‹ La granulation azurophileChapitre 68 sur 91 · GS°& &9F'Y · texte numérisé non relu

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cessus des cellules à granulations mono-oxyphiles, c’est-àdire qu’elles sont restées rarement dans les mêmes proportions dans la circulation, d’autres fois elles ont disparu en quantilé plus ou moins grande. Dans le premier exemple, nous voyons que les cellules neutrophiles sont restées dans le même nombre ou plutôt dans un nombre plus grand, ainsi que les cellules mononucléaires sans granulations azurophiles; celles qui présentent cette granulation diminuant de 7 p. 100 par rapport à 100 mononucléaires et de presque 200 par millimètre cube. Dans d'autres exemples on peut constater que bien que le nombre de cellules à granulations azurophiles ait diminué par millimètre cube, ses proportions par rapport à 100 mononucléaires sont restées invariables, ce qui veut dire qu’elles avaient disparu même avec d’autres cellules mononucléaires. Enfin, en général, on voit que la cellule à granulations azurophiles tantôt conservait un chimiotactisme négatif pour disparaitre de la circulation et peut-être s'arrêter dans quelques organes, tantôt restaient sans activité vis-à-vis du chloroforme. D’après ce que nous ,avons constaté chez la grenouille, les cellules à granulations azurophiles sont restées immobiles dans quelques organes, incapables de revenir à la circulation, puisque l'examen fait du tissu splénique nous y a montré un nombre de ces cellules plus considérable qu'à l'état normal. Nous constatâmes aussi, dans ce tissu, un nombre considérable de cellules monocytaires à grand cytoplasme large, de vrais macrophages qui contenaient la granulation; dansle tissu hépatique nous constatâmes une abondance de cellules mononucléaires, mais qui ne possédaient pas la granulation ; dans le tissu des reins on voyait également en plus grand nombre qu’à l’état normal des cellules épithéliales contenant cette granulation.

Il nous semble qu'avec ces expériences nous pouvons admettre que les cellules à granulations azurophiles n'ont pas perdu leur sensibilité chimiotactique négative, que par-

fois aussi, elles se montrent plus sensibles, vis-à-vis des agents utilisés par nous, que d'autres cellules telles que les polynucléaires neutrophiles;ou ampho-oxyphiles, etqu'il paraît y avoir une sensibilité parfois de même degré quêé les cellules à granulations mono-oxyphiles; cette sensibilité se montre, d'après les observations que nous venons de décrire, nettement comme sensibilité chimiotactique; nous ne pou-

vons pas pour l'instant, ajouter qu'il y a eu arrêt de mobi-.

lité sur place ou amiboïde, et dans le cas que nous avons vu que les cellules à granulations neutrophiles montraient une sensibilité contraire vis-à-vis de la quinine, les cellules à granulations azurophiles furent toujours influencées par cette substance, de facon à les faire disparaître du sang en quantité assez sensible.

Chimiotactisme positif. — Nous n’allons pas répéter ici ce que nous avons déjà dit maintes fois et ce qu'ont discuté de nombreux savants sur la chimiotaxie positive : nous avons fait remarquer que fréquemment on attribue à certaines substances le pouvoir de produire le chimiotactisme positif, sans tenir compte de processus autres qui, dans de telles conditions, pourraient intervenir pour attirer Îles cellules sanguines dans un autre tissu de l'organisme. Nous ne nous rangeons pas à l'avis de ceux qui croient qu'il y a toujours un même processus, nous croyons au contraire, que dans la plupart des cas, l'augmentation du nombre des cellules dans la circulation est due à l’action de ces agents, que plus rarement d’autres causes indirectes peuvent influencer sur cette augmentation. 4

Voyons d’abord quelques substances qui semblent indiscutablement produire une attraction des globules blancs du sang et laissons pour plus tard d’autres substances qui agissent d'une façon différente. Parmi les premières 1l faut comprendre principalement certains produits microbiens ou cer- ‘tains microbes même, les produits de désassimilation et même

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lès déchets de la nutrition normale (Massart et Bordet) ; d’autres substances cellulaires ou corps élémentaires actifs, globules rouges, globules blancs, spermatozoïdes, etc.

On connaît les recherches de Buschner, Massart et Bordet, Gabritschewsky, Delezenne, Charrin, Bouchard, Besredka, Nicolas, Courmont et principalement de Metchnikoff, recherches très instructives sur la question du chimiotactisme leucocytaire. Ce dernier savant à établi d'autre part que} parmi toutes ces différentes substances capables d'influencer la sensibilité chimiotactique des cellules du sang, il y en a quelques-unes qui agissent principalement sur les cellules neutrophiles, d’autres sur les cellules mononucléaires et qu'ainsi entre plusieurs substances diverses, les cellules blanches tenaient préférence pour telle ou telle d’entre elles.

Avant d'aborder ces dernières questions, nous étudierons la sensibilité de la cellule à granulations azurophiles vis-àvis de certains produits microbiens.

La chimiotaxie dans la diphtérie, dans la tuberculose, après injection de produits microbiens, de microbes vivants ou morts, de cellules différentes, etc., par voie intra-péritonéale ou veineuse, a été étudiée par de nombreux auteurs. Dans la diphtérie, le rôle que pouvait jouer le chimiotactisme dans l’immunité et dans la défense de l'organisme, a été envisagé el les ôbservations faites à ce sujet sont nombreuses et ont donné lieu à diverses interprétations. Besredka constatait dans ses expériences que des injections de culture de bacilles diphtériques, chez le cobaye et chez le lapin, produisaient toujours une réaction leucocytaire, réaction qui fut interprétée différemment par plusieurs observateurs. Gabritschewsky voyait après les injections des bacilles diphtériques, une hyperleucocytose et lorsque l'injection entraînait la mort de l'animal, cette hyperléucocytose augmentait jusqu'à la mort; lorsque l’animal était immunisé, l'hyperleucocytose atteignait son maximum 8 heures après

POURCENTAGE RAPPORTÉ A 100 MONONUCLÉAIRES.

Gobeye 810 gr. avant expérience.

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— 30 minutes,

24 — après.

51 — — 2 heures avant la mort.

:Cobaye 560 gr. avant expérience.

1/2 h. après 0.20 cent. toxine.

2 — 3/4 après.

10 — après.

12 — et avant la mort.

Cobaye 750 gr. avant expérience.

3/4 h. après 3 cent. antitoxine et 2 h. 30 après.

18 h. après.

48 he —:

10 jours.

Cobaye 780 gr. avant l'expérience.

h. après inoculation de microhe divers.

48 h. après.

22 jours après.

Cobaye 480 gr. avant l'expérience.

ua aprèsinoculation : bac. Koch

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