‹ La Grappe de raisonChapitre 128 sur 196 · LA FABLE · texte numérisé non relu

LA FABLE

Sur mon corps de neige bouge un manteau de feu. Mes yeux sont pers sous les boucles de mes cheveux,

Dont le parfum résineux Dans une cage d'argent nourrit l'oiseau bleu.

J'habite au creux d'un vieux pin que berce l'éclair. Le soir je chausse à mon pied le soulier de vair,

Et quête un sensible clerc Qui souffle un temps sur mes doigts rougis par l'hiver !

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