REPROCHE
Avais-je trop l'air de souffrir ? Le voyait-on ? Ce bal ! combien souvent tu m'y fus enlevée ! Et je songeais aux profondes exhalaisons Qui s'élèvent des chairs par la valse brassées.
Nanny, tu respirais avec ces gens grossiers Cet air voluptueux, fétide, quand la pure Nuit occupait les marches du sombre escalier Qui menait à une romanesque voiture...
A LA NOUVELLE MARIEE
Dieu ! que le satin blanc et les pâles dentelles
Vous vont mal, ô mes amours, et qu'ils te font belle !
Je te voilerai d'un tissu plus transparent
Pour nos noces, et teint de pourpre et de safran !
Tu ris au bras de ton héros, le ridicule !
Aux miens tu pleureras. Et d'un pied qui recule
Les bornes du destin j 'effacerai les pas,
— Un jour. . ., bientôt — , que ce manant met dans tes pas !