LES POEMES INCONNUS
Il me semble parfois qu'un sylphe tient un livre,
Et s'approche en rêvant de ma lèvre, et lui dit :
" Bois! Que ces vers chargés d'ombre et d'ardeur t'enivrent
D'un vin secrètement tiré de cet esprit,
Qu'épuise en ses labeurs une infertile couche. Tu vas connaître enfin sans l'avoir enfantée Ta beauté propre et de ta bouche sur ta bouche La douceur." Las, l'insaisissable volupté !