloure et il paraît bien établi que cette substance qui se colore est un produit non propre du cytoplasme, mais seulement une substance résultant des échanges fonctionnels de la cellule.
D'autre part, des auteurs comme Prézesmijki soutiennent que, même dans les noyaux, il peut apparaitre parfois ces substances colorées sans que pour cela ils soient atteints dans leur vie, mais tout de même il y aura seulement une sorte d’inhibition et non une vraie coloration. |
Il est reconnu que la granulation leucocytaire ne peut être mise en évidence vitalement qu'après certains colorants basiques tels que le bleu de méthylène, le bleu de toluidine, le violet de méthyle, le bleu brillant de crésyl, le rouge neutre et quelques autres.
Si nous faisons agir vitalement les bleus brillants de crésyl par exemple, nous voyons que les granulations cytoplasmiques des cellules mononucléaires, ainsi que les granulations descellules polynucléaires se colorent en bleu, ce sera une basophilie.
D'après Pappenheim il s'agirait alors de substances en dehors des complexes molléculaires cytoplasmiques, non la mollécule albuminoïde vivante qui est chromophobe et d'au-
tre part avec le colorant mélachromalique on ne peut pas voir vitalement aucune mélachromatie,
Un fait frappant est le suivant : la chromatine des protozoaires qui se colore, aussi bien que la granulation azurophile, par le seul éosinate d'azur, n'est pas colorée en bleu par coloralion vitale, et pourtant on pense que les plasmosomes qui
se colorent vitalement sont identiques à la granulation azurO-
phile colorée en préparation sèche: S'il en est ainsi, la granulation azurophile serait élément acide, mais nous savons si le bleu de méthyle-éosine de Mann, par exemple, qui
e fixe sur les éléments basiques ne la colore pas, comme aucun colorant basique apres fixalion, aucun autre colorant acidé ne la colore non plus ct même aueun colorant neutre S'il ne contient pas spécialement l'éosinate d'azur. De cette même façon la granulation oxyphile serait basophile vitalement ‘colorée, la granulation monobasophile serait intensément basophile et toujours amélachromatique.
Même le fait que la coloration vitale par le rouge neutre est éminemment sensible à, l’action des acides et des alcalis ne donnerail pas une explication satisfaisante, si on pense que son aclon esl:très rapide el incertaine dans les coloralions intra-vitales dans lesquelles ni les noyaux ni les cyloplasmes ne sont coloré
On peut se rendre ne qu'on est bien loin de pouvoir expliquer l’action du colorant dans les cellules vivantes el qu'ilest très douteux qu'on puisse identifier la granuülation azurophile avec le AIRSIOD PET et quon puisse aussi faire des déductions exactes d' après cette coloralion sur la microchimie de la. granulalion azurophile. En tout cas, elléne peut donner ni plus de détails ni plus d'explications -que ceux que nous avons trouvés dans des préparations colorées par leMay-Grünwald-Panchrome, par des colorants basiques par des colorants acides et par d'autres colorants neutres :.
d'autre parl en faisant agir sur elle des solutions acides, alcalines, des alcools.
CRT Er
Dans le tableau suivant nous donnons un résumé de l'analyse chromatique et microchimique de la granulation azurophile ainsi que d’autres granulations.
Résumé et discussion de l'étude histologique.
Avant d'aborder l'étude des proportions et de la répartilion de la granulation azurophile dans le sang de l'homme ct de quelques animaux de laboratoire, ainsi que celle des variations qui peuvent se présenter dans ces proportions dans différents états fonctionnels de l'organisme, nous voulons . résumer et discuter la morphologie de la granulation azurophile et ses différences avec les autres granulations des cellules sanguines. Ce résumé de l'analomie microscopique séra exclusivement morphologique et histochimique et ne touchera en rien la physiologie de la granulation azurophile que nous traiterons plus tard.
La coloration spécifique de la granulation des cellules mononucléaires par le seul éosinate d’azur de bleu de méthyléne serait un caractère différentiel suffisant d'avec les autres granulations leucocytaires si cette différenciation était basée seulement sur là morphologie, parce qu'elle à été établie de la même façon par tous les auteurs qui l'ont étudiée, dans les cellules normales du sang, lymphocytaires, où elle est irrégulière, peu nombreuse et presque toujours parsemée et vers le périplasme, tandis que la granulation neutrophile est à peu près de la même grandeur, de la même forme en occupant tout le cytoplasme ; les mono-oxyphiles de la même façon el les basophiles, peu nombreuses, irrégulièrement réparties dans le cytoplasme et se trouvent dans les cellules polynucléaires ; la granulation azurophile prend une teinte rouge brillant ou violacé, la neutrophile, violacé sale ou brique, la mono-oxyphile, rouge brique, la monobasophile, violacé bleuâtre. Le nombre de granulations azurophilés dans une
TABLEAUt