LE HASARD DES CHEMINS
Je n'aime que les lieux où nous fûmes ensemble Nous promener. Si, j'en aime encor d'autres : ceux Où je sais qu'un jour tu allas, et dont j'assemble Dans ma mémoire amie les noms délicieux.
Et pour moi, pèlerin, ils auront un ramage, Ces lieux, qui couvrira le bruit du monde entier, Car, dédaigneux de connaître un plus beau visage, Les jardins qui t'ont vue ne t'ont pu oublier.