‹ La Grappe de raisonChapitre 3 sur 196 · LA GROTTE · texte numérisé non relu

LA GROTTE

Elle est vaste. J'y décochai de vaines flèches. Elle est bleue. Ses parois sont repeintes d'azur Et douces à la main comme la peau des pêches. Ce que j'y vis paraîtrait à vos sens obscur.

J'y fis un luth avec des branches et de l'herbe. Lors j'en sortis. Mes cheveux pendaient sur mon corps, Et mon menton, quand j'y entrai, encore imberbe, Laissait rouler une barbe de fleurs et d'or.

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