‹ La Grappe de raisonChapitre 46 sur 196 · POUR LOUIS THOMAS · texte numérisé non relu

POUR LOUIS THOMAS

Près du vieux seuil assis, où, du vivant des fées, Dans la bouche des miens se formait ma chanson,

Je prends à la pipée Les songes maladroits qui hantent ma maison.

Toi, tu descends le cours égal et lent du fleuve Permesse, ô grand rameur, et tu chantes aussi

Sur les flots qui se meuvent En même sens que toi qui domines l'oubli.

STELE

Douze colombes élevées dans Elseneur Ont pris leur vol et ont abordé l'Arcadie. Les unes s'y fixent ; d'autres, non ; et plusieurs D'un œil voilé revoient le ciel de leur patrie.

Muse ! Et tu n'es plus rien qu'une ombre délicate, Une palombe errante au plumage hérissé, Qui mène par les champs abandonnés d'Hécate Le sableux tourbillon de mon astre brisé.

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