L'ATTENTE
Quand s'envenime au crépuscule la clarté
Du jour, quand les embrassements de l'ombre étreignent
Entre leurs fourbes plis le soleil de l'été,
Et que les nues de couleurs marines se teignent,
11 me semble que tu t'approches et retiens Sur ton sein murmurant l'impatiente étoile De mon destin prête à jaillir ! Et la nuit vient Sans qu'un espoir nouveau te pare ou te dévoile.